CHRISTMAS SONGS


CHRISTMAS SONGS

Bonhomme fondu, aux pieds la colline luge, des étoiles clignotent accompagnant l’aqueux d’un cheval parti battre sa campagne. Il y a tant de neige autour de mon nez que les boules tiennent le jeu sans rien massacrer. D’antan à aujourd’hui la toile est bien assez grande pour devenir livre d’images. Quand elle parle j’aime me taire en regardant tourner le manège. Un merle assis sur la fusée qui monte chercher l’impossible étoile. Vieux rêveur qui a colorié le noir-et-blanc des rois-mages sans toucher aux propos du marabout de passage. Toujours des maisons-blanches accrochées aux jupes de la montagne, attachement fondamental à la mère et ses appareillages. Puis les séquences sans que le clap est noté le commentaire. Des enfants il en est passé sans qu’il en reste. La vie est un chantier qui trouve à démolir ce qu’elle a construit si on la laisse faire . Les marées n’ont pas peur de se montrer nues sans s’inquiéter de l’état dans lequel le lune se trouve. Les sabots sont toujours ouverts aux oranges. Elles prennent la couleur de l’environnement. Les miennes aiment la présence des écoles buissonnières. Un marronnier au côté de la case TERRE et un amandier de celle CIEL de la marelle. Dans les tramways qui parcourent mes traverses, tu as fini par grimper sur la plateforme. Au milieu du chant des oliviers, la garrigue embaume ses pierres de traces de garenne. C’est comme ça que tout a commencé sur son chacun de passé que les bosses avaient pas complètement abîmées. Le cheval est brave et courageux, il aime ramasser le goémon du sel jusqu’au poitrail, pourtant les cabanes rencontrent trop de lisier. Heureusement les enclos paroissiaux laissent entrer les mécréants. Je pourrais laisser la musique noire glisser sur la neige de Noël. sans me soumettre au nombre autorisé.

Niala-Loisobleu – 24 Décembre202

TOUR DE BRANCHE


TOUR DE BRANCHE

Plus élevée vient la senteur d’herbe au recul de l’ombre. Les feuilles se remplissent sans que cette pluie envahissante n’entraîne l’odeur de l’encre sanguine extraite du fruit à grains qui s’est écrasé quand j’ai serré le creux de ton coude. Ton genou a sursauté comme si la corde avait été dénouée. Odilon Redon a toujours de la vie dans le désespoir par nature. S’il octroie la parole au végétal c’est pour donner de quoi frémir à la tige qui tient raide contre le néant. Il se peut que l’on se demande où tout ceci mène. C’est vrai qu’en restant dans l’étroit de sa croix en signature on ne peut prendre un départ métaphysique. Poésie en mouvement, la mine trace le langage naturel de l’enfant. Alors de l’autre côté de la fenêtre j’ai lâché l’embrasse pour que le rideau quitte la pièce. Le motif commercial qui s’attache à chaque seconde de Noël a disparu quand je me suis souvenu de ma joie d’enfant en trouvant des oranges en me levant ce matin-là. Alors j’ai poussé ta présence au coeur des choses, La première feuille a tapé des pieds dans le ventre de sa branche-mère

, Des oiseaux ont fleuri le dai du lit .

Niala-Loisobleu – 24 Décembre 2020

UN BOUT DU TWOO


UN BOUT DU TWOO

Vent de bout dans le vague nimbé de grande lumière

ils disent voici Noël

je ne vois que l’arbre où nous sommes et cette branche sur laquelle nous nous sèvons

sans ôter les sabots au cheval

pour ne rien dételer de l’attelage

L »étoile tient ce jour accroché au pinceau vers du trait n’ô.

Niala-Loisobleu – 24 Décembre 2020