MANSARDE


MANSARDE

7° sans ciel

creux de tomettes

le chat gratte

je me cogne la tête à chercher la tienne

allongé sur la carpette

un broc dans la cuvette

l’eau courante est à côté des toilettes au bout du couloir….

Niala-Loisobleu – 31 Mars 2021

SCALA INTERMEZZO


SCALA INTERMEZZO

Au long col du bec en fontaine

coule l’espérée composition aqueuse

Tout moussu au bout d’une longue course le cheval s’approche

et boit le reflet du ciel

dans l’abreuvoir branché d’oiseaux

Le soleil dessine l’ombre de cette image

qu’un vélo à rose

d’éclats de rire en virée de Mars

que tes cuisses actionnent en se la jouant violoncelle

Niala-Loisobleu – 31 Mars 2021

LE TEMPS A BATTU SON PLEIN … LA NUIT S’EN VA


LE TEMPS A BATTU SON PLEIN … LA NUIT S’EN VA

La tête prise par mille feux qui enrubannent le boulevard ,
On se laisse porter dans la ville qui se réveille avant le jour .
Quelques fenêtres diamantent dans des hauteurs obscures ;
Elles retiennent de l’errance du regard

L’horizon , rampe de la nuit serrée par les étoiles des lampadaires ,
Se soulève en couleur mauve .

Tout un théâtre de vie veillée par la Marianne noire , est encadré
Par les enseignes qui l’ensanglantent .

Une bise glacée sous l’auvent ; elle embrasse l’éveil …

Bleu plafond de la nuit qui décline …

Les liens de moins en moins lâches des silhouettes grises
Qui courent , courent ,
S’augmentent
Des files serrées de fauves aveuglants .

Tête rentrée dans la lèvre du boulevard ,
On est pris maintenant
Par l’accélération
Du rythme de
La circulation …

Les mots sont soufflés dans le gris du jour qui vient
Et la pierre pâle , hirsute , des immeubles
Ne nous laisse plus distinguer
Les lueurs des fenêtres .

L’horizon est aux filets noirs des arbres
Fondus dans un harnachement blanc
Du ciel …

Plus d’étoiles fixes … Plus de feux roulants … Plus de files serrées de fauves aveuglants .
Quelques passants se précipitent …

La première heure du jour est là , coïncidant avec la première affluence passée, appelée
Par le travail .

Alain Minod

ENTRE MAIN TENANT, C’EST OUVERT


ENTRE MAIN TENANT, C’EST OUVERT

Frissons des arbres. Le chat se glisse entre les troncs

Encore baignée dans la rivière que tu as laissée, la lune se retient d’aller de l’autre côté où la grenouille a traversé à gué ta position du lotus. Comme ces temples dans la plaine où la prière se renvoie son secret en rebonds de balle de l’enfant qu’on a conduit dans un sommeil apaisé

Sur un coin de la table le pot de pinceaux tend les poils sur la chair de poule d’une inspiration solaire en mouvement

L’odeur du café qui va de la tasse aux tranches de quatre-quarts trempe ses lèvres au bonjour dénoué de serviette

C’est peu dire

l’important est gardé dans l’essentiel de la pensée déjà en chemin pour t’accueillir

Entre c’est tout vers…

Niala-Loisobleu – 31 Mars 2021

Quant à réunir


Quant à réunir

Au premier mouvement de la pédale wah-wah, en voyant les fourmis partir en tous sens, j’ai pensé aux nageoires des chants de blé lorsque le vent sort des coquelicots un autre goût du peint

On couve en soi plus d’envie en consigne, que de secousses au départ des trains

Et le sifflement de la glace baissée dans le couloir quand on se penche sur l’écartement des cuisses de sa voisine coin d’en-face, Le voyage sort du tunnel. Mène à quai 5′ d’arrêt. Vous allez où, Mademoiselle, lui-dit-il, en rapprochant son jeu nous comme on sort sa carte pour une réussite. Elle baisse les yeux. Puis décommande son attente de rien en se disant ma foi si les voyages forment le jeûne est-ce pour mourir ventre vide ?

