LA GAZELLE PROPHÉTIQUE


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LA GAZELLE PROPHÉTIQUE

Soulevé par un
Atlas à qui il serait — plus qu’un fardeau —

un boomerang
Mon monde


Cheval irréductible à sa propre sauvagerie qu’Attila eût

fait brûler sur un bûcher de selles —
Déferle sur le monde résigné comme la malle sur la rive de l’île du marronne

Ambassadeur de mon double dans la capitale de l’antisolipsisme

— la
Modernité —

Je désire que jamais mes cendres ne se reposent de la déception du plus grand choc que j’ai pu éprouver dans ma vie

Et me jette — à l’instant — dans cette résolution agonistique :

Rivaliser de puissance avec l’invivable.

Alain Jouffroy

CONVICTION – BEA TRISTAN


CONVICTION – BEA TRISTAN

Je te ferai pleurer

Pour que tu liquides ta peine
Et je te ferai danser
Pour que tu envoies valser tes chaînes

Je te ferai rire
Pour que tu montres les dents
Et je te ferai courir
Pour que tu reprennes de l’élan

Je te ferai sauter
Pour que tu n’aies plus peur du vide
Et je te ferai nager
Pour que tu te lances dans les rapides

Je te ferai rouler
Là où d’autres bloquent les freins
Et je te ferai trembler
Pour que tu n’aies plus peur de rien

Je te tendrai des pièges
Pour que tu gardes les yeux ouverts
Et je te lancerai des pierres
Pour que tu te mettes en colère

Je brûlerai ta maison
Pour que tu partes en voyage
Et je paierai des espions
Pour qu’ils volent tes bagages

Je te ferai pleurer
Pour que tu liquides ta peine
Et je te ferai danser
Pour que tu envoies valser tes chaînes

Je te ferai rire
Pour que tu montres les dents
Et je te ferai courir
Pour que tu reprennes de l’élan

Paroliers : Bea Tristan

L’AMANDAIE


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L’AMANDAIE

Chronos arrive au bord et sonne à larmes

du fond de la cour sans dédale

la terre cuite ocre l’aqueux taurin en falaises vient

tenir l’Epoque

en vie dans ses mains et pas sous-globe sur la cheminée

Je palpe hit

Oui la rousse automne au geai bleu

Je l’ai dit il y a très longtemps

L’AUTOMNE

fait bien pousser l’peint tant

Moire c’est moire

Jamais ne meurt

au patio le vaste champ de cette fontaine rose hibiscus grimpant par-dessus les murs

L’en faire en dragon consume le parasite du Mont

Seins, miches, ailes

Absolu

mon enfance rendue je n’aurais eu que l’âge d’aimer

Merci la Vie !

PENSER AUX BOURGEONS DE L’AMANDIER !…

Que deviennent les bourgeons de l’amandier ?

l
Poussent-ils encore dans les ruines ?
Si les surgeons de la haine
Les assassinent
Qui pourra
Les remettre sur pied
Sauvera leur scène

Et pourtant on en voit encore s’épanouir
Entre les gravats – la terre
Et la mélasse …
Si ce n’est dans les larmes qui les enlacent
Qui pourra encore leurs racines
Reconstruire ?

Une pluie de flammes – de bombes et de missiles
Ce n’est pas un drame pour les « aveugles »
Qui conspuent ces âmes
Et qui beuglent :
« Bravo ! Bravo ! » Du fond de leur île

Est-il interdit : l’amour pour cette terre ?
Qui dit qu’il faille recommencer ?
Comme si ce n’était pas assez :
Ce destin d’enfer
Qui les enterre !!

Va-t-on épuiser par le feu tout leur sol ?
Malgré le fer et le sang
Puissants ils résistent
Et viendront encore
En fleurs
Ils insistent comme les symboles
De ce qui – jamais – ne meurt …
Si donc ce n’est pas vol
C’est un viol

Or les bourgeons jouent entre eux sous la pierre
Où les édifices détruits nous laissent
Un cri qui blesse :
« Non ! Ils ne doivent payer le prix
D’un pays que l’on veut rayer
Ils sont encore sa lumière ! »

Ils sont dans l’ombre de leur étoile
Ceux qui coupent les arbres
De leur ciel
Ou leur jettent le feu et le fiel
Et ils restent de marbre
Dans leur toile
Qui s’étend
Sans que les temps ne murmurent
Contre les raides murs

Et des bourgeons on entendait souffler des femmes
Au milieu des balles qui sifflaient
Au hasard sanglant qui giflait
De sa mort les corps
Et les emportait
Sans un drame

Et maintenant où sont les mains qui implorent
Du fond de leur « Éden merveilleux »
De ne plus toucher
Aux beaux yeux
Des petits princes – de les laisser éclore ?
« Mais rentrez les armes
Rincez les larmes
Séchez-les
Et faites que les jeunes pousses
Ne se blessent plus
A leurs racines
Assassinées
Laissez ! Oui ! Laissez-les pousser
Dès qu’ils sont nés ! »

Alain Minod

DANSE AU JARDIN DE NIALA 3


DANSE AU JARDIN DE NIALA 3

La terrasse en frissonnant sous le vent frais du matin téléphone

« Bonjour »

Rose, jaune, mauve qui descend en gorge comme avant de partir à les colles

La clématite guérie de la chenille reste bleue de son nom-soleil qui dit oui

j’ai eu des cognements de coeur en ouvrant l’atelier

c’est vrai que l’Amandaie

« Autan le dire »

suit l’évolution de l’EPOQUE dans ce qu’elle a de mystique

en se montrant nouvelle dans sa véronique tout à fait duelle de mise amor

Les toros noirs au coeur du rouge de la langue de Federico tireront la danse dans l’arène

au premier mouvement de la trompette.

Niala-Loisobleu – 16 Avril 2021

 L’amour c’est l’affaire des gens par Gilbert Becaud


 L’amour c’est l’affaire des gens par Gilbert Becaud

L’amour
L’amour
Pour tout l’temps
Ce sera l’affaire des gens
Les gens
C’est nous
Et y’a que nous
Qui pouvons faire quelqu’chose pour nous

Il y a le printemps
Bon
Ça c’est l’affaire du printemps
Il y a l’hiver
Bon
Ça c’est l’affaire de l’hiver
Il y a la gloire
Pour les héros et pour l’histoire
C’est pour les grands
Les tout grands
Des premiers rangs

Mais
L’amour
L’amour
Pour tout l’temps
Ce sera l’affaire des gens
Les gens
C’est nous
Et y’a que nous
Qui pouvons faire quelqu’chose pour nous

Il y a l’argent
Bon
Ça c’est l’affaire de l’argent
https://193fb80a1df50a611bc6b5b8b09104a4.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.htmlIl y a le Bon Dieu
Bon
Ça c’est l’affaire du Bon Dieu
Y’a les étoiles
Ell’ s guident les pauvres bateaux à voile
Depuis longtemps
Longtemps
Il y a la guerre
Ben cette fois allez la faire
Les importants
Les présidents
Passez d’vant

Mais….
L’amour
L’amour
Pour tout l’temps
Ce sera l’affaire des gens
Les gens
C’est nous
Et y’a que nous
Qui pouvons faire quelqu’chose pour nous.

Paroles: Frank Thomas. Musique: Gilbert Bécaud 1976