SUR LE MOTIF D’APRES


SUR LE MOTIF D’APRES

Dans les pieds du sable campagne le chevalet

loin derrière le premier cri de l’oiseau-mutant du poisson qui croyait au signe à la craie

histoire de pousse retourné vers le bas

César doutait de ce qui n’était pas lui-même

Un ciel gris débute l’été en présage du probable 4ème en voie à venir d’un soir de plaisir dans les dunes

C’est fou comme le cynisme du comportement m’inspire son contraire

avec la rage au départ de la toile qui, en récupérant le sel de l’évaporation de l’ô, enceintera l’utérus de ma bataille

La mise en boîte nuit comme la cage à l’oiseau, seulement le disc-jokey enfourchera sans scrupule le premier devoir de respect en chutant au sot de la haie

C’est fou comme l’en vie de faire cet enfant autrement, m’habite.

Niala-Loisobleu – 27 Juin 2021

L’Autre Côté de la lune

Arthur H

juste devant moi
Pas à côté
Au sud du Nord


Au nord du Sud
Je la poursuivais
Sans me douter
Qu’elle m’attendait
On the dark side of the moon
On the dark side of the moonJ’ai dû m’écarter
Des chemins tracés
Au sud du Nord
Au nord du Sud
J’avoue j’ai eu peur
Quand je suis passé
De l’autre côté
On the dark side of the moon
On the dark side of the moonComment aurais-je
Pu m’apercevoir
Qu’elle m’attendait
Sur la face cachée
Comment aurais-je
Pu deviner
Qu’elle m’attendait
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon

QUELS APRES PAR ANDRE BRETON



QUELS APRES PAR ANDRE BRETON



Les armoires bombées de la campagne

Glissent silencieusement sur les rails de lait

C’est l’heure où les filles soulevées par le flot de la nuit

qui roule des carlines
Se raidissent contre la morsure de l’hermine
Dont le cri
Va mouler les pointes de leur gorge

Les événements d’un autre ordre sont

absolument dépourvus d’intérêt

Ne me parlez pas de ce papier mural à

décor de ronces
Qui n’a rien de plus pressé
Que de se lacérer lui-même

Les flammes noires luttent dans la grille avec des

langues d’herbe
Un galop lointain
C’est la charge souterraine sonnée dans le bois de

violette et dans le buis
Toute la chambre se renverse

Le splendide alignement des mesures d’étain s’épuise en une seule qui par surcroît est le vin gris

La cuisse toujours trop tôt dépêchée sur le tableau de craie dans la tourmente de jour

Les gisements d’hommes les lacs de

murmures

La pensée tirant sur son collier de vieilles

niches

Qu’on me laisse une fois pour toutes avec

cela

Les diables-mouches voient dans ces ongles
Les pépins du quartier de pomme de la rosée
Ramené du fond de la vie

Le corps tout en poissons surgit du filet ruisselant
Dans la brousse
De l’air autour du lit

L’argus de la dérive chère les yeux fixes mi-ouverts mi-clos


André Breton
Poitiers, 9 mai 1940.

HIGELIN SYMPHONIQUE ET ARTHUR H – Lettre à la petite amie de l’ennemi public n°1


HIGELIN SYMPHONIQUE ET ARTHUR H

Lettre à la petite amie de l’ennemi public n°1

Oh c’est ok, joue moi ce vieux truc

J’vais te dire j’ai mal au cul et au coeur
Ça fais trois heures que je glande
Dans ce bar d’la rue Delambre
Quand j’serais dehors
J’en aurais fini pour longtemps avec leurs gueules d’enterrements
De croque-morts

Ça fais longtemps que j’roule ma bosse
Les honnêtes gens me cherchent des crosses
J’suis foutu, yeah
À moins qu’tu t’pointes dans ta vieille Rolls
Pour m’emmener voir les baby-dolls a Honolulu

Comprend-moi bien ma petite Lulu
Depuis qu’j’ai toute cette flicaille au cul
Faut qu’j’change d’adresse car dans la presse
Vu le portrait qu’ils m’ont taillé
Y a plus personne pour repasser
Mes chemises

Oh monte le juke-box
Allez bosse
Pas mal, han
Hou
Oh écrase

Cela dit qu’je comprends qu’tu paniques
Vu qu’t’es l’amie d’l’ennemi public numéro un
J’te préviens s’ils t’mettent le grappin dessus
T’as qu’à leur dire qu’tu m’as pas vu, parole de flic
Oh t’énérves pas

Quand tu recevras cette lettre
Je me serais jeté par la fenêtre d’la PJ
À moins qu’je n’finisse au cyanure
Mélangé à d’la confiture de groseille

Avant qu’les justiciers rappliquent
Faut qu’j’te dise où j’ai planqué l’fric
De cet escroc de milliardaire
Pour que tu t’offres à notre amour
Une petite croisière de non-retour
Autour, tout autour de la Terre
Tant pis pour moi, il est trop tard
Pleure pas, j’ai le cafard

Parolier : Jacques Higelin

Lliegar a viejo – Joan Manuel Serrat


Llegar a viejo – Joan Manuel Serrat

S’ils enlevaient la peur
Si se llevasen el miedo

Et laissez-nous danser
Y nos dejasen lo bailado

Pour affronter le présent
Para enfrentar el presente

S’il arrivait formé
Si se llegase entrenado

Et avec assez d’esprit
Y con ánimos suficientes

Et après avoir tout donné
Y después de darlo todo

Dans la correspondance équitable
En justa correspondencia

Tout a été payé
Todo estuviese pagado

Et la carte de retraité
Y el carné de jubilado

Ouvre toutes les portes
Abriese todas las puertas

Peut-être vieillir
Quizá, llegar a viejo

ce serait plus supportable
Sería más llevadero

Plus confortable
Más confortable

Plus durable
Más duradero

Si hier n’était pas oublié si vite
Si el ayer no se olvidase tan aprisa

S’ils faisaient plus attention où ils marchent
Si tuviesen más cuidado en dónde pisan

