FRAÎCHEUR D’AUTOMNE


FRAÎCHEUR D’AUTOMNE

Descendant de vigie, les feuilles renoncent à découvrir en choisissant de couver un printemps qui raidirait l’osier des corbeilles

la panière pour dégager le corps de toute oppression

Les oiseaux, eux à la verticale, retiennent l’effondrement du parfum de la vie, en déployant une large corolle de champignon à l’écarté des chemins saturés, les piquant à la corne des forêts dans la dernière inclinaison charnelle d’un soleil qui s’apprête à jeûner en répandant au préalable ses spermatiques écoulements

le feu brunit le sens développé du vent d’une fraîcheur faisant tâche avec la brûlure conduisant le paradoxe à giter aux cheminées

La pourriture se lève pour sauver la nature

tandis que les canards amoureux poursuivent les battements palmés de coeurs qui nagent encore dans le passage du col-vers quand tout s’est tari

Niala-Loisobleu – 2 Octobre 2020

4 réflexions sur “FRAÎCHEUR D’AUTOMNE

Les commentaires sont fermés.