Mon refuge – Julien Clerc


Mon refuge – Julien Clerc

Emmène-moi
Loin de cette ville que je connais par cœur
Emmène-moi
En plein hiver dans le port de Honfleur
Et tu seras
Mon refuge où que nous allionsEmmène-moi
Voir le Japon, ses cerisiers en fleurs
Emmène-moi
Écouter les sirènes envoûter les pêcheurs
Et tu seras
Mon refuge où que nous allionsEmmène-moi
Embrasse-moi à l’ombre des pommiers
Ce sera dimanche tous les jours de l’année
Hey, hey, heyEmmène-moi
Dans des forêts sombres où nous nous perdrons
Emmène-moi
Voir les pyramides, saluer les pharaons
Et tu seras
Mon refuge où que nous allionsEmmène-moi
Embrasse-moi à l’ombre des pommiers
Ce sera dimanche tous les jours de l’année
Hey, hey, heyEt tu seras
Mon refuge où que nous allions
Faut dire qu’avant toi (avant toi)
Jamais je n’ai eu de maisonOui, et tu seras
Mon refuge où que nous allions
Allez, emmène-moi
Emmène-moi
Emmène-moi

ENCOLLAGE


ENCOLLAGE

Le par chemin me trotte en tête, je t’ai collé au bain de sels

Puis en fils de l’aine, tisserand dispensé des lieux bas sans rien perdre des lieux humides, je noue l’odyssée à l’aqueux du cheval

J’ai ouvert les pores

à tes vers

comme au continu de découverte initiatique de sa métaphore

Le geai donnant toute sa voilure au bois de ses vergues

si tu croises la gitane au triangle de tes Bermudes, enfile son bandana sans peur.

Niala-Loisobleu – 9 Février 2021

EN DEPÎT DES ANEES


EN DEPÎT DES ANEES

Dans la longueur des portes fermées, s’écarte le rideau de voir quand m’aime à travers

Le crayon à peindre parle d’autre chose que d’une question en manque de réponse sans se forcer à rester enfant joyeux d’être

Derrière la durée indéterminable, la pâquerette se fraie le tant personnel comme autre chose qu’un à quoi bon dépourvu de fleur.

Niala-Loisobleu – 9 Février 2021

LA POUTRE FLEXIBLE


LA POUTRE FLEXIBLE

Face à l’asphyxie la forêt te met à l’orée

en selle au germe de la branche maîtresse

Mât de Cocagne couronné des fleurs qui vont donner fruit

comme l’oiseau chante au levé du soleil

Le chapeau de la colline ouvre sa paille en regain des sillons restés ouverts

Tes seins jouent aux boules en prenant l’accent du Sud de Nino accompagné par la formation jazzistique des cigales

Le vent d’autan lézarde sur les vieilles pierres d’un château cathare en nous tenant l’escalade en feu

De mes dents j’ai croqué le pampre pour te boire sur la bouche d’un seul rire gourmand

Les vignes sont mises à te pousser dans la hotte du virage qui bouleverse la fausse ligne-droite de l’occis temps

Reste accrochée à ton vouloir vivre quoi qu’il arrive, il est bleu à peindre.

Niala-Loisobleu – 9 Février 2021

CE JOUR VOYAGE


Tapie la peinture éclaire le foyer de bleu flammé

Un rire de bûches sautille sans tomber

Le chien lèche le carreau du sel en regardant le saunier sortir sa pelle

L’écluse dégèle l’ocre de saumure dans

Quand tu sentiras battre l’oiseau lève les yeux en haut du mât

La voile dépasse le ras d’eau…

Niala-Loisobleu – 9 Février 2021