QUAND ON A QUE L’AMOUR – DIANE DUFRESNE


QUAND ON A QUE L’AMOUR – DIANE DUFRESNE

Jacques Brel

Quand on a que l’amour
A s’offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu’est notre grand amour
Quand on a que l’amour
Mon amour toi et moi
Pour qu’éclate de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on a que l’amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesses
Que d’y croire toujours
Quand on a que l’amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs
Quand on a que l’amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
Quand on a que l’amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
Aux manteaux de velours
Quand on a que l’amour
A s’offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on a que l’amour
A offrir à ceux-là
Dont l’unique combat
Et de chercher le jour
Quand on a que l’amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis, le monde entier

SANGUINES


SANGUINES

Air caraïbe une mer de sable piquetée de pierres nourrit ses reptiles

il faut mâcher l’herbe

mescaline

pour tirer du poison de quoi dessécher le piège

et le sortir du mimétisme malin de ses peaux-mortes

Je sais reconnaître la pierre qui défend ta source pure

je ne mourais pas de soif.

Niala-Loisobleu – 26 Novembre 2020

MESCALINE

Mescaline

Parfums ambrés qui s’écoulent le long de nos joues…

rouges… Si rouges…

à croquer, tendrement, lentement, timidement

En goûter les saveurs de nos coeurs amants

Nous y plonger tout en caresses tout en promesse

pour fêter de nos âmes la beauté, la bonté en liesse

Parfums ambrés qui s’écoulent le long de mes joues

rouges… Si rouges

J’aimerais tellement lui dire, par ma peau lui faire ressentir

la profondeur de mes sens, de nos coeurs l’appeau l’essence

offerte, Mescaline… de pure mescaline la jouissance

à nos risques et périls en traverser la vallée ou de nos sens l’empire

Parfums ambrés qui s’écoulent le long de tes joues
rouges… Si rouges

Que j’accueille de mes lèvres habiles, rouges de nos vies
sanguines; et mon coeur s’ouvre à la vie, aux envies

De tout mon être qui s’énonce au son de ta rieuse voix

De tout mon être qui s’échauffe à parcourir de ta peau la voie

Parfums ambrés qui s’écoulent le long de nos vies câlines

rouges…

Si rouges

Sanguines vierges, lumières Mescalines

Yves Wauthier

AIRE SALINE


AIRE SALINE

Passé les lignes offensives de l’invention guerrière humaine, les oiseaux commencent à montrer le changement que l’évolution (la réelle) apporte en ce lieu retiré que nous avons trouvé

La lumière est autre

et portés par un balancier de sel les carreaux « cônent » en voltaïques miroirs

La conquête de l’Autre n’émascule rien et le tour des globes prend le vent au-bas des pieds pour mettre la peau nue par-dessus la tête. La perspective des dunes en posant la côte au littoral charge les escadrilles ailées de suivre les empreints de nos pieds dans le plus intime de leurs intentions

Quel plus beau pavois pourrait-il y avoir d’autre que nos vêtements pincetés à la corde centrale ?

Manque les constructions communes des unions bancales qui envahissent

L’hérétique serviette bouffeuse de plage

le transistor faisant la nique au compresseur d’énergie

le relief de pique-nique encore gras

la bagnole écraseuse de jeunes pousses qui veut baigner son train-avant

et ses huiles bronzeuses que les oyats combattent avec peine

sans doute que chaque absence se ressent

mais ce serait une erreur de croire en leur code de conduite

tes seins sont les plus vrais de ce que le Centre contient

Je souris en me tordant buste cabossé, le sterne montrant l’emplacement abrité.

Niala-Loisobleu – 26 Novembre 2020