LE SENS DU JUSTE ETAT


LE SENS DU JUSTE ETAT

Les faire-part, papiers dorés et bolducs à frisette que nous n’interposons pas entre le sentiment de deuil ou d’anniversaire gardent leur mission d’accompagnateurs

Devant nos trains de longs voyages hors du commun, les vaches paissent paisibles sans morsures de chiens

les pommiers, feuilles à terre, préparent la visite aux claies, intercalant les bolées en virgules

C’est un soleil juste qui fait sa révolution au jour dit sans que la volée de tuiles ne l’écorne

Notre eau est vive

pas croupie

la mauvaise intention qui se serait glissée peut se repier les gaules avec sa gueule de méprise

Il fait sourire de vivre

L’aîné égaré vient de rentrer au clan, il reste l’enfant , le frère et pas le prodigue

Les fifres et tambours de sarabande anniversaire peuvent traverser le pont. La dame y dense. Ce qui par accident disait pont-coupé peut enlever la pancarte Octroi.

Rien à payer ni case à remplir , c’est LIBRES que cheval, oiseau, menthe et Arbre à Soie sortent la tête haute

Cela doit s’entendre…

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2020

5 réflexions sur “LE SENS DU JUSTE ETAT

  1. Mais l’on sait bien
    depuis toutes ces années
    où l’on sait débattu dans le chiffre
    et la mesure
    qu’il faut un jour abandonner
    ouvrir ses paumes
    se laisser prendre
    au tremblé
    qui passe par là
    sous peine d’en mourir

    Jean-Marie Barnaud

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