Los Ejes De Mi Carreta – Atahualpa Yupanqui


Victor Brauner Surrealist painter

Los Ejes De Mi Carreta – Atahualpa Yupanqui

Parce que je ne graisse pas les arbres
Porque no engraso los ejes

Ils m’appellent abandon
Me llaman abandona’o

Si je les aime sonner
Si a mi me gusta que suenen

Pourquoi est-ce que je veux les graisser?
¿Pa qué los quiero engrasaos ?E trop ennuyeux
E demasiado aburrido

Suivez et suivez le sentier
Seguir y seguir la huella

Trop longtemps la route
Demasiado largo el camino

Avec rien pour me divertir
Sin nada que me entretengaJe n’ai pas besoin de silence
No necesito silencio

Je n’ai rien a penser
Yo no tengo en qué pensar

J’avais, mais il y a longtemps
Tenía, pero hace tiempo

Maintenant je ne pense plus
Ahora ya no pienso masLes essieux de mon chariot
Los ejes de mi carreta

Je ne les graisserai jamais
Nunca los voy a engrasar

Paroliers : Atahualpa Yupanqui / Romildo Risso

Milonga del Solitario – Atahualpa Yupanqui


Milonga del Solitario – Atahualpa Yupanqui

Milonga del solitari

Sans se vanter de chanter

Sin presumir de cantar

Parce que je ne me montre pas
Porque no soy presumindo

De mon silence je suis sorti pour préluder ma douleur
De mi silencio he salido pa preludiar mi dolor

Ma chanson n’est pas le son d’une pente de montagne
Mi canto no es el rumor de una vertiente serrana

Il n’a pas de soleil du matin, ni ne reflète les étoiles
No tiene sol de mañana, tampoco refleja estrellas

Mais ça va par la bonne empreinte à l’âme paysanne
Pero se va por la huella derecho al alma paisanaJe n’ai pas de gorgoritos ni n’en ai jamais eu besoin
Yo no tengo gorgoritos ni nunca los precisé

Toute ma vie chante comme si je tenais un cri
Toda la vida cante como acogotando un grito

Pour te voir, j’ai besoin d’une cour libre et d’attention
Pa versear yo necesito cancha libre y atencion

Je cours avec une seule montagne dans mes sentiments
Corro de un solo tiron montao en mis sentimientos

Ce que je manque de souffle l’emporte sur mon cœur
Lo que me falta de aliento me sobre de corazónJe viens te dire au revoir
Vengo a decirles mi adios

Mon sain inquiet m’attend
Mi saino inquieto me espera

Nous sortirons du terrain pour nous perdre tous les deux
Nos iremos campo afuera para perdernos los dos

Mon redomon a compris que mon chagrin résonne
Mi redomon comprendio que mi pena es resongona

Et sans sentir les femmes pleurer, il reste bien éveillé
Y sin sentir las lloronas se mantiene bien despierto

Il sait bien que même pas mort il ne me fera descendre de la carona
El sabe bien que ni muerto me baja de la caronaToute la nuit en chantant
Toda la noche cantando

Avec une âme ébranlée
Con el alma estremecida

Que la chanson est la plaie ouverte d’un sentiment sacré
Que el canto es la abierta herida de un sentimiento sagrado

Anaida j’ai à mes côtés car je ne cherche pas de pieda
Anaida tengo a mi lado porque no busco pieda

Je méprise la charité pour la honte qu’elle contient
Desprecio la caridad por la verguenza que encierra

Je suis comme le dieu des montagnes
Soy como el dios de las sierras

Je vis et meurs seul
Vivo y muero en soledad

Source : Musixmatch

Paroliers : Atahualpa Yupangui

La Humilde  – Atahualpa Yupanqui


1870a10b27f0b113cf12360285216c57

La Humilde  –  Atahualpa Yupanqui

Je suis chacarera
Soy chacarera
Viande de Salamanque
Carne de la Salamanca
Sang de caroube
Sangre de algarrobos
Ils fermentent dans mon coeur.
Fermentan en mi corazón.
Fièvre de sable
Fiebre de arenas
Allumé dans les tunnels
Encendida en los tunales
Senderito i’cabras
Senderito i’cabras
Dormir sous une arme à feu.
Durmiéndose bajo un mistol.
Je suis de Santiago
Soy santiagueña
Comme sucré et salé
Como el Dulce y el Salado
Né à la montagne
Nacida en los montes
Grandir comme le quebrachal.
Creciendo como el quebrachal.
Je suis humble
Yo soy humilde
Juste comme cette chacarera
Igual que esta chacareraYuyito del campo
Yuyito del campo
Fleuri au salitral.
Florecido en el salitral.
Je suis chacarera
Soy chacarera
Une nouvelle empreinte dans les bains
Huella fresca en los bañados
Sifflet dans les jumiales
Silbo en los jumiales
Et je danse sur le sable.
Y bailo sobre el arenal.
Lune qui pleure
Llanto de luna
Sur le cri de la vie
Sobre el grito vidalero
Coup de battage
Repicar de bombo
Et gratté à la guitare.
Y rasguidos en el guitarrear.
Je suis le souvenir
Soy el recuerdo
Et la sensation de mes agüelos
Y el sentir de mis agüelos
Transporteurs de couple
Arrieros de coplas
Né dans le carnaval.
Nacidas en el carnaval.

Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)


Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)

Les frères

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Dans la vallée, la montagne,
Sur la plaine et sur les mers.

Chacun avec ses peines,
Avec ses rêves chacun,
Avec l’espoir devant,
Avec derrière les souvenirs.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Des mains chaleureuses,
De leur amitié,
Avec une prière pour prier,
Et une complainte pour pleurer.

Avec un horizon ouvert,
Qui toujours est plus loin,
Et cette force pour le chercher
Avec obstination et volonté.

Quand il semble au plus près
C’est alors qu’il s’éloigne le plus.
J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Et ainsi nous allons toujours
Marqués de solitude,
Nous nous perdons par le monde,
Nous nous retrouvons toujours.

Et ainsi nous nous reconnaissons
Le même regard lointain,
Et les refrains que nous mordons,
Semences d’immensité.

Et ainsi nous allons toujours,
Marqués de solitude,
Et en nous nous portons nos morts
Pour que personne ne reste en arrière.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Et une fiancée très belle
Qui s’appelle liberté.

23646a14820318ddfd8969ea705988dd