ME VOILA QUI MONA LISE…AH !!!


ME VOILA QUI MONA LISE…AH !!!

Higelin est-île responsable ,

ça c’est serre teint

à voir comme j’ai peint

y me donne la banane le Frère Jacques

un vrai jardin

avec des fleurs au sein des odeurs de couleur

Cette femme-là mon Cousin

c’est le trottoir au soleil qui racole pas

twoo qui donne

La grande toile m’hisse au-delà de France

vide

en galaxie assemblage des toiles

klaxon mon ah

comme à me refaire d’jeune…

Niala-Loisobleu – 29 Juin 2021

Mona Lisa Klaxon

Jacques Higelin

Je n’connais qu’une fille qui se nomme Mona Lisa Klaxon
Elle vit dans une île entourée de crocodiles et de fantômes
Noire comme l’ébène, souveraine, elle joue du trombone
Personne ne m’appelle aussi quand le téléphone sonneJe sais que c’est Mona Lisa Klaxon
Allô, ça va
Oh Mona Lisa Klaxon, ha, comme ça
Mona Lisa Klaxon, et toi
Oh, Mona Lisa Klaxon je n’en peux plus
Danse, danse, remue pour moi au téléphoneMona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa Klaxon
Oh Mona Lisa, Mona, Mona, Mona, Mona, MonaLes soirs où Mona Lisa Klaxon a le cafard
Elle s’enferme dans sa cuisine avec son grand léopard
Tandis qu’elle entre en transe tout en lui mordillant l’échine
De la jungle en démence monte cette incatation divine
Ô divineMona Lisa Klaxon
Joue du trombone
Mona Lisa Klaxon
Sors ton trombone
Ô Mona Lisa Klaxon
Trombone
Mona Lisa Klaxon, je n’en peux plus
Je suis fou, fou, fou de toi, de la danse de tes pasOh, Mona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa Klaxon
Oh Mona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa KlaxonQuand soudain derrière elle surgit le célèbre King-Kong
Il a la bave aux lèvres et la banane comme un canon
Dans les yeux fous du monstre passe une étrange lueur
Esclave de la danse, Mona ne l’a pas senti venir
Il va pour se resaisirOh, Mona Lisa Klaxon
De ton trombone
Oh, Mona Lisa Klaxon
Planque ton trombone
Oh, Mona Lisa Klaxon
Trombone
Oh, Mona Lisa Klaxon
Et moi, qui reste là, pendu au téléphoneOh ne coupez pas
Ne coupez pas
Oh ne coupez pas

DOMAINE DE JOIE / JACQUES BERTIN


DOMAINE DE JOIE / JACQUES BERTIN

Parmi les choses de la terre comme dans le fond d’une journée
Tiennent quelque part, loin, derrière les collines assomées de l’été,
On est soi même la pomme et le blé, l’odeur du foin coupé
On est dans une ride du sourire de la Terre
On est sur le palier de l’éternité, on va frapper.

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine où chante l’oiseau

Ceux qui sont morts pour rien, pour la justice ou pour rien
Les pierres sont lisses sur leur tombe, elles servent à marquer les prés,
A marquer le grand pré du monde à ces quatre points cardinaux
Et vous voilà, écartelé, ouvrant les bras, une chanson plantée dans les épaules

Entendez vous ce que j’entends dans les feuilles d’herbes, dans le vent immense
Entendez vous ce que j’entends,
Cette parole impitoyable qui mène mes oreilles et qui dit :
Camarade à cause de notre commune solitude
Ceci est votre domaine de joie

Réveillez vous,
Il y a des terres en friches,
Votre visage à irriguer,
C’est aujourd’hui que tout commence, il faut apprendre à aimer,
Réveillez vous,
Du silence effrayant, l’amour est né.
Il faut descendre dans la rue,
Il faut chanter,
La révolte a vaincu le silence
L’amour est né
Ecoute les feuilles des arbres dans ta tête
Ceci est ton domaine de joie
Tu ne fais qu’un avec ta vie, tu t’assieds
Et dans une ride du sourire de la Terre
Tu les a même … l’éternité.

FOND


FOND

Se laisser libre-cours sans tenir en laisse la pulsion créative qui domine

Au contraire de l’absence de ce qui inspire

L’amour se tait

Je le parle à mots-peints

Est-ce la préscience de ma fin proche qui exprimerait la nécessité d’exprimer mes volontés ?

Possible

Pourquoi pas ?

L’incompréhension environnementale peut amener à dénoncer le faux en résurgence pour rétablir le vrai

L’entêtement de l’être à vouloir paraître l’écarte au point de perdre conscience de ce qu’il estime

L’amoureux que je suis refuse d’être éconduit par des allégations contraires a son concept de l’amour

Il me faut peindre ce sentiment pour rétablir la vérité

Niala-Loisobleu – 29 Juin 2021

LA RÉPÉTITION PAR JACQUES DUPIN


LA RÉPÉTITION PAR JACQUES DUPIN

Cela qui dans la parole scintille et se tait,
La nuit roule sur cet essieu,

Singulièrement la présence

Et la distance de cela qui nous rive

A sa quelconque effigie frauduleuse

Et s’exaspère dans les fleurs
Loin des piliers et des trombes…

A peine une leçon de choses obscures
Un viatique de poussières
Et sa dissipation…

Jacques Dupin

LE CHEMIN FRUGAL PAR JACQUES DUPIN


LE CHEMIN FRUGAL PAR JACQUES DUPIN

C’est le calme, le chemin frugal,
Le malheur qui n’a plus de nom.
C’est ma soif échancrée :
La sorcellerie, l’ingénuité.

Chassez-moi, suivez-moi.

Mais innombrable et ressemblant,

Tel que je serai.

Déjà les étoiles.

Déjà les cailloux, le torrent…

Chaque pas visible
Est un monde perdu,
Un arbre brûlé.
Chaque pas aveugle
Reconstruit la ville.
A travers nos larmes.
Dans l’air déchiré.

Si l’absence des dieux, leur fumée,

Ce fragment de quartz la contient toute,

Tu dois t’évader.

Mais dans le nombre et la ressemblance,

Blanche écriture tendue

Au-dessus d’un abîme approximatif.

Si la balle d’un mot te touche

Au moment voulu,

Toi, tu prends corps,

Surcroît des orages,

A la place où j’ai disparu.

Et l’indicible instrumental
Monte comme un feu fragile
D’un double corps anéanti
Par la nuit légère
Ou cet autre amour.

C’est le calme, le chemin frugal,
Le malheur qui n’a plus de nom.
C’est ma soif échancrée :
La sorcellerie, l’ingénuité.

Jacques Dupin