TE AMARE…JE T’AIMERAI


TE AMARE…JE T’AIMERAI

La lumière dormait d’un coup de poing consécutif au glissement du remblai. Au troisième bouton de ton corps sage, la bretelle a ripé du ballast, triple-saut, le marteau a cassé la cage. Calant tes pieds aux étriers, t’as mis au monde une sacrée guitare. Le patio gonflait les jarres d’huiles, de vins et de jus de tous les raisins en se laissant soulever par la fontaine. De mes yeux brouillés de larmes en voyant la jeunesse de tes seins plonger, la brûlure des montagnes est partie en buée. J’ai grimpé par tes cheveux chaque vertèbre du plaisir de sentir l’existence cesser de se faire nature-morte. Au compotier dressé à table la figue éclate, pulpe gonflée. Tu tenais la nappe nouée aux reins, la fente laissée au soc de l’araire dans le geste du semeur. Le sémaphore s’est affolé, mais l’armada s’est lancé dans un combat humain d’arènes. J’ai perdu la tête au milieu des chevaux du manège, Guignol grimpait la folle le long du mur pour en faire de la treille, les Bacchantes pressaient le raisin

à partir de là me souviens plus de rien du monde à faire peur,

je suis très bien…

Niala-Loisobleu – 4 Octobre 2020

Con la paz de las montañas… te amare
Avec la paix des montagnes… Je t’aimerai
Con locura y equilibrio… te amare
Avec de la folie et de l’équilibre… Je t’aimerai
Con la rabia de mis años, como me enseñaste a ser
Avec la rage de mes années, comme tu m’as enseigné à être
Con un grito en carne viva… te amare
Avec un cri vivant… je t’aimerai

En silencio y en secreto… te amare
En silence et en secret… Je t’aimerai
Arriesgando en lo prohibido… te amare
En risquant dans ce qui est interdit… Je t’aimerai
En lo falso y en lo cierto
Dans la fausseté et dans la certitude
Con el corazon abierto
Avec le coeur ouvert
Por ser algo no perfecto… te amare
Etant quelque chose de non parfait… je t’aimerai

Te amare, te amare
Je t’aimerai, je t’aimerai
Como no esta permitido
Comme ce n’est pas permis
Te amare, te amare
Je t’aimerai, je t’aimerai
Como nunca nadie a sabido
Comme personne
Nananananananana
Nanananana
Por que asi lo he decidido… te amare
Parce que c’est ainsi que je l’ai décidé… Je t’aimerai
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Por ponerte algun ejemplo… te dire :
Pour te montrer un certain exemple… je te dirai
Que aunque tengas malos dias… te amare
Que même si tu as de mauvais jours… Je t’aimerai
Con tu mala ortografia
Avec ta mauvaise orthographe
Y tu no saber perder
Et ton ne pas te savoir perdre
Con defectos y manias… te amare
Avec des défauts et des manies… Je t’aimerai

Te amare, te amare
Je t’aimerai, je t’aimerai
Por que fuiste algo impotante
Parce que tu as été quelque chose d’importante
Te amare, te amare
Je t’aimerai, je t’aimerai
Cuando ya no estes presente
Quand tu seras déjà present
Nananana nananana
Nananana nananana
A pesar de todo siempre… te amare
Malgré tout toujours… je t’aimerai

Al caer de cada noche… esperare
A la tombée de chaque nuit… Je t’attendrai
A que seas luna llena, y te amare
Avec la pleine et je t’aimerai
Y a pesar de todo esto
Et malgré de tout ceci
En señal de lo que fue
En alerte de ce qui a été
Seguiras cerca y muy dentro… te amare
Je chercherai près et à l’intérieur… Je t’aimerai

Te amare, te amare
Je t’aimerai, je t’aimerai
A golpe de recuerdo
A coup de mémoire
Te amare, te amare
Je t’aimerai, je t’aimerai
Hasta el ultimo momento
Jusqu’au dernier instant
Nanananana nanananana
Nanananana nanananana
Seguiras cerca y muy dentro
Je chercherai près et à l’intérieur… Je t’aimerai

