Juliette comme un Gréco


UNSPECIFIED – CIRCA 1949: Juliette Greco (Photo by Jean-Philippe CHARBONNIER/Gamma-Rapho/Getty Images)

Juliette comme un Gréco

j’habite en corps à St-Germain-des-Prés

comme la gare principale de mon grand voyage à visiter des êtres humains

De la place où tu m’apparais nue pour la première fois je tremble de toute la chaleur de ta voix

Le temps voulait se refaire de toute l’atrocité dont il avait souffert

Une expérience impossible à imaginer par d’aucuns qui en faisaient pas partie

Quelques 70 ans et + après , plus que jamais ça restera un secret remis au fond de la pyramide du temps, dans l’avalé des luttes

Toi tu n’as trahi personne

Tu es restée telle que tu suis, fidèle à toi-m’aime comme à ton idéal

Niala-Loisobleu – 24 Septembre 2020

Jean-Paul Sartre: « Gréco a des millions dans la gorge : des millions de poèmes qui ne sont pas encore écrits, dont on écrira quelques-uns. On fait des pièces pour certains acteurs, pourquoi ne ferait-on pas des poèmes pour une voix ? Elle donne des regrets aux prosateurs, des remords. Le travailleur de la plume qui trace sur le papier des signes ternes et noirs finit par oublier que les mots ont une beauté sensuelle. La voix de Gréco le leur rappelle. Douce lumière chaude, elle les frôle en allumant leurs feux. C’est grâce à elle, et pour voir mes mots devenir pierres précieuses, que j’ai écrit des chansons. Il est vrai qu’elle ne les chante pas, mais il suffit, pour avoir droit à ma gratitude et à celle de tous, qu’elle chante les chansons des autres. »

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