La Humilde  – Atahualpa Yupanqui


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La Humilde  –  Atahualpa Yupanqui

Je suis chacarera
Soy chacarera
Viande de Salamanque
Carne de la Salamanca
Sang de caroube
Sangre de algarrobos
Ils fermentent dans mon coeur.
Fermentan en mi corazón.
Fièvre de sable
Fiebre de arenas
Allumé dans les tunnels
Encendida en los tunales
Senderito i’cabras
Senderito i’cabras
Dormir sous une arme à feu.
Durmiéndose bajo un mistol.
Je suis de Santiago
Soy santiagueña
Comme sucré et salé
Como el Dulce y el Salado
Né à la montagne
Nacida en los montes
Grandir comme le quebrachal.
Creciendo como el quebrachal.
Je suis humble
Yo soy humilde
Juste comme cette chacarera
Igual que esta chacareraYuyito del campo
Yuyito del campo
Fleuri au salitral.
Florecido en el salitral.
Je suis chacarera
Soy chacarera
Une nouvelle empreinte dans les bains
Huella fresca en los bañados
Sifflet dans les jumiales
Silbo en los jumiales
Et je danse sur le sable.
Y bailo sobre el arenal.
Lune qui pleure
Llanto de luna
Sur le cri de la vie
Sobre el grito vidalero
Coup de battage
Repicar de bombo
Et gratté à la guitare.
Y rasguidos en el guitarrear.
Je suis le souvenir
Soy el recuerdo
Et la sensation de mes agüelos
Y el sentir de mis agüelos
Transporteurs de couple
Arrieros de coplas
Né dans le carnaval.
Nacidas en el carnaval.

Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)


Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)

Les frères

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Dans la vallée, la montagne,
Sur la plaine et sur les mers.

Chacun avec ses peines,
Avec ses rêves chacun,
Avec l’espoir devant,
Avec derrière les souvenirs.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Des mains chaleureuses,
De leur amitié,
Avec une prière pour prier,
Et une complainte pour pleurer.

Avec un horizon ouvert,
Qui toujours est plus loin,
Et cette force pour le chercher
Avec obstination et volonté.

Quand il semble au plus près
C’est alors qu’il s’éloigne le plus.
J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Et ainsi nous allons toujours
Marqués de solitude,
Nous nous perdons par le monde,
Nous nous retrouvons toujours.

Et ainsi nous nous reconnaissons
Le même regard lointain,
Et les refrains que nous mordons,
Semences d’immensité.

Et ainsi nous allons toujours,
Marqués de solitude,
Et en nous nous portons nos morts
Pour que personne ne reste en arrière.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Et une fiancée très belle
Qui s’appelle liberté.

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