L’EPOQUE 2020/45 : AUTOMNALE 2



Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : AUTOMNALE 2  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/45″Automnale 2″ Niala Acrylique s/toile 73×60

 

Ce n’est qu’ainsi

Abandonnant parfois le mouvement

Que la pensée debout sur ses eaux palpe le monde

Et avec elle la joie folle d’avoir une ombre

De la voir tourner encore sur l’axe d’un Mai intérieur

Qui va où l’ouvert le porte

Le tout de la branche a passé entre mes doigts

C’est un arbre tombé d’un fruit orange

L’arrêt d’une fleur éclose

Sur la muette origine de la parole

A des mémoires de chaux

Des désirs de bouquets

Qu’une seule main émonde

Qu’un seul baiser transporte

Dans un drap étiré où respirent ensemble

Le dedans et le dehors

 

Barbara Auzou.

CE RAYON DE L’AMOR


L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 50e462bbc18dca59bd131cd53c26ad31.jpg.

CE RAYON DE L’AMOR

Distendue la jarretière dans l’écartement du rapport social minimal déverse un flot meurtrier sauvage

que la culotte bouffante retient avec peine

Cancan ! ironise un natif d’Albi même pas né de Lautrec

Nabot, petite bite comme disent les ch’tis

L’horrible Jean-Marie en des vices, dessale et va au bouillon

un mât tu vu qui périt dit l’ex-voto du gymnase où on héberge, c’est justice

De quoi étonner dans ce monde qui en connaît pas la composition

Et soudain rendu presqu’au trou noir vl’à du soleil qui trépane

Je me lève maintenu par la béquille des jours de fête que la nature a donné à mon genre

plonge des deux mains dans le corsage du jardin aux oiseaux

entre deux-couches moelleuses trouve le salut

c’est quatre-heures

et franchis le parapet de la ceinture en sautant l’élastique

Sauvé

c’est plus rempli de coussins qu’une histoire de tapis-volant

y fait beau, oh non de dieu qu’y fait beau…

Niala-Loisobleu – 4 Octobre 2020

COMPLAINTE DE L’ANGE INCURABLE


COMPLAINTE DE L’ANGE INCURABLE

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Je t’expire mes
Cœurs bien barbouillés de cendres ;
Vent esquinté de toux des paysages tendres !

Où vont les gants d’avril, et les rames il’an tan ?
L’âme des hérons fous sanglote sur l’étang.

Et vous, tendres
D’antan ?

Le hoche-queue pépie aux écluses gelées ;
L’amante va, fouettée aux plaintes des allées.

Sais-tu bien, folle pure, où sans châle tu vas ? —
Passant oublié des yeux gais, j’aime là-bas…


En allées
Là-bas !

Le long des marbriers (Encore un beau commerce !)
Patauge aux défoncés un convoi, sous l’averse.

Un trou, qu’asperge un prêtre âgé qui se morfond.
Bâille à ce libéré de l’être ; et voici qu’on

Le déverse
Au fond.

Les moulins décharnés, ailes nier allègres.
Vois, s’en font les grands bras du haut des coteaux maigres !

Ci-gît n’importe qui.
Seras-tu différent.
Diaphane d’amour, ô
Chevalier-Errant ?

Claque, ô maigre
Errant !

Hurler avec les loups, aimer nos demoiselles,
Serrer ces mains sauçant dans de vagues vaisselles !

Mon pauvre vieux, il le faut pourtant ! et puis, va.
Vivre est encor le meilleur parti ici-bas.

Non ! vaisselles
D’ici-bas !

Au-delà plus sûr que la
Vérité ! des ailes
D’Hostie ivre et ravie aux cités sensuelles !

Quoi !
Ni
Dieu, ni l’art, ni ma
Sœur
Fidèle ; mais
Des ailes ! par le blanc suffoquant ! à jamais,

Ah ! des ailes À jamais !


Tant il est vrai que la saison dite d’automne
N’est aux cœurs mal fichas rien moins que folichonne.

Jules Laforgue