Barbara, écoute Anémone se taire, tu l’entends…


Barbara, écoute Anémone se taire, tu l’entends…

Quelque chose qui n’a pas hésité

se montre

loin

très loin

de ce coin de rue

se voulant clair d’un ciel comme le pinceau sait remonter

et que le temps présent méconnait

Pas grave

Barbara

puisque toi tu sais…

Niala-Loisobleu – 3 Juillet 2021

ARRIVE DU TEMPS QUI SE MÂCHE


ARRIVE DU TEMPS QUI SE MÂCHE

De ce qui se lisait aux saisons tout disparaît derrière la panique des instruments

redis-moi la grotte première pour qu’avant de saisir ton poignet j’ai l’équilibre de ton pouls

il y avait dans le mouvement des luminaires une échelle de secours fort bien huilée

là c’est la merde qui finit par convaincre que le masque est plus nécessaire et les gestes-barrière c’est dépassé

Que nenni mon coeur…

faut pas prendre l’écervelage pour référence

Laisse tes seins sur ma fenêtre ils vont comme une paire de gants aux jardinières

et ton herbe à chat

assaisonne genre basilic la neutralité des nouilles

Le bord de la rivière conduit le poisson jusqu’à la mer

par les voies de campagne un arrêt en toutes gares gonfle la grosse-veine bleue

au point que l’oiseau ne fait plus le vilain rêve qui effraie les enfants à ne plus arriver à courir

Roulez-boulis

Niala-Loisobleu – 3 Juillet 2021

CE BONJOUR D’EGON


CE BONJOUR D’EGON

La chambre garde tout contre elle une chaleur de vivre que le corps porte sur lui

Plus qu’un rêve la nuit a joué avec les étoiles sans jamais faire tilt

D’un crayon souple le trait court

Rond comme une vrille il s’accroche aux treilles

Quand l’oiseau est venu au-dessus il avait rien dessous qui inquiète

Pourtant le ciel est tout chiffonné comme une bouche mal rincée, un bain de siège lui redonnerait sourire.

Niala-Loisobleu – 3 Juillet 2021