T’HABITER NULLE PART ET PAR TOUT


T’HABITER NULLE PART ET PAR TOUT

Le lointain rapproché à ne plus sentir ses mains autrement qu’au plus près d’un bleu omniprésent découpant l’aréole aurorale pour la replanter dans le bois mort tombé d’un vol migratoire avant la marée.

Du peint arrêté au bord d’un collet tenant la horde à l’arrêt, des exhalaisons de pigment forcent la pourriture à fleurir

L’orangeraie et le bouquet n’avaient rien rapporté de souks en manque d’épices et les tapis riches de haute-laine croisée attendaient l’envol sur la piste à tracer

Le soleil mélangé à l’eau fait la route du rhum, ajoute de la menthe et le suc de ta canne claquera son faire quelque soit le temps, jusqu’a l’abat-de-vent consécutif au temporel

Une nouvelle-lune initiant le spectacle de l’éternité pour empêcher le gisant de prendre froid en tenant sa mémoire de mousse dans l’ orientation nord du Berger

Cette robe blanche qui borde ma longue marche revêtant l’absence de musique des fausses nudités.

Niala-Lloisobleu – 24 Novembre 2020

REPONSE DE LA LUMIERE BLEUE


REPONSE DE LA LUMIERE BLEUE

La venue mal éclairée dans la ronde forcenée du rond-point ne ralentit pas les effets destructeurs

le choc étend son impact

d’une double-résonnance à première vue déroutante

Ce n’est pas la différence qui quantifie le ressenti douloureux. Pas plus qu’il faille n’en retenir que l’aspect déflagrant

l’époque est toute entière dans l’épreuve de l’imminent juste qui sonne le glas d’errances dangereuses

Alors si un mécréant sent la portée mystique que cela déclare, penser mal serait refuser de regarder en face le véritable sens des choses. Plus que ce que les mots en dégagent c’est le fond tout entier qui devient évident

Et bien par le mal

Dans le repli où tu as laisser couler les larmes de ton brutal vécu récent, j’ai repassé le film en entier dans ton miroir. Pour ne voir au passage des chocs d’un mouvement de pousse d’une végétation en sommeil.

C’est la sève bleue qui coule, Ma.

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2020

LE SENS DU JUSTE ETAT


LE SENS DU JUSTE ETAT

Les faire-part, papiers dorés et bolducs à frisette que nous n’interposons pas entre le sentiment de deuil ou d’anniversaire gardent leur mission d’accompagnateurs

Devant nos trains de longs voyages hors du commun, les vaches paissent paisibles sans morsures de chiens

les pommiers, feuilles à terre, préparent la visite aux claies, intercalant les bolées en virgules

C’est un soleil juste qui fait sa révolution au jour dit sans que la volée de tuiles ne l’écorne

Notre eau est vive

pas croupie

la mauvaise intention qui se serait glissée peut se repier les gaules avec sa gueule de méprise

Il fait sourire de vivre

L’aîné égaré vient de rentrer au clan, il reste l’enfant , le frère et pas le prodigue

Les fifres et tambours de sarabande anniversaire peuvent traverser le pont. La dame y dense. Ce qui par accident disait pont-coupé peut enlever la pancarte Octroi.

Rien à payer ni case à remplir , c’est LIBRES que cheval, oiseau, menthe et Arbre à Soie sortent la tête haute

Cela doit s’entendre…

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2020

FLB par LEO FERRE


FLB par LEO FERRE

L’eau cette glace non posée
Cet immeuble cette mouvance
Cette procédure mouillée
Nous fait prisonnier sa cadence
Nous dit de rester dans le clan
A mâchonner les reverdures
Sous les neiges de ce printemps
A faire au froid bonne mesure

Cette matière nous parlant
Ce silence troué de formes
Et ces marins nous appelant
Nos pas que le sable déforme
Cette cruelle exhalaison
Qui monte des nuits de l’enfance
Quand on respire à reculons
Une goulée de souvenance

Vers le vertige des suspects
Sous la question qui les hasarde
Vers le monde des muselés
De la bouche et des mains cafardes
Nous prierons Dieu quand Dieu priera
Et nous coucherons sa compagne
Sur nos grabats d’où chantera
La chanterelle de nos pagnes

Mais Dieu ne fait pas le détail
Il ne prête qu’à ses lumières
Au renouvellement du bail
Nous lui parlerons de son père
Du fils de l’homme et du destin
Quand nous descendrons sur la grève
Et que dans la mer de satin
Luiront les lèvres de nos rêves

Nous irons sonner la Raison
A la colle de prétentaine
Réveille-toi pour la saison
C’est la Folie qui se ramène
A bientôt Raison à bientôt
Ici quelquefois tu nous manques
Si tu armais tous nos bateaux
Nous serions ta Folie de planque

On danse ce soir sur le quai
Une rumba pas très cubaine
Ça n’est plus Messieurs les Anglais
Qui tirent leurs coups Capitaine !
On a Jésus dans nos cirés
Son tabernacle sous nos châles
Pour quand s’en viendront se mouiller
Vos torpilleurs sous nos bengales

Et ces maisons gantées de vent
Avec leur fichu de tempête
Quand la vague leur ressemblant
Met du champagne sur nos têtes
Ces toits leurs tuiles et nous et toi
Cette raison de nous survivre
Entends le bruit qui vient d’en bas
C’est la mer qui ferme son livre…