Rappelle-Toi Le Temps Qu’Il Fait par Jacques Bertin


Jacques Bertin

Rappelle-Toi Le Temps Qu’Il Fait par Jacques Bertin

on À Besançon (1974)

Rappelle-toi le temps qu’il fait dans ta jeunesse
Rappelle-toi l’odeur de la maison
Mon fils était le plus beau, où est-il ?
Rappelle-toi le temps qu’il fait dans ta jeunesse
Dans ta jeunesse tu es belle, les hommes te regardent
Tu vas à l’usine, tu cours, tu n’as pas le temps
Oh, je voulais partir vers des îles
Avec des amoureux qui me couvraient de fleurs
Voici le port ce soir, voici l’île, voici la rade, le silence, voici l’exil
Vieille femme déchue du règne des vivants, écarte-toi
Oublie tout, oublie ta jeunesse, oublie le travail et la peine
Va coucher hors la ville dans les ordures
Ai-je trop travaillé comme le bœuf attelé et sans jamais tourner la tête
Animal condamné qui attend immobile dans les stalles
Bête passive abandonnée des maîtres après usage
Chanson sortie du répertoire
Prostituée poussée dans le ruisseau après la fête

Jacques Bertin

Marvaud et par plaines

Rappelle-toi l’odeur du remuement de cette vague venue sans personne

Notre jeunesse en corps

Je n’étais que l’autre des deux qui voulais partir pour les îles

Nos enfants beaux venus chez toi s’amarrer au m’aime anneau

Celui que les fleurs fruitent en paumes pour les cerises

Voici le franco de port ce soir qui, pôle et vierge, unit les paroles et la chanson dans l’accordéon

Rêve tenu…

Niala-Loisobleu

15 Juillet 2021

AU POIL PRES


AU POIL PRES

De quel dense autre mon coeur pourrait des coupées monter au pont ?

Elle l’a dit, l’a chanté

Henri et ses bleus au Je Nous reste salvator de l’ocre rose par la pointe de son sein dressée, le pré-salé de son herbe d’un gigot exceptionnel mettant le Jardin Divers d’une poésie amoureuse

Mort-subite créée par un dysfonctionnement d’appendice et des oreilles

A la fleur des paumes se penche alors du boccage, l’oiseau sur la branche d’un peint frais

l’appel du boulanger, si manuellement pétri que ça pointe autrement que ce qui casque uniquement.

Niala-Loisobleu – 15 Juillet 2021

SACRE DE L’AVENIR PAR LOUIS ARAGON


Louis Aragon

SACRE DE L’AVENIR PAR LOUIS ARAGON

Vous direz que les mots éperdument me grisent
Et que j’y crois goûter le vin de l’infini
Et que la voix me manque et que mon chant se brise
A ces sortes de litanies

C’est possible après tout que les rimes m’entraînent
Et que mon chapelet soit de grains de pavot
Car tyranniquement si la musique est reine
Qu’est-ce que la parole vaut

C’est possible après tout qu’à parler politique
Sur le rythme royal du vers alexandrin
Le poème se meure et tout soit rhétorique
Dans le langage souverain

C’est possible après tout que j’aie perdu le sens
Qu’au soleil comparer le
Parti soit dément
Qu’il y ait de ma part simplement indécence
A donner ça pour argument

Pourquoi doux
Lucifer en ce siècle où nous sommes
Où la
Vierge et les
Saints ont des habits dorés
Le chant nouveau déjà qui s’élève des hommes
N’aurait-il pas l’accent sacré

J’ai souvent envié le vers de
Paul
Claudel
Quand sur nos fusillés se levait le destin
Pourquoi n’auraient-ils pas à leurs épaules d’ailes
Les
Martyrs couleur de malin

Ainsi que des oiseaux je clouerai sur nos porches
Pour que l’amour du peuple y soit de flamme écrit
Tes mots ensanglantés comme un cœur qu’on écor
Thérèse d’Avila tes cris

Nous aurons des métros comme des basiliques
Des gloires flamberont sur les toits ouvriers
Et le bonheur de tous sur les places publiques
Psalmodiera son
Kyrie

