L’EPOQUE 2020 /49: LE LATENT-LEVÉ


L’EPOQUE 2020/ 49: LE LATENT LEVÉ / Niala / acrylique s/toile 73×60

 

Rien ne me fera blesser

Cette vie qui dépasse partout la pensée

Et ta main preste comme une leçon de choses

Est un feu fascinant qu secoue son vertige

Au-dessus de ses prairies natales

Des chênes bronzés braconnent

Ce peu de saison attardée

Pour dresser sur sa tige un dernier bouquet d’oriflammes

La terre fidèle à sa vocation allège la nuit de sa course

Roux est l’attelage du songe et de la femme

Il tend au matin ses fruits tendres où vont les bouches gourmandes

Et dans la taupe automnale du sang

Le printemps s’enfonce très loin

Et pour longtemps

 

Barbara Auzou.

YVON T’Y NOUS RENDRE A NOTRE IMAGE ?


YVON T’Y NOUS RENDRE A NOTRE IMAGE ?

Le coq enfilant sa crête s’apprêtait à monter dans son clocher

un couple ne décollait pas

qu’aurait-il pu arriver à l’oiseau de pire que d’être, encore endormi, sur cette gargouille au moment où des boueux d’état s’emparèrent de Notre-Dame comme de la dernière traînée d’un esprit révolu.

Niala-Loisobleu – 18 Novembre 2020

LE BOIS MORD où TU AUTOMNES


LE BOIS MORD où TU AUTOMNES

D’esprit à sauter la barrière cavalière, ce matin j’ai vécu la fragilité d’équilibre de la métaphore en son risque d’atterrissage, l’obstacle d’une lecture au premier niveau

Hors de toute intention de déplaire par une critique déplacée, une tour ronde m’a amenée à évoquer ma vision carrée. En en faisant les frais. Plutôt que d’entrer dans l’inabordable, restons dans l’allée

La poésie est un sauf-conduit

Toi assise fauve et ors mêlés sur une palette végétale de persistants

L’automne est nue pour ne rien nous cacher et c’est pure merveille, d’autant que l’amorti de l’épaisseur du tapis est un prodige pour aider à entendre

L’oiseau où qu’il se perche te voit de bas come de do et de haut comme de la

troisième degré – musical de surcroît – faisant qu’ainsi tout le bois mord à plein fruit on ne peut plus vert et vers…

Niala-Loisobleu – 18 Novembre 2020