In A Silent Way (D’une Manière Silencieuse)


In A Silent Way (D’une Manière Silencieuse)

Dans le silence des draps, l’intention décline l’idée que le moment d’accrocher lui a donné

ce qui donne aux branches l’envie de participer au souffle

d’un saxophone ténor

histoire de déboucher la trompette

soutenue par la contrebasse

Tu n’étais plus dans la cuisine quand le bain a commencé à chantonner

sans doute la réaction des sels

Depuis que les verrous ont plus voulu entendre parler des portes quelque chose à changé dans notre emploi du tant

je trouve le chien plus joyeux

Au moment de laisser l’oiseau remonter le chemin de derrière les serviettes de la plage, un tour avec mon père pour aller embrasser Marthe nous rabibochera avec le temps des cerises et du soir au jardin quand le cerisier ouvre la veillée

La paille du chapeau d’Anémone sauve tellement le silence intime dans son abri qu’elle lâche ses fesses dans le rire des fleurs et trempe ses seins dans une subite envie de mer. D’une certaine naissance sortie du noir, on célèbre l’anniversaire.

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2021

ENTRE TIEN EMOI III (REPRISE)


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ENTRE TIEN EMOI III (REPRISE)

Que les jours se précipitent, affairés d’avoir l’air qui s’adapte, on choisira le costume qui sied au moment. Et que devient sa peau dans tout ça ? Je veux dire ce que l’on est absolument en étant nu et sans masque. Mauvaise question retire-là sale type. Tu vois je me regarde au travers ce que tu as pensé de moi. La première conclusion qui sort est que l’amour peux être guidé par une puissance bonne et mauvaise qui nous échappe. Les mots prennent alors un sens dans lequel on se trouvait pas en les écrivant. Et si un acte en émane ça dégénère, c’est la catastrophe, on vient de faire du mal en ayant voulu faire du bien. T’as raison, ce matin je me rends compte que c’est à moi que j’ai fait plaisir. La folie compense l’absence de l’absolu dans la vie quotidienne. Elle creuse aussi un écart en pensant rapprocher, l’écart du moyen de vivre le bonheur. Ce qui lui manque tient à l’échange direct. Oui sale type, tu aspires au bonheur partagé et tu arrives au résultat contraire. Pas de pardon, ce truc de curé qu’un chapelet lavera par des prières de pénitence. D’abord en quoi ai-je eu tort ? L’intention voulait faire le bien. Il y a juste eu déraillage dans l’annonce. Sale type la bonté c’est trompeur, il y a des gens qui disent s’occuper du malheur des autres, en vérité ils en profitent. Si dans mon action une once de profit fait tort à ton bonheur condamne-moi en tant que sale type. Ce sera justice.

Niala-Loisobleu – 31 Juillet 2019

LA VILLE SUR LE FIL EN PENSÉE D’UN POÈME PAR MINOD ALAIN


LA VILLE SUR LE FIL EN PENSÉE D’UN POÈME PAR MINOD ALAIN

Ces méandres où s’enfilent quelques mots
Ce sont pensées d’un fleuve de lumière
Jusque sur ses rives

Traçons-en une ligne
Qui avale aussi l’obscur
Et relève leur suspend comme
Dans des cendres redevenant boue
Où patauge un sens pour
Tous les sens

Ce sens livré à sa naissance
Comme par un cri
On le ferait
Exister :
Statue trempée au suc de la vie
Qui cheminerait nue sur
Des terres inconnues …

Saisie comme par un pacte avec l’enfance
Elle épouserait la faune
Des villes
Mais …

Rien de la pensée ne pourrait grimper
Dans le train des sensations urbaines
Si elle devait faire sienne
La guerre des illusions

Au plus grand tracas pour des places
La pensée s’effondrerait
En ne reconnaissant
Son chemin
Initial

Fendue … Elle serait fendue en son tréfonds
Ne saisissant plus de la ville
Qu’un ordre fixe
Dans la vitrine
De son mouvement …
Livrée à elle-même –
Elle serait elle-même pétrifiée …

Premier souffle – première lueur –
Ce serait au comble
De l’innocence
Et pour la questionner
Qu’on retournerait à soi
Comme à un abîme de nouveautés
A entendre … :

Relève d’un cœur hors de l’oubli de l’oubli
Relève d’un corps dans
La plus serrée des
Danses de l’amour

Là – ne gisant plus que dans la « docte ignorance »
On attrape le plus harnaché des savoirs
Pour le relancer au galop
De l’instant
Ainsi s’ouvrent les chaos urbains
Sur tous les assauts
De la lumière
Au creux des
Ombres

Un simple regard posé à l’insu
De tout silence qui
Se voudrait
Rédempteur
Entre dans la voix attractive
Pour tous ses sauts
Dans la vie

Nulle « toison d’or » pour habiller
La peau de ce qui naît
Sans-cesse
Nulle gueuse de mort entrée
Subrepticement dans
La chair des mots
Ne saurait
Niveler les cris modulés

Mais nous fouillons – nous creusons
Dans la nuit bardée de
Lumières et …
Nous y trouvons place et lieux
Où résistent – saison après saison
Les arborescences proches
De la Marianne
Nous la redécouvrons abandonnée
Au gouffre obscur de
La mémoire …

N’a-t-elle pas tant crié aux
Rendez-vous des
Lumières de
La ville ?

Et nous ne disons pas Adieu
Nous filons le coton
Assourdissant
Au creux
Des oreilles du silence
Nous filons et modulons le long
Hurlement de la vie
Absentée là
En écoutant les voix allègres
De l’amitié au bord à bord
Avec un monde
Qui semble
S’en aller

Et sans promesse autre
Que celle qui lie les amants
Nous n’attendons que l’insurrection
De la vie dont le poète
Est un enfant.

Alain Minod

NU DANS SES RAYURES


NU DANS SES RAYURES

Le ventre à table de son rêve

l’homme se tourne à bon escient avant l’embuscade possible

La forêt est vaste, reste à trouver la branche pour oiseau et éviter le mouvant des mauvais sables

la dernière cigogne aperçue est un bon indice pour ne pas craindre de voir le reptile sortir de la pierre

Le sel est à portée des pylônes que choisissent les grands nids comme pour maintenir Brouage en mer

sur le carreau du marais-salant il m’est possible de tenir debout en sauvant mon attribut

raide comme une saillie généreuse

que les chiens se transmettent pour mordre sans qu’il faille faire venir Pasteur

et rentrer au troupeau l’aqueux entre les jambes.

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2021