L’AIR INDUSTRIEL


L’AIR INDUSTRIEL

Les uns penchés en arrière à tirer les autres en avant au jeu à l’accorde sur le trottoir d’une société plus anonyme que jamais

Que devient le genre initial dans ce mariage pour tous ?

La souris verte et l’Adam de lait ça parle plus que dans un livre luttant avec les jouets contre la toile d’araignée d’un grenier interdit d’accès

Pourtant, malgré l’usure mon cheval de bois s’en va-t’au chant avant de rentrer par l’abreuvoir sur sa bascule non-électronique. Comme le thermomètre à l’ancienne, l’oeilleton non-judaîque, l’araire de Marseillaise et son microsillon, ce doigt qui trace sans venger la première caricature de vie qui passe. Me souviens de Germaine, on avait pas l’eau courante dans ma chambre d’étudiant, ça n’a jamais retenu nos corps à quai

Faut pas qu’au bout de la dernière feuille l’interdit se gonfle comme le boeuf de la fable

Si j’ai mis l’Autan-Occitan en vitrine, c’est pas innocent. Il faut rouvrir le bon sens en première intention et fermer l’air industriel qui devait marcher sous la bannière étoilée. Mon cul Bruno, fait déjà payer sa dette à l’english.

Moi je me suis pas battu comme un enragé contre tous les interdits- fondamentaux pour m’arrêter de peindre de mon vivant

A la tranchée ils sont trop à avoir monté à l’assaut pour que vous restiez vautrés dans votre aisance en nous balançant que du discours.

Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2020

FEUILLE DE BROUILLON


FEUILLE DE BROUILLON

Dans la montée le grincement de roue mâche

il faudra dépiler les torchons du placard

avant que le ruban des couettes ne passe

Resté oiseau dans le développement des traitements de culture, il se pose sur tant de questions, qu’il a eu la bonne idée de garder la carte postale de son pays natal

plus les îles qu’il avait sorti de l’eau

La moissonneuse-batteuse tient le bal bien après le changement de jour, le foin où je t’ai faite femme le râtelier n’en veut pas d’autre

Il reste de quoi au garde-manger pour prendre le large avant de ne plus pouvoir respirer. Le Sud passé la frontière m’a chanté dès le début qu’aux cordes des guitares on a mis des nomades. Le long de ma vie est pris dedans sans se sentir autrement que pleinement libre. Les fleurs de tes culottes m’envasent sauvages dans un uni sans contrainte

Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2020