DESSEIN INCONNU A LA FENÊTRE


DESSEIN INCONNU A LA FENÊTRE

Par le bruit d’eau dans les canalisations, la présence s’approche de la fenêtre

Pieds nus elle va de la table de toilette où sur le marbre le broc de porcelaine rempli la cuvette

Dans l’intervalle, le tapis intercale d’une étape le sol de tomettes, un espace de chaleur lui remonte le long des cuisses jusqu’au ventre.

Deux pigeons roucoulent entre les jardinières

L’aube rosit au travers du lierre des géraniums.

Du laitier qui a laissé son passage à côté des nouvelles du jour.

Rien qui vaille

Je choisis le bruit de pattes des oiseaux qui conversent au-dessus de ma tête sur le zinc de la toiture

Ce grain de beauté m’interpelle par l’endroit où la nature l’a logé

De quoi remonter entre l’insignifiant d’une toilette à la mode au départ de la genèse

Du goût que j’ai pour le fond des choses, j’aime mieux quand tes seins tombent du soutien-gorge que cette arrogance que leur donne l’armature

Sans compter que la grâce généreuse que la chute leur confère donne à l’oreille des désirs d’écouter le coeur s’exprimer

T’es mon village

Mon tertre

Mon père aurait motif d’y planter son chevalet

Regarde voici la Cité, l’Île-St-Louis

Laisse-moi tremper dans ton reflet.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2021

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