L’ESPOIR – BERNARD LAVILLIERS & JEANNE CHERHAL


L’ESPOIR – BERNARD LAVILLIERS & JEANNE CHERHAL

Sur la noirceur du soleil, sur le sable des marrées
Sur le calme du sommeil
Sur mon amour retrouvée
Le soleil se lève aussi
Et plus forte est sa chaleur

Plus la vie croit en la vie, plus s’efface la douleur
Pour ces semaines aux traits noir, pour ces belles assassinées
Pour retrouver la mémoire, pour ne jamais oublier
Il faut te lever aussi, il faut chasser le malheur
Tu sais que parfois la vie a connu d’autres couleurs

Et si l’espoir revenait
Tu me croiras jamais
Dans le secret, dans l’amour fou
De toutes tes forces va jusqu’au bout
Et si l’espoir revenait

Sur mes doutes et ma colère, sur les nations déchainées
Sur ta beauté au réveil, sur mon calme retrouvé
Le soleil se lève aussi, j’attendais cette lumière
Pour me sortir de la nuit, pour oublier cet enfer

Pour voir ce sourire d’enfant, pour voir ces cahiers déchirés
Pour enfin que les amants n’aient plus peur de s’enlacer
Le soleil se lève aussi, Le soleil se lève aussi
Le soleil

Et si l’espoir revenait
Tu me croiras jamais
Dans le secret, dans l’amour fou
De toutes tes forces va jusqu’au bout
Et si l’espoir revenait

Pour la noirceur du soleil sur le sable des marrées
Pour ta beauté au réveil, pour mon calme retrouvé
Et si l’espoir revenait
Tu me croiras jamais
Dans le secret, dans l’amour fou
De toutes tes forces va jusqu’au bout
Et si l’espoir revenait

Bernard Lavilliers

EN TANT D’AIME


EN TANT D’AIME

Les louveteaux en porte-bagage

et l’amer aux Objets-Perdus

il est patent que l’ancre du jour de merde tire la couverture à lui

De la pluie dans le prochain dimanche

ferait tomber Débal’Art à l’eau

En qui croire et se fier à part son espoir insensé aujourd’hui plus qu’hier

Si jamais ça échoue mon peint sec reprendra de ton miel assis dans ton herbe la plus hôte

Niala-Loisobleu – 2 Juin 2021

PRESENCE DE LA GRIVE HUPPEE


PRESENCE DE LA GRIVE HUPPEE

De brun tacheté par petits sauts

L’espèce musicienne promène son long bec d’Europe en Asie

Huppe dressée

A la couvée du chardon

Un jardin à la française taille ses buis en labyrinthe

Garde moi au coeur

Le Minotaure en cornée

L’âne que je suis en raffole

Une manière de faire chanter l’essaim

Pour que l’abeille tète de sa pompe

A violacer la grosse fleur au sommet du piquant.

Niala-Loisobleu – 2 Juin 2021

MINE DE RIEN


MINE DE RIEN

Mine de rien et une allure de faux pâtre-grec proposant du fruit rouge d’hameçonnage pour trouver crédit

le bâton n’est pas la canne de Compagnon

on ne peut confondre la mer et la Mère d’une Cayenne qui libère au lieu de faire de vous un forçat d’un ancien bagne

Le camouflage est de mode

comme le temps tout sourit jusqu’à la grimace de l’heure suivante

Il a une gueule d’ange, méfies-toi de l’intelligence artificielle

c’est peut-être un parachutiste hacker qui vient s’approvisionner chez toi…

Niala-Loisobleu – 2 Juin 2021

FROID JAUNE


FROID JAUNE

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nous allons nuages parmi les esquimaux
embellir la convalescence de nos pensées botaniques
sous les crépuscules tordus
ordure verdie vibrante
blanc

j’ai rangé mes promesses confiserie hôtelier dans sa boutique
paulownias définitives
l’éloignement se déroule glacial et coupant comme une diligence éloignement pluvieux
adolescent
ailleurs sonore

piéton fiévreux et pourri et
rompu et broderies réparables
je pensais à quelque chose de très scabreux
calendrier automnal dans chaque arbre
mon organe amoureux est bleu je suis mortel monsieur bleubleu

et du cadavre monte un pays étrange
monte monte vers les autres astronomies.

Tristan Tzara