AU TIMBRE TA COULEUR


AU TIMBRE TA COULEUR

De ce que j’en connais au relief du sein s’abrite la coulée revenue par la caresse tendue au châssis à clefs

Flamme verte de la fleur bleue du lin

Encrier d’une calanque

Manivelle où le cheval est en déborde du Cadre Noir pour les bords d’orée des guitares

A la peau le pouls cogne de proue au gouvernail

Flottaison d’un trait bien marqué traversant la paume

C’est vrai que laisser dire d’autres en commentaires nous rapproche comme personne ne peut connaître

Le son et l’odeur de la peinture gardant sa parenté de chien au lit des draps

Gémissons, gémissons

De cobalt

Emeraude

Rose

Arc de chrome

Un vermillon se tord en quinachrodine mêlé aux ocres de taire que tes chiffons pompent aux poils pour pré-saler

nos haleines de pore en pore.

Niala-Loisobleu – 18 Avril 2021

D’ÉPOQUES, L’AMOUR TENU APPORTE 2


D’ÉPOQUES, L’AMOUR TENU APPORTE 2

Sûreté de la main

autrement gauche

Dans l’écart des trous du langage, on devine aux frissons de l’herbe, le dessin préparant le peint

la boulange ses souvenirs d’enfance mis sur l’appel

entre ses jambes bleues comme tu dis balancées à la branche vive du jardin de l’enfance

Danse, danse, danse

ton mouvement de corps à l’apporte.

je pétris.

Niala-Loisobleu – 18 Avril 2021

AMOUREUSES


AMOUREUSES

Elles ont les épaules hautes

Et l’air malin

Ou bien des mines qui déroutent

La confiance est dans la poitrine

A la hauteur où l’aube de leurs seins se lève

Pour dévêtir la nuit

Des yeux à casser les cailloux

Des sourires sans y penser

Pour chaque rêve

Des rafales de cris de neige

Des lacs de nudité

Et des ombres déracinées.

Il faut les croire sur baiser
Et sur parole et sur regard
Et ne baiser que leurs baisers

Je ne montre que ton visage

Les grands orages de ta gorge

Tout ce que je connais et tout ce que j’ignore

Mon amour ton amour ton amour ton amour

Paul Eluard

DANSE AU JARDIN DE NIALA 6


DANSE AU JARDIN DE NIALA 6

Tenue à son treillis la Barbara tient l’amour secret pour le faire vivre comme ce qui qui ne peut s’accoupler au bavardage

l’encoignure du mur et la défense du volet animent cette présence des poings tapie dans l’atelier au coeur de sa rage qui n’a jamais faillie, des brouillards des grandes manoeuvres trompant pour écarter le non-luisant des vers

Poings qui cognent d’Autan plus du point de départ par les errances de reculades mises en pandémie et que notre unité affirme dans sa danse, n’en déBlaise à tout le monde

Assez forte pour s’en sortir seule

la poussée printanière n’a pas à s’égarer dans un théâtre de jardin tourné du mauvais côté d’un spectacle confiné

Décroché des cintres, au sein du réel point besoin d’un décor en street-art, il n’y a de murs que dans l’illusion du désir feint bloqué trompeur à son propre-piège.

Niala-Loisobleu – 18 Avril 2021