Mais non cette espérance énorme cette aurore
N’a pas comme le ciel des
Adorations
Droit à tout le bazar de l’ode aux métaphores
Droit à la disproportion

Elle n’a pas le droit à ces apothéoses
Aux
Mages à ses pieds posant l’or et l’encens
Elle n’a pas le droit au parfum de la rose
Aux sanglots de l’orgue puissant

Cependant on lui tend comme au
Christ des peintures
Cette éponge de fiel dont les soldats riaient
Cependant elle montre au milieu des tortures
Un
Beloyannis à l’œillet

Si les premiers
Chrétiens aux murs des
Catacombes
Dessinaient d’une main malhabile un poisson
Nous portons dans la rue à nos pas des palombes
Comme on en voit dans les chansons

Nous avons devant nous des voûtes cathédrales
Voyez voyez déjà le seuil et le parvis
Et serve à l’avenir la langue magistrale
Qui
Dieu si bien servit

Le travail et l’amour changent le chant mystique
Et tout dépend vers qui s’élève l’hosanna
Je ne crains pas les mots dont on fit des cantiques
On boit dans le verre qu’on a

Tu marches devant toi sur la route des princes
Avenir à qui rien n’est lointain paradis
Tu construiras ta vie aussi belle que
Reims
Quand
Jeanne y vint un samedi

La nouvelle parole et les anciens poèmes
Marieront la lumière à travers leurs vitraux
Voici tout ce que j’ai voici tout ce que j’aime
C’est peu mais l’on dit que c’est trop

Qu’importe ce qu’on dit lorsque l’avenir sonne
Prends tout ce que tu veux
Avenir sous mon toit
Ouvre cette poitrine et prends
Je te le donne

Cela s’appelle un cœur c’est rouge et c’est à toi

Elle rêvait
Rêver est souvent une étude
Je la voyais aller venir dans la maison
Dans la maison tout se faisait à l’habitude
L’habitude aux rêveurs est seconde raison

Elle rêvait allait venait mettait la table
S’inquiétait de tout avec des mots absents
Semblait comme toujours de tout être comptable
Et sa main caressait les chiens noirs en passant

Elle rêvait
Je lui connais cet air du rêve
On ne fait que la voir alors qu’elle est partie
Et quand le hasard veut que son regard se lève
Elle a ses yeux d’enfant pour un jour de sortie

Elle a ses plus grands yeux elle a ses yeux du soir
Elle a ses yeux du soir quand personne n’est là
Ceux que comme un voleur je surprends au miroir
Et dont m’apercevant elle voile l’éclat

Elle rêvait secrète et c’était par excuse
Qu’elle parlait d’un cœur indifférent à soi
Elle avait à me fuir l’invention des ruses
Et sa robe n’était qu’un murmure de soie

Elle rêvait
Son rêve est parfois une fièvre
Une aventure un drame un roman jamais lu
Et qui devinerait au tremblement des lèvres
La musique muette et dont je suis exclu

Et donc elle rêvait
Je ne sais quelle image
Habitait sa semblance et l’anima soudain
Où t’en vas-tu mon âme où t’en vas-tu sauvage
Je l’ai prise à pleurer dans le fond du jardin

Et donc elle rêvait de quelque histoire triste
Le ciel traîtreusement fraîchissait sur ses pas
Tu n’as pas mis ton châle
II faut rentrer
J’insiste
Où donc es-tu mon cœur que tu ne m’entends pas

Elle rêvait d’ailleurs mais préféra prétendre
Qu’elle était allée voir comment vont les semis
Elle rêvait des lendemains couleur de cendres
Et parlait des châssis qu’on n’ouvre qu’à demi

Elle a pris à regret ma main pour revenir
Un ver luisant brilla dans l’herbe devant nous
Je rêvais dit
Eisa tantôt de l’avenir
C’était qu’elle écrivait tout bas
Le
Cheval
Roux

Rêver de l’avenir est chose singulière
Il fallait qu’y rêvât cette main qui tissait
Y rêvait-il aussi quand s’attacha le lierre
L’avenir mais qu’est-ce que c’est

