PAR LA TAILLE DU CERISIER


PAR LA TAILLE DU CERISIER

Proche de 16 heures et ses quelques

dans le bruit des véhicules autorisés

me disais voilà trop longtemps sans nouvelles du coq, l’odeur de la friterie doit être de toutes celles éteintes, à quoi peut-on se repérer ?

Arrive le cerisier, sa tête toujours de taille apte à tenir les brouillards à distance et les reins en état de poursuivre les naissances, donc me dis-je tout ce qui serait de nature à virer la vie au précipice doit être renvoyé aux banques du sperme étatiques

on est parés

Enfin, tant qu’on y est, je regarde l’intérieur de mes mains, trop propre pour un malhonnête – oui mais trop propre – pas assez de traces acryliques pour un peintre qui n’aurait pas été pris dans le tourbillon de l’idiotie stérile, faut les remettre en peau

A sa façon de hocher la tête la réponse arrive

Folle d’espérance….

Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2020

Les beaux moments sont trop courts : Francis Cabrel


Les beaux moments sont trop courts : Francis Cabrel

Est-ce que c’est Lilas ou Jonquille
Mais son parfum me joue des tours
Sous des gouttières qui scintillent
Elle serre dans son cœur de fill
Le monde avec tout ce qui tourne autour
Hey, hey, hey-ouh, autour, hey, hey

Dehors une averse crépite
Sur les pavés gris de la cour
Mais nos rêves sont sans limites
La jolie dame qui s’abrite
Porte à ses pendants d’oreille, du soleil
Hey, hey, hey-ouh, du soleil, hey, hey

Dans un mouvement de bottines
Et le frôlement du velours
Elle part, comme tu l’imagines
Et l’eau de la flaque assassine
Elle l’évite d’un délicieux détour
Hey, hey, hey-ouh

C’était une pluie de passage
Le vent tiède est venu, dommage
Sécher les pavés de la cour, hey-ouh
La dame est partie un peu vite, hey-ouh
Mes rêveries de terre cuite
Toutes éparpillées sur le parcours
Hey, hey, hey-ouh, le parcours, hey, hey

L’averse a terminé sa route
Quelque part dans les alentours
Accrochés aux dernières gouttes
Ces mots que personne n’écoute
Disent que les beaux moments sont trop courts
Hey, hey, hey-ouh, trop courts, hey, hey
Les beaux moments sont trop courts
Hey, hey, hey-ouh, Hey, hey, hey-ouh

QUELQUE CHOSE DE BOSCH


QUELQUE CHOSE DE BOSCH

A l’ombre qui court prendre la place de l’utérus animal je dis un refus global à la prothèse

Ce jardin artificiel est un faux-cul intrinsèque

bredouillant ses prescriptions d’un son en partie mangé de masque et une fausse-entrée libre débouchant sur la fausse-couche

les bébés-truqués qui causent pour dire « je suis pas un robot » c’est un peu la rosière qui fait du télé-racolage en période de confinement

on a pleuré les bars et pourtant dans les banlieues genre 93 elles sont toujours là pour la vente-libre des acides

je crains que ça craigne faute de voir là où il faut regarder

aussi les délices oui, mais les normaux, pas les macronisés

Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2020

DEPLACEMENT ORGANIQUE


DEPLACEMENT ORGANIQUE

Le tain lui-même absent, pas facile de se voir les yeux, trop de mots éloignent le doigt de la ligne

Parvenir à laisser quatre mains au clavier et deux coeurs à la hanche de clarinette sans faiblesse de bananes larguées en peaux de chemins

Rien de ce ce qui oxygène ne doit partir

La pression vérifiée le cheval est bien gonflé et le wifi guide la bonne route

c’est un oiseau qui détient le code

Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2020

PRESENCE


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PRESENCE

Le jardin appuie à la fenêtre son épaisseur parfumée.

La nuit vient doucement s’appuyer au jardin.

Marie (elle est assise à la fenêtre) entrouvre un peu sa robe,

ses épaules se découvrent.
Elle attend au tournant de la nuit.
Elle attend.
Passe un doigt lentement sur ses lèvres.
Son doigt

sur ses lèvres fait le signe du silence.
Elle attend.
Passe les doigts à peine sur ses cheveux, sur ses

bras qui sont nus.
Garde les yeux ouverts sur le coeur de la nuit.
Et le jardin recule à peine, quitte la fenêtre, comme la nuit

tendrement se sépare du jardin.
C’est qu’un peu d’aurore rougit le mur, la fenêtre, toute la

femme appuyée au matin.

Paul Nougé