A Bad Dream – ‘Sir’Oliver Mally Blues Distillery


A Bad Dream – ‘Sir’Oliver Mally Blues Distillery

Pourquoi dois-je voler
Why do I have to fly

Dans chaque ville, sur toute la ligne?
Over every town, up and down the line?

Et je mourrai dans les nuages ​​au-dessus
And I’ll die in the clouds above

Et toi que je défends, je n’aime pas
And you that I defend, I do not loveJe me réveille, c’est un mauvais rêve
I wake up, it’s a bad dream

Personne de mon côté, je me battais
No one on my side, I was fighting

Mais je me sens juste trop fatigué pour me battre
But I just feel too tired to be fighting

Je suppose que je ne suis pas du genre à se battre
Guess I’m not the fighting kindOù vais-je rencontrer mon destin?
Where will I meet my fate?

Bébé, je suis un homme et je suis né pour détester
Baby, I’m a man and I was born to hate

Et quand vais-je rencontrer ma fin?
And when will I meet my end?

Dans un meilleur temps tu pourrais être mon ami
In a better time you could be my friendJe me réveille, c’est un mauvais rêve
I wake up, it’s a bad dream

Personne de mon côté, je me battais
No one on my side, I was fighting

Mais je me sens juste trop fatigué pour me battre
But I just feel too tired to be fighting

Je suppose que je ne suis pas du genre à se battre
Guess I’m not the fighting kind

Ça ne me dérangerait pas si tu étais à mes côtés
Wouldn’t mind it if you were by my side

Mais tu es parti depuis longtemps, ouais, tu es parti depuis longtemps maintenant, ouais
But you’re long gone, yeah, you’re long gone now, yeahOù allons-nous?
Where do we go?

Je ne sais même pas
I don’t even know

Mon vieux visage étrange
My strange old face

Et je pense à ces jours
And I’m thinking about those days

Et je pense à ces jours
And I’m thinking about those daysJe me réveille, c’est un mauvais rêve
I wake up, it’s a bad dream

Personne de mon côté, je me battais
No one on my side, I was fighting

Mais je me sens juste trop fatigué pour me battre
But I just feel too tired to be fighting

Je suppose que je ne suis pas du genre à se battre
Guess I’m not the fighting kind

Ça ne me dérangerait pas si tu étais à mes côtés
Wouldn’t mind it if you were by my side

Mais tu es parti depuis longtemps, ouais, tu es parti depuis longtemps maintenant, ouais
But you’re long gone, yeah, you’re long gone now, yeah

COU, ROI DE TRANSMISSION


COU, ROI DE TRANSMISSION

Mât de peint haut dressé

rien de l’animal rendu savant

l’eucalyptus allumé en bâton d’encens volute

D’un trait de bretelles depuis la source à la fontaine où les chevaux viennent s’abreuver

laissant dans le murmure derrière l’oreille le baiser-messager à l’oiseau-marin

L’onde renvoie la parole ultrasonique par écholocalisation mise sur le surf des vagues pour coller à ton cou.

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2021

AH CHOUETTE !


AH CHOUETTE !

Cette absence de n’air pandémique qui garotte à vous bouffer la voie

et cherche la petite bête au point de charançonner les vers au lieu de les chantonner, joyeuse, coquine, enfant qui tend la joue comme un yoyo rebondissant

voici que le coup de botte bien transformé l’envoie en touche

Le ruisseau de la langue reprend ses doux murmures et comme un jeu de loutre baigne par le cou en porte-bonheur bouche à bouche..

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2021

LE BAISER

Massive lenteur,, lenteur martelée;
Humaine lenteur, lenteur débattue;
Déserte lenteur, reviens sur tes feux;
Sublime lenteur, monte de l’amour :
La chouette est de retour.

René Char

FOUILLE A CORPS


Ebauche du N°3 de l’Epoque 2021

FOUILLE A CORPS

L’épave en corps respirante sourit à l’oiseau-plongeur

qui d’une lancée de palmes pique du rostre pour inoculer son vaccin

et remonter la lumière des ténèbres

Dans le silence des profondeurs la digestion du plancton rallume les chants d’Elle

en suivant la mèche de chaque nervure capillaire

Que sera le prochain N°3 de L’EPOQUE 2021 ?

il n’y a rien que la mer ne puisse créer dans un monde plus fermé que celui qui est submergé

Au bout du tuyau de l’ombilic, l’air renouvelle la plongée. Devant les morceaux du Phare d’Alexandrie, le Sphinx remonte les branchies en surface en actionnant la pompe des nageoires

L’écaille est toute chaude et gonfle le poitrail de l’accordéon au point que l’aveugle lâche le violons pour remettre sa surface respiratoire à titre individuel

Je ne suis qu’un bon à rien dans la société actuelle mais ça ne fait que renforcer les possibilités marginales

Des damnés de l’amour-libre mon cor chasse l’impossible espoir

Voilà comment la N°3 commence..

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2021

PSYCHÉDÉLIE


PSYCHÉDÉLIE

Donner aux couleurs la clinquante acuité de l’actualité

Cactus mexicain
Chanvre indien
Coca péruvien
Haschich brésilien

Le sifflet du sorcier aztèque qui fait valser jaune dans l’herbe rouge

Tout est faux:
Caserne École Église
Vulnérable notion de patrie honneur vertu
Mutation des tabous en détritus

Révolte contre la tarte aux fruits de la tartufferie

J’aime assez les féminins phonétiques;
Un faux
Klee une fausse clef

Un
Nemrod une émeraude

Et tandis que je la tiens enlacée n’avoir accès au gynécée qu’en se mettant au féminin

Échapper au suicide par la mutation phonétique génétique

Permettre à la poésie toutes les expériences dont elle a besoin

Qu’un vêtement puisse faire tant de différence. s’il est à votre rythme et bouge avec le corps!

Tout me semble léger, joyeux et enfantin
Bon bec que de
Paris?
Suis tombé sur un bec

Homme éprouvé, dressé, corrigé par l’échec
Un bonheur élastique entre pulpe et pépin.

Parasite impécunieux
Libido ludendi sciendi eccelendi
Un poète qui fait très «calamar en su tinto»
Une poésie d’obèse qui cherche à rattraper l’autobus

Par la lucame du lupanar idéal;

Fellatrice fricatrice fascinatrice

Préfixe latin
Suffixe grec

Contexte
Satiricon

Ce que la féminité a de plus intime

converge à désigner la sottise unanime!

A l’école alsacienne me dit
Madame de
C.

on nous apprenait la précellence

de la prose sur la prosodie

parce que la prose va droit au but

tandis que le vers tergiverse dans les primevères…

Paul Neuhys

ALTERNE ANSE DU BLEU


ALTERNE ANSE DU BLEU

Calme sortie du pot-au-noir

le vent loft favorable

un ébarbage des lames coupe à tout coeur

Dans l’anse épointée les clous du tapis du fakir sont repartis traverser le chant de braises

pour laisser les seins paître en toute liberté après le sevrage du laid

A la craie des falaises l’oiseau dessine la marelle à embarquer

La mer à porte est toute ouverte

rose à l’arête…

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2021