TAPIE VOLANTE


TAPIE VOLANTE

Le ciel démêle ses odeurs en dénouant les étoiles d’un bout de chant fleuri

Le chat court après l’oiseau en grimpant

Moustaches accrochées aux queues des cerises de la grande balançoire

Les embruns touchant aux pores genre noeuds marins maniant ce qui voile

Anémone en fourche d’estuaire traçant l’orientation de sa rose épanouie

Demeure un regard propre à l’expression quand le cri arrive à taire ce qu’il faut dire du pied orienté.

Niala-Loisobleu 14 Juillet 2021

LES DERNIERS LACETS PAR JACQUES CEAUX


LES DERNIERS LACETS PAR JACQUES CEAUX

Les derniers lacets
montrent en creux des vallons moins verts
les forêts rabougries ou calcinées
et annoncent bien naturellement
des rideaux qui tombent.

Les chansons sont là, elles tournent
et leurs couplets de fin
où tous les instruments brillent
racontent le vrai paysage
où parfois les fleurs ont manqué…

Reste encore et vivra jusqu’au bout
ce qui offre au sans sa chaleur vive
ce qui, dilué dans l’air des rues
est bien la sensation dernière

Le vent en fera ce qu’il voudra !

Jacques Ceaux

Extrait de:  3ème recueil en devenir.

DE VIVE A VEUVE VOIX PAR PAUL NEUHUYS


DE VIVE A VEUVE VOIX PAR PAUL NEUHUYS

Maintenant que le monde à sa fin s’achemine
Et que je vis parmi les ombres du passé
Mon vertige s’arrête aux yeux verts d’une ondine ou dans mon petit coin chez
Madame de
C.

Mais comment m’esquiver?
Mais comment m’effacer?
Je crève de ferveur, je sanglote ma vie
Vivre de plus en plus dans un monde glacé
Jusqu’à n’avoir plus qu’une tombe pour amie?

L’homme cavalier seul sur un cheval sans bride
Reprend la navette entre
Jésus et
Vénus
Sous un ciel scintillant de mille feux torrides
D’être un homme est-ce donc si triste devenu?

L’image peinte aussi est une poétique
Qu’elle vise au reflet d’un rêve intemporel
Ou circule au milieu des oliviers tragiques
Paysan dont l’humour transcende le trivial?

Toujours la même porte ouverte sur
Byzance

La gravité zéro est mon point oméga:


Donne-moi tout la fleur le fruit et la semence! —

Jeunesse son verjus, vieillesse son verglas…

Paul Neuhys