Just the Way You Are – Bruno Mars


Just the Way You Are – Bruno Mars

Oh, ses yeux, ses yeux
Oh, her eyes, her eyes

Fais que les étoiles semblent ne pas briller
Make the stars look like they’re not shinin’

Ses cheveux, ses cheveux
Her hair, her hair

Tombe parfaitement sans qu’elle essaye
Falls perfectly without her tryin’

Elle est si belle et je lui dis tous les jours
She’s so beautiful and I tell her everyday

Ouais, je sais, je sais
Yeah, I know, I know

Quand je la complimente, elle ne me croira pas
When I compliment her, she won’t believe me

Et c’est tellement, c’est tellement
And it’s so, it’s so

Triste de penser qu’elle ne voit pas ce que je vois
Sad to think that she don’t see what I see

Mais à chaque fois, elle me demande: « Est-ce que j’ai l’air bien? »
But every time she asks me, « Do I look okay? »

je dis
I sayQuand je vois votre visage
When I see your face

Il n’y a rien que je changerais
There’s not a thing that I would change

‘Parce que tu es génial
‘Cause you’re amazing

Juste comme vous êtes
Just the way you are

Et quand tu souris
And when you smile

Le monde entier s’arrête et regarde pendant un moment
The whole world stops and stares for a while

Parce que fille, tu es incroyable
‘Cause girl, you’re amazing

Juste comme vous êtes
Just the way you are

Ouais
YeahSes lèvres, ses lèvres
Her lips, her lips

Je pourrais les embrasser toute la journée si elle me laissait
I could kiss them all day if she’d let me

Son rire, son rire
Her laugh, her laugh

Elle déteste, mais je pense que c’est tellement sexy
She hates, but I think it’s so sexy

Elle est si belle et je lui dis tous les jours
She’s so beautiful and I tell her everyday

Oh, tu sais, tu sais
Oh, you know, you know

Tu sais que je ne te demanderais jamais de changer
You know I’d never ask you to change

Si parfait est ce que vous recherchez, alors restez le même
If perfect’s what you’re searchin’ for, then just stay the same

Alors ne te donne même pas la peine de demander si tu as l’air bien
So don’t even bother askin’ if you look okay

Tu sais que je vais dire
You know I’ll sayQuand je vois votre visage
When I see your face

Il n’y a rien que je changerais
There’s not a thing that I would change

‘Parce que tu es génial
‘Cause you’re amazing

Juste comme vous êtes
Just the way you are

Et quand tu souris
And when you smile

Le monde entier s’arrête et regarde pendant un moment
The whole world stops and stares for a while

Parce que fille, tu es incroyable
‘Cause girl, you’re amazing

Juste comme vous êtes
Just the way you areLa façon dont tu es
The way you are

La façon dont tu es
The way you are

Fille, tu es incroyable
Girl, you’re amazing

Juste comme vous êtes
Just the way you areQuand je vois votre visage
When I see your face

Il n’y a rien que je changerais
There’s not a thing that I would change

‘Parce que tu es génial
‘Cause you’re amazing

Juste comme vous êtes
Just the way you are

Et quand tu souris
And when you smile

Le monde entier s’arrête et regarde pendant un moment
The whole world stops and stares for a while

Parce que fille, tu es incroyable
‘Cause girl, you’re amazing

Juste comme vous êtes
Just the way you are

Ouais
Yeah

ECHO DE GESTE EN GESTE


ECHO DE GESTE EN GESTE

Ma main gauche est à peindre cet écho de ma pensée nourri d’un vers de Vicente Huidobroassis à la table au menu du souvenir

passent tirés par l’oiseau

les mouvements de battoir des femmes au lavoir

Elles lavent les préjugés, dépoitraillées jusqu’au plus pur de l’eau saignée de la montagne de Sisyphe

sans peur, déjà dans la Barque Mystique dans laquelle le Nautonnier me traversera

Devant cette table où je suis assis les plats débordent de fruits, l’olive et la figue dans le compotier font la ronde aux viandes rouges des torrils, en donnant la main aux grappes pressées dans leurs flacons

La musique s’élève

au bout de la flèche

Le tableau est en cours au pas doux d’un trop laissant l’aqueux du cheval s’étendre.

