J’IMAGINE, APPARAÎT UNE MONTAGNE AU LOINTAIN


J’IMAGINE, APPARAÎT UNE MONTAGNE AU LOINTAIN

Bosses ardentes

chairs mamellaires

et creux vers l’estuaire

La gabarre sur la rive

où l’on charge la vie écomusée

Faite plate

une vigne en terrils

les wagonnets sortis de rails ancrés dans le tunnel

cauchemar voici Alice Coffin

Niala-Loisobleu – 9 Octobre 2020

Le froid, le fendre

et sonner comme une pierre
devenue aveugle
devenue
lumière errante

les marques sur le cou
de la pierre d’un nom

le stigmate atroce et bleu
de l’air, ou de

la strangulation de l’encre

ou de l’autre
vive et morte

une pieuvre sous la langue
sous la pierre

qui tire le souffle

Jacques Dupin

In Le grésil (1996), repris dans Ballast, p 236

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