A LA BRETELLE


A LA BRETELLE

En faisceau sur l’établi du jour ouvrable quelques fleurs gagnées au couteau

la tierce personne dont on ne connaîtra jamais le nom reste cachée

et la chanson qui commémore sa pensée intime se montre

La place de Furstenberg serre ses bancs pour garder l’amour

les moineaux iront ramasser les miettes

Dans ma tête je dessine un kiosque pour garer l’orgue, laissant l’accordéon sur son tricycle tourner autour

Des volets ouverts tendent leurs jardinières pour mettre de l’odeur dans le vol des pigeons

Elle est allongée sur son tapis, un billet à la main pour n’importe où, le verre est plein de mojito et la radio disperse une vieille histoire sur un air de blues que la trompette bouche à bouche. Il faut laisser les feuilles mortes se faire la pelle, c’est comme ça qu’elles se content Juliette et Miles Davis en toute liberté raciale.

Niala-Loisobleu – 28 Septembre 2020

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