Sous mon arbre – Julien Clerc


Sous mon arbre – Julien Clerc

Sous un grand arbre j’ai poussé
Une sorte de vieux marronnier
Au centre d’une cour carrée
Majestueux
Dans ses racines j’ai puisé

La sève des grandes traversées
Et mon pays je l’ai trouvé
Dans tes yeux

Sous mon arbre je me balance
Je me repose loin du cours des choses
Sous mon arbre je me balance
C’est la pauseJ’ai fait grandir tout mon feuillage
J’y ai mis mes enfantillages
Et nos enfants de tous les âges
Merveilleux
J’ai fait durcir un peu l’écorce
Pour nous donner le coeur, la force
Pour voir la vie et ses entorses

Tous les deux

Sous mon arbre je me balance
Je me repose loin du cour des choses
Sous mon arbre je me balance
C’est la pause

On a bâti notre cabane
Nos petits dans tes bras de liane
A l’abri tu berces mon âme
Avec euxSous mon arbre on se balance
Ensemble on retrouve les jolies choses
Oui sous mon arbre on se balance
C’est grandioseC’est grandiose

Sous mon arbre on se balance
C’est grandiose

CHANT INTERNE


CHANT INTERNE

Devant le trou dans le mur un chant monte d’envie de franchir ma gorge

au refrain

le lapin change la pile du tambour pour tenir la canne-majorette au lancé de la cuisse

qui débusque l’oiseau du marigot

Un phare sur le nez

deux seins au bout de la jetée

au moment de la montée de la marée

Pour sentir l’estuaire reverdir en pré salé mouettes envol

Niala-Loisobleu – 25 Février 2021

LE RÊVEUR – JACQUES BERTIN


LE RÊVEUR – JACQUES BERTIN

J’étais l’enfant qui courait moins vite
J’étais l’enfant qui se croyait moins beau
Je vivais déjà dans les pages vides
Où je cherchais des sources d’eaux

J’étais celui à l’épaule d’une ombre
Qui s’appuyait, qu’on retrouvait dormant
Je connaissais les voix qui, dans les Dombes
Nidifient sous les mille étangs

Je fus plus tard l’adolescent qu’on moque
Au regard vain dans la ville égaré
L’homme qui campe à l’écart de l’époque
Tisonnant ses doutes pour s’y chauffer

Je suis monté au lac des solitudes
Dans l’écrin gris des charmes sans raison
Où des airs vieux palpitaient sous la lune
J’aurai laissé des chairs aux ronces, des chansons

La note basse des monts, les absences
Les émeraudes du val interdit
Toutes les belles ruines du silence
Tout ce qui ne sera pas dit!

Si jamais tu t’accroches à ma légende
Il faut que tu t’en remettes à mon mal
Ne trahis pas, vois la plaie où s’épanche
Tout un monde animal

L’enfant muet s’est réfugié dans l’homme
Il écoute la pluie sur les toits bleus
Les cœurs sont effondrés, le clocher sonne
Que faire sans toi quand il pleut?

Ma vie ne fut que cet échec du rêve
Je ne brûle plus, non, ce sont mes liens
Les sabots des armées m’ont piétiné sans trêve

Ma vie ne fut que cet échec du rêve
Je ne brûle plus, non, ce sont mes liens
Les sabots des armées m’ont piétiné sans trêve

J’écris dans le ciel vide et vous n’y lirez rien

A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE


A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE

Niala, devant l’ébauche de « LA VIE, POUR L’AMOUR MAINS TENANTS…», en dialogue pictural avec « l’Homme de Clarté » toutes ailes déployées.

Rien de ce qui fait nuit n’obstruant son Jour

je n’ai pas retenu ce qui tire ma main au chevalet

« Ainsi commence la Clarté »

entendis-je

les oiseaux chanter en entrant dans l’ébauche

Le perçant de son regard ne pourra plus jamais descendre

l’effet plume

au ras de l’existence

De ce qui s’élève il est l’entité

Confondus en une m’aime sincérité

l’Enfant et moi

faisons le premier mouton d’un troupeau

qui tire mon âme du précipice

haut vers l’alpage

à l’escalade du Bleu Nouveau

Niala-Loisobleu – 25 février 2021

AU CHEVALET ET TENDRE


AU CHEVALET ET TENDRE

L’ajout celui qui porte et soulève jusqu’au mirage sans en posséder les menteries ensorceleuses

A-t-on jamais vu un enfant dessiner un mensonge ?

Tellement vrai que les psychologues s’en font le moyen de les faire parler quand le drame les a bloqué

Les sales histoires sont le pain quotidien d’une triste chaîne alimentaire que mes arbres refusent de porter en fruits. Mes petites maisons-blanches veulent garder l’accent du sud sans la jalousie criminelle d’une Carmen égocentrique. Dans le bas de l’encaissement du fleuve le fil de Tolède aiguise les arcs juifs à côté des fontaines des jardins arabes

L’amour de l’art ouvre grand sa porte aux sens de l’âme malgré le seul attrait de commerce qui s’en dégage chez certains.

Niala-Loisobleu – 25 Février 2021