Niala-Loisobleu – 22 Janvier 2021

ALTAIGLE (EXTRAITS), PAR VICENTE HUIDOBRO.


ALTAIGLE (EXTRAITS), PAR VICENTE HUIDOBRO.

 » Tout est près. Les pires conditions matérielles sont excellentes. Les bois sont blancs ou noirs. On ne dormira jamais. » André Breton, Manifeste du surréalisme, 1924.

Chant 1 (extrait)

 
Ne vois-tu pas que tu tombes déjà?
Lave ta tête des préjugés et de la morale
Et si voulant t’élever tu n’as rien atteint
Laisse-toi tomber sans freiner ta chute sans peur au fond de l’ombre
Sans peur au fond de ta propre énigme
Tu trouveras peut-être une lumière sans nuit
Perdue dans les crevasses des précipices.

Tombe
Tombe éternellement
Tombe au fond de l’infini
Tombe au fond du temps
Tombe au fond de toi-même
Tombe aussi bas qu’on peut tomber
Tombe sans vertige
A travers tous les espaces et tous les âges
A travers toutes les âmes tous les désirs tous les naufrages
Tombe et brûle en passant les astres et les mers
Brûle les yeux qui te regardent et les cœurs qui t’attendent
Brûle le vent avec ta voix
Le vent qui se mêle à ta voix
Et la nuit qui a froid en sa grotte d’os
Tombe en enfance
Tombe en vieillesse
Tombe en larmes
Tombe en rires
Tombe en musique sur l’univers
Tombe de ta tête aux pieds
Tombe de tes pieds à ta tête
Tombe de la mer à la source
Tombe dans l’ultime abîme de silence
Comme le navire qui sombre en éteignant ses lumières
 

Manuscrit original d’Altazor en français. Le texte final est écrit en espagnol.

Chant IV (extrait)

 
Il n’y a pas de temps à perdre
Et si l’instant banal survient
Qu’il suive la meilleure voile.
Maintenant que je m’assieds et me mets à écrire
Que fait l’hirondelle que j’ai vue ce matin
Signer des lettres dans le vide?
Quand je bouge le pied gauche
Que fait du même pied le mandarin chinois?
Lorsque j’allume un cigare
Que font les autres cigares qu’apportent le navire?
Où pousse la plante qui brûlera plus tard?
Et si je lève les yeux maintenant
Que fait de ses yeux l’explorateur debout sur le pôle?
Je suis ici
Où sont les autres?
Echo de geste en geste
Chaîne électrisée ou inerte
Rupture du rythme solitaire
Quels sont ceux qui meurent et ceux qui naissent
Pendant que ma plume court sur le papier?
 

Chant V (extrait)

 
Ainsi tu es moulin à vent
Moulin du lieu du vent
Qui tisse les nuits et les matins
Qui file les brouillards d’outre-tombe
Moulin aux ailevents et aux ventailes
Le paysage se gonfle de tes folies
Et le blé va et vient
De la terre au ciel
Du ciel à la mer
Les blés aux vagues d’or
Où se vautre le vent
Cherchant la caresse des épis

Traduction de l’espagnol (Chili) par Fernand Verhesen. Altaigle, Draguignan, Éditions Unes, 1996 (Avec une préface d’Octavio Paz). Édition originale: Altazor o el viaje en paracaídas, Madrid, Compañía Iberoamericana de Publicaciones, 1931.

Source: « ON NE DORMIRA JAMAIS »

LE RIRE DES SCARES


LE RIRE DES SCARES

D’un noir de j’ai nageant au milieu des coraux

dans les flots tropicaux

le cirque balade son rire derrière l’épais maquillage des lèvres du clown-triste

écoutant la boîte à musique

souvenirs

restés dans la baie hors-piste

de la petite écuyère tombée de cheval .

Nez rouge au milieu d’un autre jour que les enfants sortent de leur innocence en un ballet d’écailles multicolores

Le blues tirant de la guitare le bleu du sauvetage en mer.

Niala-Loisobleu – 22 Janvier 2021