LA GITANE – ALLAIN LEPREST


LA GITANE – ALLAIN LEPREST

Je la voyais danser, danser
La gitane sur le paquet
Des cigarettes de papa
Elle avait une robe en papier
Les yeux bleus comme la fumée
Et la peau couleur de tabac

Eh, señorita SEITA
Ce soir je vais craquer pour toi
L’accordéon de mes poumons
Sur cette fine silhouette
Et ses castagnettes muettes
Dans la nuit noire du goudron

Viens me donner à la tétine
Ces paroles de nicotine
Qui mettent ma gorge au supplice
Quand cent mille bouches te baisent
Du bout filtre jusqu’à la braise
Dans un champ de papier maïs

Descend jusqu’au fond du mégot
Chanter du rocko-flamenco
En grattant mes cordes vocales
Danser les pieds nus dans la cendre
Allumer ma bouche et entendre
Battre…

MUSE ET HOMME


MUSE ET HOMME

De la rue des seins paires au quai Malaquais

hâler au Quartier Latin

boire aux fontaines entre les bassins

interdictions de marcher dans l’herbe non respectées

former le môme home

aux découvertes de la race humaine

quelle belle histoire naturelle

te tend les draps avec les pieds qui dépassent

pour modèles des grandes verrières des ateliers picturaux de l’anatomie.

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2021

JE ME SURPRENDS ENCORE À RÊVER


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JE ME SURPRENDS ENCORE À RÊVER

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Je me surprends encore à rêver

Je me surprends encore à rêver

Comme si l’esprit la volonté

Passaient leur temps à oublier

Comme une Noyade intemporelle de coups qui pleuvent drus

On dirait un espace d’oubli il me semble vaguement

Comme un lieu d’exil où l’âme recharge d’espérance les routes divaguées

Mon esprit, lui, vagabonde

Eperdu et libre

Il n’attend qu’absolu

Et pense… ou ne pense plus…

Il se laisse aller au fil des temps qui accourent

Chiens de guerre, tambours battant petits soldats de plomb

Je ne vous laisserai pas faire d’une individualité un membre lacéré de vos cohortes haineuses

Chiens de guerre, tambours battant petits soldats de plomb

Vous y laisserez plumes et eaux… La bête immonde est en corps féconde

Redoutables sont ses réveils

Attentives sont mes Nuits

De garde, de veille où le cœur humain veille et se garde

Yves Wauthier

ET MAIN TENANT ?


« ET MAIN TENANT ? » – Niala – 2021 – Acrylique !/toile 55×46

ET MAIN TENANT ?

Les lises s’insinuent dans une pandémie qui hésite à se reconnaître dans son état réel

L’administration ouvrant et fermant l’écluse sans regarder où en est le navire

Quand prise mon oasis sortit ma main fruitière de sa libre-expression culturelle pour un changement en état de mendiant disparut la perspective de montre aux expositions

Amputation sans remède à la gangrène

Alors

ET MAIN TENANT

que va-t-on faire ?

Mourir pour des idées quand en plus il n’en existe aucune c’est pas mon choix.

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2021

LES SOLEILS FATIGUÉS S’EN VONT SE REPOSER


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LES SOLEILS FATIGUÉS S’EN VONT SE REPOSER

Les soleils fatigués s’en vont se reposer
Dans la nuit où l’idée dort sur un lit de cendre
Aussi grise et ridée qu’un hymne à composer
Sur un mur d’escalier impossible à descendre

Les soleils attristés de tuer jusqu’au sandre
Ne furent pas priés par aucun de poser
Leurs épées convoitées par le Grand Alexandre
Sans qu’ils eurent une autre idée à proposer

Ils mirent du temps pour réfléchir en commun
Au changement devant s’accomplir sans mesure
Pour ne pas décevoir et ne pas voir comme un

Traitement appuyé assurant une usure
Aussi prématurée du naturel accord
Qui lie l’âme éternelle à l’éphémère corps.

Jean-Michel Bollet