Moon River (De Diamants sur Canapé) – Mélody Gardot


Moon River (De Diamants sur Canapé) – Mélody Gardot

Rivière Moon, plus large qu’un mile
Moon river, wider than a mile

Je te croise avec style un jour
I’m crossing you in style some day

Oh, faiseur de rêves, toi qui brise le cœur
Oh, dream maker, you heart breaker

Où que vous alliez, je vais à votre façon
Wherever you’re goin’, I’m goin’ your wayDeux vagabonds partent voir le monde
Two drifters, off to see the world

Il y a tellement de monde à voir
There’s such a lot of world to see

Nous sommes après la fin du même arc-en-ciel
We’re after the same rainbow’s end

Waitin  » autour du virage
Waitin’ ’round the bend

Mon ami huckleberry
My huckleberry friend

Moon River et moi
Moon river and me

WIEN


Que de de raisons de pleurer cette merveille prémonitoire me donne

A Marguerite te voilà jointe à Jeanne

Quand j’y suis allé la première fois dans les années 50, Vienne était encore occupée par les Alliés, la grande-roue au Prater me tourna en zone russe alors interdite

Oui cette chanson est un des signes les plus anciens qui explique…

Niala-Loisobleu – 5 Janvier 2021

Wien

5 JANVIER 2021tags: BarbaraVienne (Autriche)Vienne (chanson)Wien (Österreich)

Affiches à Vienne (Autriche), 24 avril 2014
Affiches à Vienne (Autriche), 24 avril 2014

………

Aller à Vienne, plus possible. De Shanghai à Bangkok sur une coque de noix, encore moins. À Nantes oui, peut-être — et encore. Il y faut une raison impérieuse.

Quelque chose s’est abattu sur nous. C’est tout.

………

Barbara (1930-1997) • Vienne. Barbara, paroles ; Barbara & Roland Romanelli, musique.
Barbara, chant, piano.
Extrait de l’émission de télévision Le grand échiquier. Jacques Chancel, producteur ; André Flédérick, réalisateur. Première diffusion : mercredi 9 mai 1973. Production : France, ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française), 1973.

………

LES PLAISIRS DE LA PORTE


Francis Ponge

LES PLAISIRS DE LA PORTE

Les rois ne touchent pas aux portes.

Ils ne connaissent pas ce bonheur : pousser devant soi avec douceur ou rudesse l’un de ces grands panneaux familiers, se retourner vers lui pour le remettre en place, — tenir dans ses
bras une porte.

… Le bonheur d’empoigner au ventre par son nœud de porcelaine l’un de ces hauts obstacles d’une pièce; ce corps à corps rapide par lequel un instant la marche retenue,
l’œil s’ouvre et le corps tout entier s’accommode à son nouvel appartement.

D’une main amicale il la retient encore, avant de la repousser décidément et s’enclore, — ce dont le déclic du ressort puissant mais bien huilé agréablement
l’assure.

Francis Ponge

PAR LA TIGE ACCROCHES


PAR LA TIGE ACCROCHES

Dans l’extension de sécheresse des rapports humains, les catastrophes naturelles tiennent en crue ce qui reste

Pourtant ce qui jaillit des mains donne à tendre l’arrosoir pour remplir le rêve de fleurs de ceux qui veulent vivre

L’indien épluche l’enfant jusqu’à la pulpe du chant

Pendant que le révolver accroché en porte-bonheur au rétroviseur traverse les cultures de pavots pour payer les frais des obsèques agricoles et le développement des guérilleros comme un tout nécessaire à son contraire

Dans l’ombre qui mord passe une musique trépidante que le pied tape d’un besoin d’amour érectile au possible

. Et la mer arrive à s’envoyer de l’espoir en bouteille jusqu’au milieu du désert

Tant qu’à être mis au monde je me range aux côtés des sourires qui avalent les grimaces en rentrant mon corps dans les secousse animales de ton désir de changer toi-même ce qui fait mal

La couleur que les peaux se chauffent crient vouloir du bleu sans les coups

Bon jour Ma et merci de m’avoir donner de chaudes pensées avec Tanita Tikaram…

Niala-Loisobleu – 5 Janvier 2021

Twist in My Sobriety

Conduisez vos problèmes d’ici
Drive your problems from here

Toutes les bonnes personnes lisent de bons livres
All good people read good books