Tout rêve d’avenir est un rêve de vivre
La
Belle au
Bois dormant s’éveille après cent ans
Au bas des feuilletons toujours on lit
A suivre
L’homme croit régner sur le temps

Il va parfois pourtant chez la cartomancienne
Une lettre un voyage et nous nous étonnons
Que l’avenir ressemble à la fortune ancienne
Qui n’a fait que changer de nom

Ton avenir rêve éveillé rêve qui dort
On jugerait tout simplement que tu l’oublies
Est-ce que ce n’est pas tout simplement toi mort
Mort dans la rue ou dans ton lit

Sans doute et que veut-on qu’à gémir on y fasse
Oui tout le monde meurt un jour et puis après
L’avenir justement c’est ce qui nou6 dépasse
C’e6t ce qui vit quand je mourrai

Mais si la vie un jour l’homme et la primerose
Et tout ce qui palpite et l’oiseau que l’on voit
Si tout allait mourir de cette mort des choses
Tout allait mourir à la fois

Certains hommes diront que ça leur indiffère
Et que tout se termine avec leur propre vin
J’entends leur qu’est-ce que cela peut bien me faire
Rome brûle quand c’est ma fin

Faut-il que cela soit gens de mince nature
Qui n’aiment pas la vie assez pour s’oublier
Comme si celui-là qui dort sous la toiture
En était toujours l’ouvrier

Ce cœur recommencé qui bat dans les apôtres
Ou comme le héros s’appellera pour vous
Il sait que plus que lui l’avenir c’est les autres
D aime
On dit qu’il se dévoue

C’est affaire du sang que l’on a dans les veines
Rien n’e6t plus naturel que ne pas le compter
Ou restez tout le jour à regarder vos peines
Petite et pâle humanité

Ceux qui n’y rêvent pas sont des briseurs de grève
Ils sont les ennemis de l’avenir nombreux
Comment se pourrait-il qu’à l’avenir ils rêvent
Puisque l’avenir est contre eux

Ils sont le loup de l’homme et l’assassin vulgaire
Comme ils misent toujours sur le mauvais tableau
Ils jouent à quitte ou double et vont de guerre en guerre
Retarder demain c’est leur lot

Un jour viendra bien sûr dans leur peur légitime
Qu’ils abattront l’atout monstrueux préférant
Au triomphe du bien l’énormité du crime

A l’homme heureux la mort en grand

Un
Autre menaçait d’une ombre millénaire
D’un linceul collectif pour s’y envelopper
Et dans son trou de rat il se passait les nerfs
Sur les tronçons de son épée

Ah s’il avait connu le secret de l’atome
Il aurait fait beau voir le monde où nous vivons
Mais il n’est pas besoin d’évoquer les fantômes
Voyez comme on meurt au
Japon

L’avenir est l’enjeu de cette banqueroute
Qui commence et qu’on croit arrêter dans le sang
Mais les hommes parqués dans la nuit sur les routes
Parlent entre eux du jour naissant

Rien pourtant n’est si simple et poussez chaque porte
Et vous y trouverez des problèmes nouveaux
Les visages humains sont de diverses sortes
Et celui que l’on aime est un souci plus haut

Il régnait un parfum de grillons et de menthes
Un silence d’oiseaux frôlait les eaux dormantes

Où près des fauchaisons montrant leur sol secret
L’iris jaune trahit l’avance des marais

Du cœur profond de l’herbe impénétrable au jour
Les roseaux élevaient leurs épis de velours

C’était à la fin mai quand rougit l’ancolie

La terre était mouillée au pied des fleurs cueillies

Et mes doigts s’enfonçaient plus bas que le soleil
Et je songeais qu’il y aura des temps pareils

Et je songeais qu’un jour pareil dans pas longtemps
Je ne reviendrai plus vers toi le cœur battant

Portant de longs bouquets pâles aux tiges vertes
Je ne te verrai plus prenant les fleurs offertes

Et le bleu de ta robe et le bleu de tes yeux
Et la banalité d’y comparer les cieux

