UNE PEINTURE A CÔTE DE LA TOILE


A me dire qu’à penser la couleur comme mes mots ça parle pas

devant la porte effacée de la venelle

les trémières m’ont retenu pour causer

Oh pas croire de rien

parce qu’elles m’ont dit toi ta nature morte transpose un vivant qui en a marre de la cheminée avec son cadre

Les pommes, une femme dedans c’est la fleur sauvage répudiant le vase, cette vie des paumes qui origine LA NAISSANCE DU MONDE en perçant la pierre

Pas une histoire sitcom

Une émotion vibrante, la parole donnée au silence

L’autre qui Soulages n’est qu’un marabout de galéristes plaçant son fric et celui des acquéreurs avant la notion de départ de l’ART

Mes trémières c’est une toile qui conduit à la peinture sans s’y écarter

et je pense qu’il faut se dire ce qu’on est

Il faut se comprendre soi …

Niala-Loisobleu – 19 Septembre 2020

L’EPOQUE 2020/43: LES TREMIERES


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-troisième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES TREMIERES  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/43″Les Trémières » Niala Acrylique s/toile 61×50

 

Voici les contours de mon corps

Pour le plaisir de celui qui me nomme

J’étage des bonheurs presqu’étrangers

Je suis la gitane l’inavouée

L’absente de tous bouquets

Qui sème ses moineaux ailleurs

Que dans des draps d’effets

Et si j’ai noué un pacte avec le vent

C’est que je ne crains ni l’espace trop grand

Ni de l’acier obstiné l’oraison lente

Je suis baie ouverte sur mer vivante

Ma simplicité dans vos grands vases de confusion

gagne du champ sur la génèse droite de moi-même

 

Barbara Auzou.

IL FAUT TUER LE SOLDAT DENIGREUR


IL FAUT TUER LE SOLDAT DENIGREUR

La chanson fatale passe en boucle

un coup dès le plus tenu de langue du baiser retrouvé

la vache

elle est pis

mais que laid

un rase motte

coupe-coupe de forêt plus que vierge

de première intention

Je l’ai vu cracher-jurer que je suis le contraire de mon acte en flagrant

quel culot

la pierre où qu’elle se planque cette vipère est tombale a f’rait bien de faire gaffe pour elle

je vais lui couper la voie de sa chanson…

Niala-Loisobleu – 19 Septembre 2020

«Bleu Comme Toi» par Étienne Daho


«Bleu Comme Toi» par Étienne Daho

Je suis ailleurs mais où est-ce d´ailleurs?
On me trouve parfois là-haut sous les toits
Il est en l´air un monde un peu meilleur
Tu m´retrouves parfois là-haut sous les toits
Ton regard est sombre comme un ciel d´hiver, vert
Ton regard est fou lorsque l´univers, vert, flamboie

Ton ailleurs est ici, sauf erreur
Tu te couches parfois au creux de mes bras
Et l´on oublie souvent le jour et l´heure
On se touche parfois du bout de nos doigts
Les nuits sans soleil, quel ange nous veille?
Les nuits sans soleil, un singe nous veille, je veille

Le monde est comme toi, le monde est bleu
Comme toi, toi
Le monde est comme toi, le monde est bleu
Comme toi, je veille

La nuit porte conseil et je sais
Le mal que l´on nous fait
Le mal que l´on nous fait parfois
Et mon humeur est down, down, down
Down
Et mon humeur est down, down, down, down, etc.

Le monde est bleu comme toi

GARE OU


GARE OU

Au seoir enfin tombé

et les enfants tous couchés

sans prétexte d’une dernière histoire à fumer

devant la glace me mis pour me voir crier comme je voulais t’entendre avant que la porte s’ouvre

Au cas où

j’avais pris un masque de rechange en pensant aux prolongations que le manque n’aurait pu empêcher d’amener

je me sentais de te raconter le Petit-Chaperon-Rouge dans sa version longue…

Niala-Loisobleu – 19 Septembre 2020