Maintenant ta conscience est claire
Now your conscience is clear

Je t’entends parler fille
I hear you talk girl

Maintenant ta conscience est claire
Now your conscience is clearLe matin quand j’essuie mon front
In the morning when I wipe my brow

Essuyez les kilomètres
Wipe the miles away

J’aime penser que je peux être si volontaire
I like to think I can be so willed

Et ne fais jamais ce que tu dis
And never do what you say

Je ne t’entendrai jamais
I’ll never hear you

Et ne fais jamais ce que tu dis
And never do what you sayRegarde mes yeux ne sont que des hologrammes
Look my eyes are just holograms

Regarde ton amour a tiré du rouge de mes mains
Look your love has drawn red from my hands

De mes mains tu sais que tu ne seras jamais
From my hands you know you’ll never be

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriety

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriety

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobrietyNous venons de fourrer une petite tarte vide
We’ve just poked a little empty pie

Pour le plaisir que les gens avaient la nuit
For the fun that people had at night

Tard dans la nuit n’a pas besoin d’hostilité
Late at night don’t need hostility

Le sourire timide et pause pour libérer
The timid smile and pause to freeJe me fiche de leurs différentes pensées
I don’t care about their different thoughts

Différentes pensées sont bonnes pour moi
Different thoughts are good for me

Debout dans les bras et chaste et entier
Up in arms and chaste and whole

Tous les enfants de Dieu ont fait des ravages
All God’s children took their tollRegarde mes yeux ne sont que des hologrammes
Look my eyes are just holograms

Regarde ton amour a tiré du rouge de mes mains
Look your love has drawn red from my hands

De mes mains tu sais que tu ne seras jamais
From my hands you know you’ll never be

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriety

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriety

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobrietyTasse de thé, prend du temps pour réfléchir, ouais
Cup of tea, takes time to think, yeah

Il est temps de risquer une vie, une vie, une vie
Time to risk a life, a life, a life

Doux et beau
Sweet and handsome

Doux et porcin
Soft and porky

Tu te retires jusqu’à ce que tu as vu la lumière
You pig out ’til you’ve seen the light

Pig out jusqu’à ce que tu as vu la lumière
Pig out ’til you’ve seen the lightLa moitié des gens lisent les journaux
Half the people read the papers

Lisez-les bien et bien
Read them good and well

Des gens jolis, des gens nerveux
Pretty people, nervous people

Les gens doivent vendre
People have got to sell

Des nouvelles que vous devez vendre
News you have to sellRegarde mes yeux ne sont que des hologrammes
Look my eyes are just holograms

Regarde ton amour a tiré du rouge de mes mains
Look your love has drawn red from my hands

De mes mains tu sais que tu ne seras jamais
From my hands you know you’ll never be

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriety

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriety

Regarde mes yeux ne sont que des hologrammes
Look my eyes are just hologramsRegarde ton amour a tiré du rouge de mes mains
Look your love has drawn red from my hands

De mes mains tu sais que tu ne seras jamais
From my hands you know you’ll never be

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriety

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriety

Plus que tordre dans ma sobriété
More than twist in my sobriet

LES CORPS RIDICULES DES ESPRITS


LES CORPS RIDICULES DES ESPRITS

Un cortège de gens plus ou moins honorables. Quelques-uns sourient dans le vide avec sérénité. Ils sont nus. Une auréole à la tête des premiers qui ont su
prendre la place. Les plus petits en queue.

On passe entre les arbres qui s’inclinent. Les esprits qui se sont réfugiés derrière les étoiles regardent. La curiosité vient de partout. La route s’illumine.

Dans le silence digne, si quelqu’un chante c’est une douce voix qui monte et personne ne rit. La chanson est connue de tous.

On passe devant la maison d’un poète qui n’est pas là. La pluie qui tombait sur son piano, à travers le toit, l’a chassé.

Bientôt, c’est un boulevard bordé de cafés où la foule s’ennuie. Tout le monde se lève. Le cortège a grossi.

Enfin par l’avenue qui monte la file des gens s’éloigne, les derniers paraissent les plus grands. Les premiers ont déjà disparu.

Derrière un monument d’une époque oubliée le soleil se lève en rayons séparés et l’ombre des passants lentement s’efface. Les rideaux sont tirés.

Pierre Reverdy