Les trains redonnent aux transports un surréalisme qui est moins chiant qu’une journée de cours à apprendre par coeur ce qui n’a rien des cris, la philosophie d’un lit-clos sur l’abstinence a mille fois plus raison qu’un théâtre d’ombre en projection quotidienne

Léonor Fini

m’a fasciné par son parlé le chat, le miaulement des profondeurs dans la courbe du do qu’elle a eu, c’est accourir dans l’ô riant express.

Niala-Loisobleu – 30 Mars 2021

DU JOUR AU LENDEMAIN CE SOLEIL MUTE


DU JOUR AU LENDEMAIN CE SOLEIL MUTE

« Cher Sagittaire, aujourd’hui, en amour, vous avez besoin de ressentir que les personnes que vous aimez et que vous estimez sont présentes pour vous. Désir d’affection, de tendresse, envie d’entendre que l’on vous aime, toutes les formes de preuves d’amour sont les bienvenues. De votre côté, vous exposez vos sentiments de façon XXL »

Je confirme avoir eu ce ressenti au levé….mais à part un véritable soleil météo, le moins qu’on puisse dire c’est que le vent a tourné depuis hier sans que j’y sois pour quelque chose

Alors la vérité étant devenue aménageable …on ne se méfierait jamais assez

Seulement devoir se méfier de tout comme de tous c’est pire qu’une lèpre dévorante

Le choc au ventre j’ai repeint le 8 d’hier sans le noircir, il ne méritait pas cette imposture. En revanche en blanchissant sa partie fausse je lui ai redonné sa vérité haut-la-main

L’oiseau sent toujours le vent qui tourne avant la tempête

Aider les autres ne doit pas conduire à se faire passer pour ce que l’on est pas, que l’on a pas dit, que l’on a pas fait et encore moins voulu

écrire l’amour en rimes à rien, c’est pas joli du tout

je ne veux pas laisser le laid pénétrer, j’ai dit ce que je ne veux pas galvauder du Beau.

Niala-Loisobleu – 29 Mars 2021

On ne se méfie jamais assez – Julien Clerc


On ne se méfie jamais assez – Julien Clerc

On ne se méfie jamais assez
Les alarmes, les sirènes de pompiers
L’amour a tôt fait de les faire taire
L’amour fait tomber toutes les barrières

Hey hey
Je suis tout à toi, j’ai dit
Hey hey heyEt tout de moi elle a pris
Elle a pris ma tête et j’ai dit oui
Elle a pris mes bras pour toutes ces nuits
Elle a pris mon cœur
Et mon cœur s’est épris
Et mon cœur s’est épris

On ne se méfie jamais assez
Pourquoi vivre si c’est pour se méfier
On se sent les instincts généreux
On donne sans compter et c’est tant mieuxHey hey
Je suis tout à toi, j’ai dit
Hey hey heyEt tout de moi elle a pris
Elle a pris ma tête et j’ai dit oui
Elle a pris mes bras pour toutes ces nuits
Elle a pris mon cœur
Et mon cœur s’est épris
Et mon cœur s’est éprisTatadalalalatadata
Tatadalalalatadata
Oh dadada
(Oh dadada) Et mon cœur s’est épris

On ne se méfie jamais assez
C’est bien trop tard qu’on sent le danger
J’aurais dû savoir que tout se gâche
Ma jolie fleur était une peau de vache

Hey hey
Être à toi, je ne veux plus
Hey hey hey

Mais elle ne m’a rien rendu
Et depuis sans tête, sans bras, ni cœur
Un fantôme vidé de l’intérieur
Je chante à qui veut l’entendre, ma douleur
Entendez ma douleur
Tatadalalalatadata
Oh dadada
Oh datadalalalatadata
Oh dadada
Oh dadada (Entendez ma douleur)
Hey, oh tatadalalalatadata
Oh dadada
Oh datadalalalatadata
Oh dadada
Oh dadada (Entendez ma douleur)
Oh datadalalalatadata
Oh dadada
Oh datadalalalatadata
Oh dadada
Oh dadada (Entendez ma douleur)

 Paroliers : Alexandre Michel Andre Beaupain / Julien Clerc