DU JARDIN DE LA TÊTE AU CORPS


DU JARDIN DE LA TÊTE AU CORPS

Combien rapprochés sont les pas

l’enfant qui choisit de rester au seuil

sait que la porte sent la peinture fraîche d’herbe coupée ce jour

Le cerisier tient bon et renforce

de façon à demeurer cette tige qui forme tronc

Quand la nuit tombera l’enfant sortira du cadre de ses repères pour venir d’un rêve au-devant des prochains

le tant parent reste sur et dans les voix nouvelles

L’oiseau jouit de toutes les cerises sans les garder pour lui seul.

Niala-Loisobleu – 7 Juin 2021

QUITTER LA NORME.PAR JEAN CIPHAN (JEAN YVON CHAPIN)


QUITTER LA NORME PAR JEAN CIPHAN (JEAN YVON CHAPIN)

Quitter la norme.

Quitter la norme énorme et sèche,
Fouler le sentier vierge de la création,
Vagabonder au gré de l’imagination,
Respirer le bonheur !

Sublimer la peine en amour,
Le désespoir en délivrance…

Briser le miroir du confort,
Piétiner la quiétude du bien accompli,
Rogner les certitudes des gens établis,
Demeurer simple et fort !

Sublimer la peine en amour,
La solitude en espérance…

Hélas, sont vains ces vœux de fou !

Le fou n’a plus sa place :
La folie dérange, incommode,
Bouleverse les codes,
Les canons et les modes…

Ne serait-il fou que d’être autre,
Apôtre saoul d’amour sur les sentiers perdus,
Équilibriste seul, sur la corde tendue

Aux extrémités de laquelle
Tenaillent et cisaillent
Les tireurs de ficelle,
Les faiseurs de misère,
Les fomenteurs de guerre
Et les spéculateurs de mort ?

Gardons-nous de briser le subtil équilibre…

Si le fil se rompait,
Si s’effaçait le dernier port,
Si s’éloignait le dernier corridor,
Si s’effondrait le dernier pont jeté
Entre ciel et enfer au–dessus des abîmes,
Qui sait ce qu’il en adviendrait ?

Sans doute à tout jamais s’envolerait l’amour
Et fureur et folie atteindraient à leur tour
Les tireurs de ficelle !

Lors,
Ceux-ci,
Tombant de leur échelle,
Mêlant lames et traits,
Par malemort,
Dans leur folie
Produiraient l’ultime étincelle
Qui tout à néant réduirait !

Août 1986

Jean Ciphan


« Chemins d’ailleurs »Extrait de:  « Oser dire, poèmes et propos vagabonds » (Jean Ciphan)

DEBAL’ARTS – COGNAC JUIN 21


DEBAL’ARTS – COGNAC JUIN 21

Sous un soleil jouant avec un vent rameuteur de nuages, un Dimanche frais a montré le bout du nez du vaste changement qui s’opère en cette période de lâcher-prise de confinement qui se lance dans l’inconnu.

Le lieu est propice et s’est montré judicieux.

Fait principal à remarquer du matin jusqu’au soir les visiteurs n’ont pas cessé d’affluer, guidé par un automatisme collectif de présence d’abord manifesté pour eux-mêmes, mais initié par la manifestation.

Mouvement de foule que l’instinct animal guide, porteur pour la suite par ce qui sera ingéré.

Aussi les contacts qui ont pu émerger ont-ils eus une intensité particulière. J’ai eu cette émotion forte en retrouvant des gens auxquels je suis attaché par mon art, particulièrement par l’existence que j’y mène depuis longtemps.

. Certains s’étant déplacés depuis la Charente limousine pour me rencontrer, je ne les avais pas revus depuis 1984…

J’ai eu beaucoup de satisfaction au cours de cette manifestation, qui s’appuie sur un ressenti de volonté d’action culturelle à l’initiative de la Municipalité. L’éveil qui se manifeste avec des projets concrets, est d’un intérêt qui avait disparu depuis longtemps au plan culturel à Cognac. Pour ce qui touche à Débal’Arts, je suis heureux de remercier Nathalie Sauvaget, qui témoigne là de cette agréable impression créative.

Niala – 7 Juin 2021

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