Where Do Lovers Go?- Ghostly Kisses


Where Do Lovers Go?- Ghostly Kisses

Rencontrez-moi là où tous les torts tournent à droite
Meet me where all wrongs turn to right

Rencontrez-moi là où la lumière salue l’obscurité


Meet me where the light greets dark

Où vont les amoureux quand ils sont fatigués
Where the lovers go when they are tired

Gardez-moi là où vous cachez votre deuxième vue
Keep me where you hide your second sight

Au fond de là où les secrets commencent
Deep inside where secrets start

Où vont les amoureux quand ils sont fatigués
Where the lovers go when they are tired

Regardons les derniers rayons disparaître
Let’s watch the last rays fading out

Enlacer nos corps sur un terrain d’entente
Entwine our bodies on common groundVoulez-vous tenir bon, mon amour
Will you hold on, my love

Même en période de difficulté?
Even in a time of trouble?

Je veux tenir bon, mon amour
I want to hold on, my love

Même dans les moments difficiles
Even in times of trouble

Voulez-vous tenir bon, mon amour
Will you hold on, my love

Même en période de difficulté?
Even in a time of trouble?

Je veux tenir bon, mon amour
I want to hold on, my love

Même dans les moments difficiles
Even in times of trouble

Rencontrez-moi où vous pouvez briser le silence
Meet me where you can break the silence

Rencontrez-moi là où la lumière salue l’obscurité
Meet me where the light greets dark

Où vont les amoureux quand ils sont fatigués
Where the lovers go when they are tiredRencontrez-moi dans la douceur après la lumière
Meet me in the gentle after light

Où ton monde s’effondre
Where your world falls apart

Où vont les amoureux fatigués?
Where do lovers go when they are tired?Regardons les derniers rayons disparaître
Let’s watch the last rays fading out

Enlacer nos corps sur un terrain d’entente
Entwine our bodies on common groundVoulez-vous tenir bon, mon amour
Will you hold on, my love

Même en période de difficulté?
Even in a time of trouble?

Je veux tenir bon, mon amour
I want to hold on, my love

Même dans les moments difficiles
Even in times of trouble

Voulez-vous tenir bon, mon amour
Will you hold on, my love

Même en période de difficulté?
Even in a time of trouble?

Je veux tenir bon, mon amour
I want to hold on, my love

Même dans les moments difficiles
Even in times of trouble

LE POIDS VIVANT DE LA PAROLE


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LE POIDS VIVANT DE LA PAROLE

On peut écrire, et l’on écrit ;
On peut se taire, et l’on se tait.
Mais pour savoir que le silence
Est la grande et unique clef,
Il faut percer tous les symboles.
Dévorer les images, Écouter pour ne pas entendre,
Subir jusqu’à la mort
Comme un écrasement
Le poids vivant de la parole.

Armel Guerne

DOUCEUR COUPÉE


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DOUCEUR COUPÉE

Où vit la douceur

je touche la dormeuse

ou le dormeur ami.

Mais rien ne sauve

le feu qui s’évertue

à lécher la pâleur

du palais, du paradis.

Adore la verge dure cachée dans le lilas.
Vole bras et jambes, provoque attentats, merveilles.
L’alcool bu délivre palabres et paraboles.
Le feu mange la main du dormeur à court d’haleine.

Détresse en son mât : pieds et mains qu’on lave le plus souvent possible.
Et la langue a la saveur de l’autre langue.
Et nous parlons ensemble de carquois ou de pals, unis, désormais.

Plie les doigts : tu allonges le sang dans sa course où grossit l’ombre du poing.
Les nerfs sont invisibles : meurt comme verre le bruit le plus lointain, le silence où tu vis de la tête aux pieds.

Épaule belle ou bassin

de pierre, de rose, de feuille.

Ou lune de laine

sous la langue légère

qui dort dans le palais.

Cinq doigts, cinq tempes

et le thym touché

qui meurt dans la bouche.

Le gel et la salive

luisent dans l’œil :

quelle crête y croît ?

Quelle flamme y palpite?

Un fil d’or casse.

Le cœur ne bat plus.

Maison-tambour: l’osselet traverse aussi le linge.
Et le fil du souffle est roulé dans le cœur.
Et les doigts craquent ou frottent la peau dès qu’on bouge la tête.
La main grandit dans le corps qui sommeille.

