CES INSTANTS PROVIDENCE


CES INSTANTS PROVIDENCE

Vent à la frontière qui marque le lieu où la voix caresse de soie à soi

Quelques mots sur le papier laissé sur le carreau

au coin de la table

à la ligne du commencement de peau

ça commence au quatrième bouton pour descendre de la bretelle à l’agrafe

élastique d’un saut

l’air soulève pas de questions

les enfants chat balance pour eux

M’aime pas eu peur, dit l’oiseau quand tes seins ont sauté du balcon

Seul le cheval est venu tout près pour boire avant qu’une mauvaise raison les rentre.

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021

LARME A GAUCHE


LARME A GAUCHE

Charline Mignot

J’ai regardé dans ton téléphone
Y avait un mail de Camille
Dans ma tête, ça résonne
Elle est charmante cette fille
Je ne l’ai pas supprimé
J’ai attendu que tu le vois
Et là, j’ai pu t’admirer
En train d’imaginer sa voix

Elle fait pleurer les garçons
Qui s’attendrissent devant elle
Elle fait pleurer les garçons
À qui elle ose dire non
Elle fait pleurer les garçons
Qui lui disent qu’elle est belle
Elle fait pleurer les garçons
Et elle a bien raison

Elle fait pleurer les garçons
Elle fait pleurer les garçons
Elle fait pleurer les garçons
Elle fait pleurer les garçons
Et elle a bien raison

Langoureuse et sensuelle aux accents de vanille
Elle t’emmènera au septième ciel, là où chaque étoile brille
Là où chaque étoile brille
Là où chaque étoile brille
Là où chaque étoile brille
Là où chaque étoile brille
Brille
Brille
Brille
Là où chaque étoile brille

Elle fait pleurer les garçons
Qui lui disent qu’elle est belle
Elle fait pleurer les garçons
À qui elle ose dire non
Elle fait pleurer les garçons
Qui lui disent qu’elle est belle
Elle fait pleurer les garçons
Et elle a bien raison

Elle fait pleurer les garçons
Elle fait pleurer les garçons
Elle fait pleurer les garçons
Parce qu’elle ose dire non

DES LYRES DU CHEVALET 1


DES LYRES DU CHEVALET 1

Sorti du coup de froid

d’un enrubannage d’arc-en-ciel et dans tous les sens voilà qu’il hennit

d’art-son le chevalet

Hum hum

Effet fée ?

Y veut de la toile

Ya de ça

à la façon que l’haleine tire sa manche au soleil pour un bouton fruitier

Eglantine ?

Pluto genre canin qui mine de rien dit cerise

Vais hâlez voir s’qui s’passe à fond de cale on dirait que la quille gratte au corail…

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021

LA BOÎTE A L’ÊTRE 46


LA BOÎTE A L’ÊTRE 46

Par le rayon de soleil hors catégorie qui l’éclaire, ma boîte bat en corps par l’oiseau niché dans sa main. Le temps a coulé. Ma dernière conversation remonte au 7 Décembre 2018. Epoque que les moins ne peuvent pas connaître, tant ce qu’elle portait d’espoir naturel, qui n’avait pas besoin de vaccin pour perdurer. La suite quand on l’avance au Centre fait monter le filet d’air dans l’enfoui, sans qu’un anachronisme tente de boucler la page

Le chat est maître de la bambouseraie

ces longs étirements font ses griffes à la densité végétale qu’un sentiment de fond poursuit dans l’organique taire d’hier et d’aujourd’hui

Le mystique y développe la force d’une composition chimique dans laquelle les effets de l’âme prédominent assez pou laisser les erreurs de l’humeur du quotidien loin derrière.

Le banal s’enfonce dans l’ignorance qu’il choisit d’adopter

s’habillant de tout ce qui dissimule

A confondre le système de fonctionnement de la Nature avec ses petites habitudes, l’Ëtre se plante à côté

L’automne mûrit en se tapissant dans le pourrissement , elle est la parturiente qui refuse le déni

La pointe rose de l’oeil qui crève à la branche n’est pas profane, elle initie le printemps dans son ensemble absolu.

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021