L’ECRIT DE MUNCH 1


L’ECRIT DE MUNCH 1

Dans la glace Edvard ne peut empêcher la maladie de glisser son salto de mort

la vitre givre la main chaude qui pourrait se mêler à la toison

Je me promenais sur un sentier avec deux amis — le soleil se couchait — tout d’un coup le ciel devint rouge sang. Je m’arrêtai, fatigué, et m’appuyai sur une clôture — il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir de la ville — mes amis continuèrent, et j’y restai, tremblant d’anxiété — je sentais un cri infini qui passait à travers l’univers et qui déchirait la nature.

Edvard Munch, dans son journal de 1892

La peinture franchit la ligne de parole et déborde hurlante dans un silence plus expressionniste qu’une exclamation

Le norvégien montre à nu une chaleur d’ibère à l’ouverture du toril quand le fauve rue fouaillé par une sensualité naturelle

Les femmes de Munch m’apparaissent comme des chambres accouchées. Genre qui assume une sexualité sans ligne de démarcation

Ö que j’olé !

Dressé sur mes pattes de derrière mi-homme, mi-cheval, complet centaure

Niala-Loisobleu – 3 Décembre 2020