I’m Not Ashamed to Sing the Blues – Diane Shuur


I’m Not Ashamed to Sing the Blues – Diane Shuur

Certaines personnes disent que
Some people say that

La chanson que je chante n’est pas le blues
The song I sing aren’t the blues

Peut-être ce qu’ils disent
Maybe what they say

Ce qu’ils disent pourrait être vrai
What they say just might be trueOh laisse moi te dire
Oh let me tell you

C’est ce que je ressens vraiment
This is the way I really feel

Et tout ce que je fais
And everything I do

Ce n’est pas faux, c’est vraiment réel
It’s not fake, its really realEt je n’ai pas honte de chanter le blues
And I’m not ashamed to sing the blues

Je n’ai pas honte de chanter le blues
I’m not ashamed to sing the bluesCertaines personnes disent
Some people say

Que le blues est vraiment stupide
That the blues are really dumb

Ils ne savent tout simplement pas
They just don’t know

Ils ne savent pas d’où je viens
They don’t know where I’m coming from

Et je veux juste te dire
And I just wanna tell you

C’est la façon dont je me sens à l’intérieur
It’s the way I feel inside

Amour et bonheur
Love and happiness

Mettra les larmes aux yeux
Will put tears in your eyesEt je n’ai pas honte de chanter le blues
And I’m not ashamed to sing the blues

Je n’ai pas honte de chanter le blues
I’m not ashamed to sing the bluesCertaines personnes disent
Some people say

Que ma chanson est trop triste
That my song are just too sad

Je ne pense pas
I don’t think so

Quand je pense au plaisir que j’ai eu
When I think about the fun I had

Vivre et aimer
Living and loving

Détester et tricher
Hating and cheating

Le rire et pleurer
The laughing and cryin’

Même à l’avidité
Even at the grevingEt je n’ai pas honte de chanter le blues
And I’m not ashamed to sing the blues

Je veux le redire
I wanna say it again

Je n’ai pas honte de chanter le blues
I’m not ashamed to sing the blues

MES PAPILLONS PERSONNELS


MES PAPILLONS PERSONNELS

Sans pluie ni vent et bien évidemment sans soleil, le temps est planté. Des enfants font du vélo, cinq adultes de passage se promènent sur la Chaume. Dans ma tête mes papillons jouent tranquillement, sans que je sois gêner pour peindre. C’est rose d’ailleurs ce que je fais. Une femme nue promène ses seins , c’est pas atteint sauf d’une forme de bonheur. C’est pareil qu’un bouquet qu’on a envie d’offrir sans que ce soit un jour retenu par le commerce.

Niala-Loisobleu – 11 Février 2021

L’EAU-FORTE


L’EAU-FORTE

Du fond de la gorge comme le fleuve se tient le souffle qui veille à rouler matière à

Là c’est Lisbonne ou Porto

Comme j’ai souvenir de la présence des rails des anciens tramways ça pourrait-être aussi bien Paris

Par exemple la traversée du quai au bout du Pont-Royal, au pied du mur des Tuileries, endroit précis où mon père fut renversé par une voiture. La mémoire est ordonnée. Elle range par genre de catégorie. Là ce souvenir il est dans la salle des Pas Perdus de mon cerveau. En sortant, un grand aiguillage charrie ses wagons de marchandises.

Le jeu, le rire, l’aventure, la peur, le courage, les premiers signes du corps qu’une petite gueule de printemps roulait au dessus de son cerceau sous l’oeil d’une érotique dame de Maillol. Puis les signes de l’Art, à monter découvrir une manifestation de la Beauté par le grand escalier du Louvre. On aurait pas pu penser qu’une pyramide viendrait devant les Guichets, l’Egypte est tellement présente à l’intérieur. Un instant je me dis que les forts des Halles auraient pas loupé d’une réplique de titi en voyant ce tas de verre venu

trouer le sol. Mais c’est aussi et d’abord ça l’art. Faut que ça perce…

Un panaché de ciel fait qu’entre deux averses il fait plus clair sans qu’on puisse se lancer à dire que c’est soleil. Une seule manière pour l’avoir, se le foutre dans le caleçon pour l’avoir alimenté par le coeur. Moi c’est mon baladeur que Marthe m’a donné un jour, il y a longtemps. Elle avait été le ramasser dans les tranchées d’une haine juste après la musique du clairon d’armistice.

Ma petite fleur de ce matin j’ai commencé à la peindre, il était très tôt, personne l’aurait vu tellement la nuit tenait le terrain. Je me souviens qu’à son pied la terre palpitait comme le dessous intérieur des cuisses, à la naissance du monde, dans la longue touffe où se sont réfugiées les mille-et-une nuits. Mon pouls d’enfant est pris sur la palette. Le couteau broie et mélange, ça me grimpe au nez, je deviens autre, plus aérien, , ça monte, c’est bleu, rond et souple, plein de fruits, j’y cours…

Niala-Loisobleu – 11 Février 2021