DES VOIES QUI SIFFLENT


DES VOIES QUI SIFFLENT

Revenant chez moi par le chemin de la Charente , j’ai regardé l’Arbre à la Corde en pensant que ses pendus ne sont que rires et cris joyeux d’enfants sautant au bain d’été. Cet endroit est simplement ravissant. Voilà bien un fleuve de douceur et d’amours sereins qui garde l’humeur renaissance de son roi. Pas d’électricité dans l’air, tout est calme, très lumineux. La belle plisse sa robe dans un soleil matinal avec langueur autour de l’Île Robinson. Je te montre cette traversée que les biches au matin font sans manières dans les déchirures du brouillard pour que tu saches comme la confiance d’être en existant dans son environnement donne d’assurance à poursuivre. Suffit de si peu de choses pour se sentir bien que tu peux arriver à rassurer les oiseaux de t’accompagner sans danger. Là, il y en a qui pêchent au lancé de leur tête en piqué. D’autres amoureux au levé poursuivent la parade du rêve qu’ils ont animé. C’est le moment que choisissent les poissons-voyeurs pour se rincer l’oeil en sautant s’en prendre une goulée. D’autres revenant des vignes sont restés trop longtemps du côté des alambics , ils titubent. Au poignet la montre s’est impatientée en guettant ta première manifestation. Belle couleur. Ronde comme du fruit de poitrine au départ d’un saut d’aisselle à l’élastique. Liberté du jeu de chiots qui roule la pente sans besoin de tenir sur leurs jambes. Et puis le chat pas eu besoin de le chercher, il était aux coussins de ce vieux fauteuil. Les traverses se déplient de la mousse, toutes en jambes.

Niala-Loisobleu – 27 Février 2021