L’EPOQUE 2020/27: LE CHANT DE LA MUE 2


Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-septième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LE CHANT DE LA MUE 2 Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/27 « Chant de la Mue 2 » Niala Acrylique s/toile 61×50

Laissons nos valises depuis longtemps éventrées

Danser avec les poissons semant partout leur frai

Et nos gestes amples de leurs marges d’eaux

Connaître l’euphorie des allaités  la racine soudaine

La surprenante balise où s’arrime encore l’oiseau

À bascule de tes berges  les purs propos

De la mer musicalisent déjà l’aube de tes yeux

Ivres d’un festin joyeux rompus par les ans

Au maritime et exigeant exercice de vivre

Violon écueil le fond qui chante la forme qui rit

Dans l’abondance de l’eau vive je te cueille

Et te rassemble au plus près de te perdre

Barbara Auzou.

DU ZELE BLEU


 

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DU ZELE BLEU

 

Grouillant sur le pont de cet harmonium échappé d’une chapelle recommandable

les uns bleus, les autres jaunes, mais d’un seul vol de joie, ils vont comme une ouverture dans l’espace le plus clos qui puisse-être

Leur fragilité constitue un sens de force qui fait défaut à des monstres de la nature..

 

Niala-Loisobleu – 9 Juillet 2020

CHALEURS ESTIVALES


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CHALEURS ESTIVALES

On aperçoit la lisière du mur en pisée, pierres posées entre montée et repos, la boue a séché dans l’entrelacement du sentiment. La pente est douce, mousse sous les feuilles d’un billet confidentiel, des aiguilles de peint pour coudre la couleur au lin. Un vannier  tresse au confluent de la rivière. Les oiseaux-pêcheurs surveillent le trait d’écailles qui traverse dans le remous du torrent. Plus loin l’âne se mesure avec un cheval du haras, attelé pour la parade. Entre deux grosses pierres je vise ta présence en ricochets,. Rieuses, ces jeunes filles se dévergondant à coups de battoirs, remontent haut la jupe à l’arrosage, seins penchés sur la brouette. A l’ombre du figuier l’herbe est restée verte..

Niala-Loisobleu – 9 Juillet 2020

LE DROIT, LE DEVOIR DE VIVRE


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Paul Eluard

 

LE DROIT, LE DEVOIR DE VIVRE

 

 

Il n’y aurait rien

Pas un insecte bourdonnant

Pas une feuille frissonnante

Pas un animal léchant ou hurlant

Rien de chaud rien de fleuri

Rien de givré rien de brillant rien d’odorant
Pas une ombre léchée par la fleur de l’été
Pas un arbre portant des fourrures de neige
Pas une joue fardée par un baiser joyeux
Pas une aile prudente ou hardie dans le vent
Pas un coin de chair fine pas un bras chantant
Rien de libre ni de gagner ni de gâcher
Ni de s’éparpiller ni de se réunir
Pour le bien pour le mal
Pas une nuit armée d’amour ou de repos
Pas une voix d’aplomb pas une bouche émue
Pas un sein dévoilé pas une main ouverte
Pas de misère et pas de satiété
Rien d’opaque rien de visible
Rien de lourd rien de léger
Rien de mortel rien d’éternel

Il y aurait un homme
N’importe quel homme
Moi ou un autre
Sinon il n’y aurait rien.

 

Paul Eluard