LA DERNIERE SEANCE


LA DERNIERE SEANCE

Rio Grande par Eddy Mitchell 

Ça commence comme dans un film noir
Un jeune couple embarqué dans une sale histoire
Petit voleurs fichés et recherchés
La vie les a changés en marginaux blessés

En cavale, changeant chaque soir
D’hôtel, d’identité, évitant les bars
Bêtes traqués, une seule lueur d’espoir
Ça sera la fin du blues
Dans l’port de Vera Cruz

Rio, Rio Grande
Dès la frontière passée
Nous serons blanchis, sauvés
Rio, Rio Grande
Le temps va s’arrêter
Pour mieux nous oublier
On s’promet une vie, sans blues
Tout commence à Vera Cruz

Vrais mensonges, rêveurs éveillés
Le Mexique est bien loin du supermarché
Les vigiles nous ont vite repérés
Ça sera toujours le blues
Dans la banlieue d’Mulhouse

Rio, Rio Grande
Dès la frontière passée
Nous serons blanchis, sauvés
Rio, Rio Grande
Le temps va s’arrêter
Pour mieux nous oublier

Rio, Rio Grande
Dès la frontière passée
Nous serons blanchis, sauvés
Rio, Rio Grande
Le temps va s’arrêter
Pour mieux nous oublier

Rio, Rio Grande

Eddy et sa femme

Et juste avant

THE END

Eddy tire sa femme du drame

en noir et blanc

Le temps a passé sur le Récamier mon ciné d’quartier

mais on naît toujours là à aimer

dans un Paradiso qu’on reconstruit

Ma

écoute le bruit de la bobine qui ronronne comme chat

qu’à l’entr’acte on se fait la traction animale en grandes pompes..

.

Niala-Loisoleu

ET TENIR


ET TENIR

S’élevant d’une main le chant de couleur

attrape la tige et remonte à la graine en accompagnant la ronde des feuilles de l’automne de son écriture planante

Émerveillé l’oiseau ouvre les boîtes des bouquinistes en tournant la poignée

la scène se passe sous l’arche du triomphe sans inconnu en feu dans la perspective

Le persistant demeure couvert de ses bruissements. Son feu est intérieur.,.

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2020

La Même Tribu par Eddy Mitchell et +



La Même Tribu par Eddy Mitchell et +

On est tous issus d’la même tribu
Mais on n’a surement pas le même totem
On a tous craqués un jour sur Je t’aime
Dans l’micro, c’est bien connu

On est tous issus d’la même tribuPUBLICITÉOn a nos manitous, nos grands sachems
Pour le grand public, on est l’star système
Des héros vus et connus

Toi tu viens des beaux quartiers,
Moi d’la rue où je suis né
Mais nos sangs sont métissés
Pacifiques ou bien guerriers

On n’a pas le même totem
Mais on est de la même veine
Différents individus
Issus de la même tribu

On a quelque chose de Tennessee

De Belle île en mer

Ou de Lucie
C’est la vie, oh chérie

On a nos Mistrals gagnants

Aline sur le sable blanc

Mais y’a des embouteillages

Dans nos coeurs à tous les âges
Mercenaires sans foi ou ingénus
Tous issus de la même tribu

Nous on est né quelque part

Peut être dans une boite de jazz

Putain tous européens

Est-ce un mal ou un bien ?
Nous on veut que le bonheur

Peut être en apesanteur

Battez vous vivez d’espoir

Comme un manouche sans guitare

On est tous issus d’la même tribu
Mais on n’a surement pas le même totem
Pour le grand public, on est l’star système
Des héros vus et connus

Moi je suis un homme heureux

J’vous imite tous quand je veux

Différents individus

Oui mais moi j’fais « Crack, Boum, Hu »

Différents individus issus de la même tribu
Différents individus issus de la même tribu
Différents individus issus de la même tribu
Différents individus issus de la même tribu

UN SOIR COURBÉ


UN SOIR COURBÉ

Le vent tirait au faisan
Un œil fermé l’autre en bonds clairs
Bulle d’orage hors chemins
Dépassait la pluie embourbée
Un grand frisson ridait d’acier
La poursuite au fil de son sang

La ville folle qui remet tous les jours ses souliers

N’ai-je pas appris à franchir
D’un climat à l’autre les mois
A la suite les années
J’ai mesuré mon impatience
Aux femmes que j’imaginais

On ne mesure pas le désordre

Pourtant

C’est par la femme que l’homme dure

La forge son vin sous la glace
Au carrefour domptait la nuit
Avide fascinée soumise

Comme aux pointes des seins la robe
Comme la proie à son amant

Ailleurs au contraire

Une vague noire qui comble le cœur

Dans des souterrains infinis
Sensible retour à tâtons
Des serpents continuent leur course
Vers le lait lisse d’un seul jour
Vers la verdure du ciel fixe
Qu’un enfant montrera du doigt

Une aile une seule aile rien qu’une aile
Inutile pénible

J’avais des rêves que les femmes Éparpillaient de leurs caresses
Pour me reprendre dans leur ombre
Si j’ai commencé par les femmes
Je ne finirai pas par moi.

Paul Eluard

AVANT-PREMIERE


Son rivage a des éléments différents qui font qu’il vole

Libre et léger

Le vêtir d’éléments étrangers à sa nature l’alourdissent et le transforme en ce qu’on voudrait qu’il soit

Ce n’est plus un oiseau qui vole d’une fleur a la goutte de pluie, de l’ascension verticale du vent au porté de l’air et du sel

On dit qu’il n’aime plus, qu’il ment, qu’il salit

Oui ce doit être vrai, mais ce n’est pas sa nature qu’il trompe. Il ne veut pas être un autre.

Tout ce qui l’enferme est contraire au ciel dans lequel il marche

Niala-Loiobleu – 12 Octobre 2020