LOVE IS LOVE – MARIA DAINES


Love Is Love – Maria Daines

Tu n’as pas besoin de le toucher pour savoir
You don’t have to touch it to know

L’amour est partout où tu vas
Love is everywhere you go

Tu n’as pas besoin de le toucher pour ressentir
You don’t have to touch it to feel

L’amour est à chaque seconde que nous volons
Love is every second we steal

L’amour est l’amour n’est rien sans toi
Love is love is nothing without you

L’amour est l’amour est tout ce que vous faites
Love is love is everything you do

Ouvre tes yeux
Open up your eyes

Et vous allez voir
And you will see

L’amour est l’amour est tout pour moi
Love is love is everything to me

Tu n’as pas besoin de le toucher pour être
You don’t have to touch it to be

Enveloppé d’émotion comme moi
Wrapped up in emotion like me

Tout le monde doit ressentir ce que je fais, ouais
Everyone must feel how I do, yeah

L’amour c’est juste d’être proche de toi
Love is just to be close to you

L’amour est l’amour n’est rien sans toi
Love is love is nothing without you

L’amour est l’amour est tout ce que vous faites
Love is love is everything you do

Ouvre tes yeux
Open up your eyes

Et vous allez voir
And you will see

L’amour est l’amour est tout pour moi
Love is love is everything to me

Et tu sais que l’amour est amour
And you know that love is love

C’est écrit en noir et bleu
It’s written in black and blue

Et tout ce que tu dis
And everything you say

Doit la rapprocher, plus près de toi
Must bring her closer, closer to you

Ba-ba (ooh), ba-ba (ooh), ba-ba (ooh)
Ba-ba (ooh), ba-ba (ooh), ba-ba (ooh)

Tu n’as pas besoin de le toucher pour savoir
You don’t have to touch it to know

L’amour est partout où tu vas
Love is everywhere that you go

Tu n’as pas besoin de le toucher pour ressentir
You don’t have to touch it to feel

L’amour est à chaque seconde que nous volons
Love is every second we steal

L’amour est l’amour n’est rien sans toi
Love is love is nothing without you

L’amour est l’amour est tout ce que vous faites
Love is love is everything you do

Ouvre tes yeux
Open up your eyes

Et vous allez voir
And you will see

L’amour est l’amour est tout pour moi
Love is love is everything to me

L’amour est l’amour n’est rien sans toi
Love is love is nothing without you

L’amour est l’amour est tout ce que vous faites
Love is love is everything you do

Lola Flores • ¡Ay, pena, penita, pena!



« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c’est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu’un pleure, c’est comme si c’était moi. » M. D

Lola Flores • ¡Ay, pena, penita, pena!

17 JANVIER 2021tags: Antonio Quintero¡Ay pena penita pena! (chanson)¡Ay pena penita pena! (film)Lola FloresManuel QuirogaMiguel MoraytaOscar Vladislas de Lubicz-MiloszRafael de León

Et ta danse sera toute de frissons
Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz (1877-1939). La danse de la vie, dans : Les sept solitudes (1906).

………

¡Ay, pena, penita, pena! (1953). Extrait. Miguel Morayta, réalisation ; Paulino Masip, Alejandro Verbitzky & Miguel Morayta, scénario ; Lola Flores (Carmela) ; Luis Aguilar (Luis) ; Antonio Badú (Carlos)…, acteurs. Production : Mexique : Diana Films ; Espagne : Suevia Films, 1953.
Chanson :
Lola Flores (1923-1995) • ¡Ay pena, penita, pena!. Quintero, León y Quiroga [Antonio Quintero, Rafael de León y Manuel Quiroga], paroles & musique.
Lola Flores, chant ; accompagnement d’orchestre.
Espagne, ℗ 1953.

………


Si en el firmamento poder yo tuviera,
esta noche negra lo mismo que un pozo,
con un cuchillito de luna, lunera,
cortara los hierros de tu calabozo.
Si yo fuera reina de la luz del día,
del viento y del mar,
cordeles de esclava yo me ceñiría
por tu libertad.

