L’EPOQUE 2020/44: AUTOMNALE I


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : AUTOMNALE I  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’ÉPOQUE 2020/44« Automnale 1 » Niala  Acrylique s/toile 65×54

Arrange-moi avec toi-même

Et puis avec le temps

Pour la tempe de nos hivers

Qui tourne meule attendrie

Pour nos paumes qui font et défont les chemins

Il y a dans ta voix des modulations de forets obstinées

Qui roulent les feuilles d’un absolu féminin

Et le mystère actif de tes seins simples comme la terre

Joueurs comme une portée de jeunes chiens

Et si je ne peux tenir en laisse le velours orange

De tes yeux qui lâchent leur loutre de feu

Permets-moi au moins de te nourrir un peu

De ces fruits métronomes à dévorer vivants

Ils te rendront la monnaie de ta pièce qui craint tant

L‘automnale mélancolie

 

Barbara Auzou.

ENTRE TIEN EMOI 128


ENTRE TIEN EMOI 128

Pour peindre et pas finir le dernier tableau je le mets dans la suite avec la peinture du jour

Juliette pourrait y mettre le nez d’avant

sa sensualité resterait sans que l’araignée lui ait bouffé

sa robe noire dans la loge on prend les parvis de l’église St-Germain-des-Prés pour scène

J’ai le sentiment d’avoir traîné tard en faisant durer

tu sais comme quand le plancher veut pas fermer et qu’il vous colle aux pieds en faisant glisser la chanson

T’as les seins qui veulent encore tourner

En sortant du Tabou, j’ai laissé les années à la garde de Boris.

Niala-Loisobleu – 27 Septembre 2020

ECRITURE INVERSEE


ECRITURE INVERSEE

En te branchant la parole en prise directe, le courrier c’est teint

jeu de couleur

le changement de valeur du bout de ton sein pincé exprime un noeud d’aime bien particulier

syntaxe résolue que le bébé comprend avant de devoir en prendre pour plus de 20 ans en courant le risque de connaître des problèmes d’érection ou de frigidité en sortant de peine de l’Education Nationale

J’ai posé mon tricot, restant saisi, la tête giratoire, tu sortais d’un poème de ton cru

Un puits profond

Sous les fenêtres un troupeau de jeunes bovins en tenue républicaine traversait la fonte des glaces et l’idée sans queue ni-tête que la fin du miroir ne permet plus d’apprécier

Con finé l’être est promu à un changement radical, ça fait peur à la Santé. Vaut mieux lâcher par secteurs pour propager la mort, personne y trouvera à redire. Alors que bloquer en cage comme des lapins y vont reproduire plus vite qu’y mourront. Les bouches à masquer vont mettre la nu propriété du pouvoir en péril

Je rêve en corps pour poursuivre ma nuit, ton cou détordu te donnait la souplesse d’une liane à reprendre le Kama Sutra de A à Z. Lautrec en tire des plans pour une nouvelle affiche de Désossé. La manière dont tu déplaces tes seins, m’éclaire sur le secret des pyramides en matière d’élévation de matériaux, du coup je refuse de sortir du Nil sous n’importe quel prétexte.

Je peins une autre idée du Monde que tu m’as repassé sans masque

Niala-Loisobleu – 27 Septembre 2020

PANAME A FRESQUE (DIMEY/GRECO)


PANAME A FRESQUE (DIMEY/GRECO)

LE BESTIAIRE DE PARIS

L’encre de Bernard ou la Fontaine des Innocents

La voix manuelle à deux seins de Juliette

et voici que ressurgit l’âme de Paname

l’odeur de ses pieds de cochon

les eaux sales du dégoût

l’enfant qui voit ses premiers poils fauchés sur un trottoir

Les portes des Grands Boulevards, un crime en embuscade

la cuillère percée de l’absinthe qui attend dans le bistro de vous bouffer le foie

Puis l’Eustache du zonard des fortifs finit par aimanter les bourgeois, il fait mouiller les baronnes qui le supplient d’y accoster dans la java

La beauté fera venir des artistes du monde entier, les émigrés des révolutions internationales ont autre chose dans le ventre qu’un envie de croisade de religion

Paris ville -lumière

pas qu’un peu mon Cousin, j’assure que le modèle aura traversé la terre entière pour émanciper le temps d’une courte mais authentique liberté de penser

Niala-Loisobleu – 27 Septembre 2020