DE L’AUTRE JARDIN POUR LA FLEUR PRIMORDIALE


DE L’AUTRE JARDIN POUR LA FLEUR PRIMORDIALE

Tenir d’argile et d’ocre cette sensibilité qui détient la métamorphose de la couleur sous le feu

Les larges feuilles de l’arbre-transbordeur ouvre les ailes à l’enfant-persistant de l’immortelle forêt

L’Etre qui tient de ce que tous les autres rejettent

La fleur aux paroles d’odeurs qui repousse le reptile à jambes et tête de gargouille dans l’univers empoisonné

L’oiseau et l’enfant comme seul archétype définissant le concept psychique du système pulmonaire autoventilé.

Niala-Loisobleu – 30 Décembre 2020

AU PLI DU COUDE


AU PLI DU COUDE

Au surplomb de ton sein la courbe plonge dans son seul accès maritime

qu’ombrage cette dense végétation méditerranéenne pour un mouillage d’exception

le vocabulaire puise son odeur aux fosses du passé phocéen

Nymphe antique tu te dresses nue à l’avant des deux bords sur le socle rose de la roche

diésant le chant de la nature dans l’acoustique de l’amphithéâtre minéral

Isolés pour pleinement goûter la symbiose active des lieux quel trublion pourrait déranger l’érotisme puissant qui se dégage chimiquement de nous devenus spectateurs et acteurs à la fois

D’ail et de piment, la bourride qui mijote transporte avec elle une note de peinture de cette époque d’avant le confinement quand l’amour de vivre décuplait l’imaginaire pour entrer dans le rêve à l’aide de mots-peints jusqu’à approcher la faune fantastique des régions oniriques ouvertes à la création artistique.

Ta poésie me tient en équilibre dans le désarroi de l’interdiction de peindre matériellement imposée.

Niala-Loisobleu – 30 Décembre 2020

PARFUM SULFUREUX


PARFUM SULFUREUX

Languissante et désespérée ; aimante
Divine, elle semble poser ; superbes
Jambes fuselées, entrecroisées

Laissant deviner des trésors cachés
Tant d’émois chez le jeune homme
Timide et décontenancé, il agit:

La blancheur créée de nacre en brillance
Il osa une approche discrète, elle
Qui l’aimait sans pouvoir le montrer,

Ravie de cette fougue et sa jeunesse :
Elle le trouvait beau, mélange Italie
Et d’Autriche (ce qui était presque vrai)

De loin, en coups d’œil furtif, il la suivait
Et dans ce moment choisi, prés l’escalier
Elle l’attendît, se plaquant contre lui

Sensuelles secondes, voluptueuses
Ils oubliaient tout ce beau monde bcbg
Leurs lèvres se frôlaient en un jeu discret

Pour un plaisir raffiné, renouvelé sans cesse :
Deux amoureux au bout d’un monde en frénésie
Démarrent une histoire au doux parfum sulfureux

10.04.2018 © LaPlume YassineExtrait de:  tourbillons

Yassine LaPlume