Je n’irai plus criant ton nom sous les fenêtres

Je ne chercherai plus tes pas sous les grands hêtres

Ni tout le long du bief sous les saules pleurant
Ni dans la cour pavée à tout indifférent

Les miroirs n’auront plus l’accent de ton visage
Je ne trouverai plus ton ombre et ton sillage

Un jour dans pas longtemps par l’escalier étroit
Et je ne craindrai plus jamais que tu aies froid

Je ne toucherai plus ta chevelure au soir
Je ne souffrirai pas de ne jamais te voir

Je ne sentirai plus le cœur me palpiter

Pour un mot de ta voix dans la chambre à côté

J’ignorerai toujours ma profonde misère
Et je ne dirai pas que le monde est désert

Sans l’anneau de tes bras dormant au grand jamais
J’ignorerai toujours combien je les aimais

Vois-tu comme la vie et la mort sont bien faites
L’enfant pleure au retour que s’achève la fête

L’homme a sur lui cet avantage merveilleux
De ne pas emporter ses regrets dans ses yeux

Par un effacement immense et raisonnable
Et béni soit le vent qui balayera le sable

Et béni soit le feu brûlant la lettre lue

Mon amour mon amour que voulais-tu de plus

Il est des mots que ne peut suivre qu’un silence
Et quel autre bonheur aurait ta violence

O nuage changeant nuage échevelé
Qui se disperse enfin sur le ciel étoile

Décrochez mes amis ces tentures funèbres
Qu’un autre à sa douleur abandonne sa main
Le parfum de la vie est au fond des ténèbres
Où sans voir on la suit à ses pas de jasmin
Sion n’est plus assise au milieu des concombres
Sion ne ronge plus veuve plaintive et sombre
Son cœur comme un grain de cumin

Nos ancêtres géants avaient peur de leur ombre
Ds craignaient que le ciel sur leur tête tombât
La nue humiliait leur échine et les nombres
Les entrailles d’oiseaux les faisaient parler bas
Les superstitions ont fini par se taire
Et rien ne glace plus le sang de nos artères
Que la tombe au bout du combat

Je ne suis pas de ceux qu’affolent ses mystères
Je ne suis pas de ceux que rend tristes la pluie
Je l’entends pénétrer avidement la terre
J’aime le vent j’aime le gel j’aime la nuit
La lueur de l’orage et le bruit de la grêle
J’aime le changement des choses naturelles
Comme le grain aime le muid

A quoi 6ert de chercher aux saisons des querelles

Que mûrir et mourir soient la même chanson

En pleurons-nous la fleur quand nous cueillons l’airelle

Pourquoi mener partout ce deuil où nous passons

Au rougir de l’automne on lit le printemps vert

Et la nécessité neigeuse des hivers

Est déjà grosse des moissons

Poètes dispersez vos symboles pervers
A la camarde ôtez l’usage bleu des faux
Cessez de sangloter tout le long de vos vers
Dont chaque pied semble monter à l’échafaud
Par le chemin de croix de vos épithalames
Je vous dis que celui qui brûle aime la flamme
Et que c’est le feu qu’il lui faut

Et le noyé qui part emporté par les lames
Comme pour une fête entend le carillon
A la poubelle enfin flanquez le vague-à-l’âme
On va nous prendre pour des chiens si nous crions
A la mort
Fût-ce avec l’excuse de la rime
Par le soleil des dents nul que nous ne s’exprime
La bête pleure et nous rions

Nous rions seuls au monde et notre rire prime
Sur la peur animale et le cœur accablé
Nous rions de parler
De ce que nous apprîmes
De l’auroch dessiné
De cultiver le blé
Nous rions de compter d’écrire et la victoire
Est plus d’avoir ouvert le livre de l’Histoire
Qu’au firmament savoir voler

La vitesse du train non le heurt au butoir
Voilà qui fait l’ivresse à la masse lancée
Et ce n’est pas le cri du bœuf à l’abattoir
Qui s’échappe de l’homme et qu’il nomme pensée
Qu’est notre vie au prix de tout ce qu’elle est elle
Vienne ou ne vienne pas le temps des immortels
C’est le sépulcre dépassé

Mourir n’est plus mourir à ceux-là qui s’attellent
Au grand rêve de tous qui ne peut avorter
Ils sont hommes d’avoir secoué la tutelle
D’une vie à soi seul chichement limitée
Et le héros d’hier lui donnant sa mesure
Chaque jour plus nombreuse à l’assaut de l’azur
C’est la nouvelle humanité.