Le coq roule en campagne et les nains siffleurs sifflent de tous leurs sifflets noirs.
Jura suisse ameute et poternes, et casernes.
On se croirait déjà, dès le jour qui pointe, décédé à jamais.
Ment impunément qui meurt à tout instant.

Nos marquis, nos mimosas,

nos femmes les aiment.

Jeux jaillissent: quilles

bras de thym volé…

Qui s’appelle

Caillou-la-langue?

Qui tombe dans le torrent

qui n’existe pas?

Nulle coque, nul corps.

Seule, l’ardeur lisse

de la plume ou de l’œil.

Petits cris, petits pas.
La rivière se déchire.
Cent sabots brûlent.
Gens joufflus huent mendiants et voleurs.

Commence ici le charabia des coqs et des tortues: la boule du sommeil roule dans le lit du voisin.
Les doigts font leur douceur par le chemin des jambes : voici poinçons et marteaux, qui vont, qui viennent.
Une fontaine étouffe le lent tocsin du cœur.

Les bons enfants, près de l’agneau, ne sont ni soumois, ni pervers.
Dormons dans les bras des autres.
Un bouton de métal agace la nuque ou le poignet.
Nul rêve n’endort le froid qui, soudain, nous garrotte.
Je tire le corps du fils dans le jardin désert.

«Main fermée sert de logis au petit poing du voleur, à la langue de la fileuse, au nain bossu des contes, à la main du
Mozabite, au sein de l’endormeuse.
Je tire d’une boule de laine oreillers et pourpoints».

Deux garçons d’œufs battus vivent dans la coque du poignet: je cache les marteaux dans la serre et n’y vais plus jamais.
Je cuis à four très doux le gâteau russe.
Et la pluie peut frapper au carreau.

La fauvette y loge.

Dieudonné meurt dans les chardons.

Le plus grand doigt de la main

n’est qu’un frère parmi d’autres.

Peut-il toucher les lèvres ?

Peut-il suivre la trace

de la salive heureuse?

Étrave du poing qu’on lance,

qu’on brandit au combat.

Ou mât de verre très bleu

dressé parmi les hampes.

Ouvre les bras.

Le cerf-volant s’abat

dans un sabot fleuri.

Et c’est la cavalcade

des nains et des toupies.

Accueille en ta maison

les miroirs, les feux d’herbes.

Amis des bras et des épaules, et des coudes creux, des paumes, voici les fourreaux froids du gel.
Avance vers moi, rivière.
Et vous, chercheurs de petits os, le délire vous emporte.
Les cinq doigts de la main sont les chemins du cœur.

J’amoncelle

cuillers et pieuvres de papier,

carcans et bouts de laine.

En un mot, je vole

femmes et garçons, bétail.

L’haleine de la lune

me teint les cheveux.

Je me couvre de sable: je prononce les mots simples tels que «rêve» ou «vie».
Vélocipède existe aussi dans la douceur noyée de ce que j’aime…

Vanille oscille en vain.

Dans la souche, un poing de fille

serre les cheveux du vent.

La petite poudre blanche

me couvre tout le corps.

Visage anonyme esquive

le baiser du souffleur.

Un coup de hache dans un tambour et rien ne sera plus pareil : la langue dans l’entrejambe devient l’onguent bleu des fêtes.
L’œil funèbre, le lasso.
Donc, les petits hommes pissent dans l’étui des supplices.

Mille empires dans la main.
Je suce la fleur d’ombre et l’eau vive envahit le cœur noir d’un garçon.
Passe un siffleur d’insultes, connaissant venins, vertiges…
Dans la jambe, un renard doré perd son plus beau pelage.

L’arc de ta langue est instrument de sourd.
Une pelote de laine cache le petit cœur des amis du dimanche.
Et l’on pèse le sel, pour mieux vivre.

Jacques Izoard


LES GIBOULÉES ET LE HASARD QUI ÉCLAIRE

LES GIBOULÉES ET LE HASARD QUI ÉCLAIRE

A Paris Le 14-03-2021

LES GIBOULEES ET LE HASARD QUI ECLAIRE

Giboulées ! Vous tenez Mars en sauvage paix
Car lorsque Soleil perce dans les nuages
Vous nous entretenez de cet espoir épais
Que Dame Nature veille en Paris sans rage

Nous voudrions aller loin dans la liberté
En alliant dans nos corps les grains et leur puissance
Avec cette présence empreinte de beauté
D’éléments d’univers portant terre à l’essence

Alain Minod