Si au firmament j’avais du pouvoir,
En cette nuit noire, aussi noire qu’un puits,
Avec un petit couteau de lune lunatique
Je couperais les barreaux de ton cachot
Si j’étais reine de la lumière du jour,
Du vent et de la mer,
Je me ceindrais des cordes de l’esclave
Pour ta liberté.

¡Ay, pena, penita, pena, pena!
pena de mi corazón,
que me corre por las venas, pena,
con la fuerza de un ciclón.
Es lo mismo que un nublao
de tiniebla y pederná.
Es un potro desbocao
que no sabe dónde va.
Es un desierto de arena, pena,
es mi gloria en un penal, ¡ay, pena, ay, pena!
¡Ay, pena, penita, pena!

Ah ma peine, ma peine !
Chagrin de mon cœur,
Qui coule dans mes veines
Avec la force d’un ouragan,
Comme une nuée
De ténèbre et de silex,
Comme un cheval affolé
Qui ne sait pas où il va,
Comme un désert de sable, ma peine,
Mon joyau dans une prison, ah ma peine !
Ah ma peine, ma peine !

Yo no quiero flores, dinero, ni palmas,
quiero que me dejen llorar tus pesares
y estar a tu vera, cariño del alma,
bebiéndome el llanto de tus soleares.
Me duelen los ojos de mirar sin verte,
reniego de mi,
que tienen la culpa de tu mala suerte,
mis rosas de abril.

Je ne veux ni fleurs, ni argent, ni bravos.
Je veux qu’on me laisse pleurer tes peines
Et être avec toi, amour de mon âme
Et boire les larmes de tes « soleares ».
Les yeux me brûlent de regarder sans te voir
Pauvre de moi !
Car la cause de ta mauvaise fortune,
Ce sont mes roses d’avril.
Rafael de León (1908-1982). ¡Ay, pena, penita, pena! (1951).
.
Rafael de León (1908-1982). Ah ma peine, ma peine !, trad. par L. & L. de ¡Ay, pena, penita, pena! (1951).

CONDUITE A TENIR


Henri Michaux

CONDUITE A TENIR

Celui qui est fait pour être fils unique et qui a sept frères, voici ce qu’il doit faire :

Non, tout compte fait je ne lui conseille rien.
S’il m’a lu, il sait déjà, il connaît la vie plastique.
La véritable vie plastique.
Sept frères!
Quelle aubaine que tant d’ennemis, à portée de soi, toujours!

Mais peut-être n’ai-je pas tout dit de la vie plastique.
Il faut savoir que je n’ai pas la réputation de sculpteur que je mérite.
Cela ne tient pas aux propos dégoûtés que j’ai pu tenir sur les autres sculpteurs dont les œuvres m’apparaissent comme… mais ne cherchons pas à les qualifier… car
elles ne m’apparaissent pas.
Ils travaillent, c’est indéniable, mais leurs sculptures ne m’apparaissent toujours pas.

Ces pauvres gens travaillent une matière ingrate, ingrate et terriblement lente à prendre forme.

Moi, je travaille les corps vivants, de prime abord et sur place.
Douce matière qui inspire, qui fascine, et il faut plutôt craindre de s’y engloutir.

Henri Michaux

DANS L’ASCENSEUR


DANS L’ASCENSEUR

Du matin au coude à coude en commun, je lève les yeux sur ce qui est en corps libre d’accès et de notre intérieur pars en long voyage

Il y aura ceux qui appuieront sur l’étage de la bonne aventure, d’autres iront au bricolage voir si la clef des songes est en rayon

Liberté conditionnelle

couvre-feu à 18h

Le cheval se sent retenu devant la réduction du tant de vivre

L’herbe du chant informatique est flatteuse pour l’oeil mais bien plus fade au masticage. Même pour le repas du Dimanche autour de la grande table

En me levant j’ai entendu frapper à l’intérieur de tes pensées

Soulevant la calotte cranienne, les oiseaux sont sortis bavards comme des gosses au couloir de l’heure de la récréation

Du rire qui monte et descend comme l’eau qui a fait un trou dans le barrage et va rejoindre la mer pour s’asperger de sel.

Niala-Loisobleu – 17 Janvier 2021