Louis Aragon

D’E’mois passés l’un au-dessous sur l’Autre (REPRISE EN COMPLETUDE)


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D’E’mois passés l’un au-dessous sur l’Autre (REPRISE EN COMPLETUDE)

En file sur douze rangs l’humeur incontrôlable comme une déraison climatique passant de l’habit de soirée aux guenilles les plus tues d’une décadence bâillonnée, combien fus-je les mois écoulés, malmené malgré moi par des ouragans soudainement glissés dans une mer d’huile ? Oh, je ne partîmes qu’Un, arrivant en somme plus à me poser la question de savoir où nous sommes réellement…Les vents tournent plus vite que jadis. A croire, un comble pour l’agnostique que je suis, que le dieu Eole est entré derviche aux coups d’vents. Je m’attrape par un bout les jours où ça dépasse, mais le temps de trouver à m’amarrer la rivière a déjà passè l’estuaire. Foutre, comment enfanter, toute la matière à concevoir se barre à côté de la matrice. Merde, t’as-t’y un rouleau des suis toow ? Des phases entières de son existence disparaissent sans avoir eu le temps d’entrer dans la table des matières. Emmuré dans des célébrations du bluff, ça va jusqu’à ne plus pouvoir lever le doigt. D’un coup d’oeil impitoyable ta maîtresse  t’a cramé. Par où je vais passer le premier…qui le dira aura une tapette.

…Attendre, pour voir…(coi, ça m’étonnerait)

Attendre

par Blanchemain Dominique 

Se dresser dormeur en forme de feuille jetée
Lorsque s’effeuillent nos coeurs jaunis

Attendre

Se lever débiteur borgne du temps abîmé
Dans l’écueil des peurs difformes
Où séjournent les restes d’espoirs

Attendre

Attendre que les fleurs s’envolassent
Du sombre lit de pierre maudit
Où s’enlacent les moires désirs

Attendre

Voilà à quoi l’humanité est réduite. Surtout ceux d’entre elle qui dorment sur les trottoirs. Leur cadeau de ce soir ? Ben la chance de ne pas avoir d’émetteur-récepteur de voeux présidentiels.

Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2017

SUITE, ATTENTE CONSOMMEE

Dressées debout les pierres sont là, à la main posée de gauche adroite, reste à savoir ce qui reste qui bat en corps

Un, peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?

Ah ! Marguerite pleures-tu avec ou sans raisons ?

à rouler en excès de sensibilité les lignes droites se transforment en dangereux virages que la corde pend au gibet de la méprise totale

Il suffit d’un rien

une rafale

peut étendre le chêne connu pour être un roc

Seule la mer tient l’Atlantide accessible par le pouvoir de son sel

Le trottoir lui demeure l’inconditionnel chantier d’épaves

A la racine ombilicale reste toujours la partie qui remonte au point de départ

Les faux létales ne sont pas des récoltes, le fléau sait lui extraire assez de grain pour tenir les semailles quand les meules font chambres d’hôtes au manche à demains…

Niala-Loisobleu – 15 Juillet 2021

MAREE D’HERBES FOLLES


MAREE D’HERBES FOLLES

Tirant son tombereau vide le cheval répète inlassablement go aimons, il reste pas qu’algues à rade, ce lisier qui tue jusqu’à la bernique et sa suite est maudit

Autour des vases du canal ostréicole le fanal lentille de sa cloche de passage qe le large reste ouvert

Un signal lointain laisse en tendre que Flipper le dauphin nage en corps

Au matin l’homme à la jambe de bois a lâché les bébés-tortues au regain de l’île de la flibuste en proue à l’estuaire

Les premières crevettes ont donné signe de vie à la criée dans la charrette tirée par le Vl’Ô de Madame C…

Niala-Loisobleu – 15 Juillet 2021