SILENCE PAR PIERRE EMMANUEL


SILENCE PAR PIERRE EMMANUEL

La frégate à la queue fourchue en vide ivresse se dissout Le Vide aspire la frégate et se creuse un zénith dessous Point d’or qui verticalement à son iris inexistant
Guette guette son même éveil aux extrêmes d’un double abîme

Suspens d’oiseau dont ce point nul est l’envergure bord à bord Qui n’est pas plus que n’est en bas son éclatante ombre océane Si lisse le silence et dense et si absent
omniprésent Que partout nulle part ce point cerne l’oeil blanc gouffre cosmique

Le Silence est le gouffre rond dont le centre est ce point fléché L’ouïe tendue hors d’aucun son qui se provoque à se percer L’oiseau aigu inexistant dont l’abîme est
l’oscillement Inconnaissance s’innervant d’elle-même dans le Néant

Personne hormis le Silence ne s’atteint en ce lieu sans lieu Où le Néant que rien ne meut clos sur Soi-même S’y respire Souffle scellé qui se suffit sans créer
étendue ni mot Où pourrait croître l’imminence impatiente de l’oiseau.

Pierre Emmanuel

Vos commentaires seront toujours les bienvenus

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.