Si tu vivais entre amis
Si se viviese entre amigos

Qu’au moins de temps en temps
Que, al menos, de vez en cuando

Passer une balle
Pasasen una pelota

Si fatigue et défaite
Si el cansancio y la derrota

Ils ne savaient pas si amer
No supiesen tan amargo

S’ils mettaient des lumières
Si fuesen poniendo luces

En chemin, comme
En el camino, a medida

Que le cœur se recroqueville
Que el corazón se acobarda

Et les anges gardiens
Y los ángeles de la guarda

Donner des signes de vie
Diesen señales de vida

Peut-être vieillir
Quizá, llegar a viejo

ce serait plus raisonnable
Sería más razonable

Plus paisible
Más apacible

Plus praticable
Más transitableOh, si l’ancienneté était un diplôme
Ay, si la veteranía fuese un grado

Si cette boisson n’était pas devenue orpheline
Si no se llegase huérfano a ese trago

Si j’avais plus d’avantages
Si tuviese más ventajas

Et moins de désagrément
Y menos inconvenientes

Si l’âme était passionnée
Si el alma se apasionase

Le corps était dans un tumulte
El cuerpo se alborotase

Et les jambes répondraient
Y las piernas respondiesenEt du coin du paradis
Y del pedazo de cielo

Réservé, pour quand
Reservado, para cuando

Il est temps de livrer le matériel
Toca entregar el equipo

Distribuer les avances
Repartiesen anticipos

Aux plus nécessiteux
A los más necesitadosPeut-être vieillir
Quizá, llegar a viejo

Ce serait tout progrès
Sería todo un progreso

Une bonne finition
Un buen remate

Une fin avec un baiser
Un final con beso

Au lieu de les coincer dans l’histoire
En lugar de arrinconarlos en la historia

Transformés en fantômes avec mémoire
Convertidos en fantasmas con memoria

S’il ne faisait pas si sombre
Si no estuviese tan oscuro

Au coin de la rue
A la vuelta de la esquina

Ou simplement, si tout
O simplemente, si todos

Comprenons que tout
Entendiésemos que todos

Nous avons un vieil homme sur nous
Llevamos un viejo encima

 :J.m. Serrat

ASSAUT


ASSAUT

Des pas amortis par l’absence d’empreintes vident le sol de notes émotionnelles

la mémoire cette herbe folle se lance dans ses couloirs comme un fantôme à la fumée des cierges

Le temps des jupes écossaises marquait dans la table quelle matière collait au programme

Même plus de garenne en haut des vignes prenant les rangs à l’appel

le sol est devenu trop dur pour boire la pluie qui tape sans réponse d’entrer, elle roule

Souviens-toi comme le tronc des glycines exprimait une torsion douloureuse qu’il dissimulait sous son étalage de fleurs

A part une mouche qui se fait rare, le sein qui dépasse le boutonnage du décolleté qui tend sa joue aujourd’hui ?

Les voitures qui passent, emportées par la fureur des rivières, suffiraient à alerter la population d’aller voter l’obligation de tenir debout sur ses pieds. Mais je ne suis pas raisonnable.

Niala-Loisobleu – 27 Juin 2021

« HIGELIN SYMPHONIQUE et, IZIA » – BALLADE POUR IZIA


« HIGELIN SYMPHONIQUE et, IZIA » – BALLADE POUR IZIA

Peut-être ce qui m’attire en toi, tire en toi
N’est rien que l’autre versant de moi, sang de moi
Où m’attendait la jouvencelle
Cachée derrière les portes
Les portes du ciel

Rien de tout ce qui m’inspire en toi
Pire en toi
N’est plus doux que le grain
De ta peau, de ta voix
Dont la magie providentielle
M’ensorcelle et m’escorte
Jusqu’aux portes du cieL

lD’où, d’où, d’où viens-tu?


Oh, ma tendre merveille
Mon amour absolu
Bercée par le flot des sortilèges
Et des rêves étoilés
Sous le grand manège enchanté

Peut-être
Ce qui me relie à toi, lie à toi
N’est autre que ce cordon de soie, don de soi
Que tu m’enroules autour du cœur
Pour l’empêcher de courir
Se faire prendre ailleurs

Et si tout ce que j’adore en toi, dort en moi
Je veux que tu le réveilles en moi, veille en toi
Pour que de la terre au soleil
Des pluies de nos caresses
Naisse un bel arc-en-ciel

D’où, d’où, d’où viens-tu
O ma tendre merveille
Mon amour absolu?
Bercée par les sortilèges et les rêves étoilés
Sous le grand manège enchanté

Peut-être ce qui m’attire en toi, tire en toi
N’est autre que le sourire en moi, rire en toi
Du petit esprit malicieux
Qui lance des étincelles
Dans le ciel de tes yeux

Parolier : Jacques Higelin

LEURRE SONNE


Le poulailler dort

Le coq a décroché de la semelle

A quoi bon

Dans l’escalier monte cette odeur de croire sans show

Sur les mails des dents brille un bon jour sans grincements aux gorges du vert don

L’influence heure creusera ses maux

Mais on peut ça seoir par tout, mon mets trop ce matin est vide de mauvaise haleine

Je prends une ligne aérienne…

Niala-Loisobleu – 27 Juin 2021