TEMPS PETUEUX


TEMPS PETUEUX

Le bord de route impossible à différencier de son frère dans l’écoulement tempétueux de la pleine-lune bien au-dessus du plat-bord, je t’ai chaloupé de secours sans abandonner le navire

De son côté lui, le navire, il n’a pas attendu pour nous oublier

Je n’ai vu que que des hommes montant sur l’autre pour sauver leur pauvre existence

Les plus hargneux tenaient des cochons en laisse qui faisaient un bruit de pièces

Misérable spectacle

Quand la vague se fit trop haute, rassemblant quelques enfants en aile delta je nous ai posé sur l’île , les oiseaux balisaient la piste d’une couleur nouvelle

Et tu t’es éveillée sans te demander autre chose que l’envie de serrer dans tes bras tout ce qui avait du vivant

Au loin des restes crispés de main sur des combinaisons de coffre-fort donnaient à penser qu’un grand naufrage avait eu lieu

Tu n’as pas eu l’idée de placer tes beaux seins dans un fond d’épargne, tu les as laissé courir sur le sable à rebondir comme des ballons.

Niala-Loisobleu – 2 Octobre 2020

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