DES NOUEMENTS


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DES NOUEMENTS

A tenir la flamme au moment où elle tremble, entre rouge et bleu jaune, pour voir dans le tamisé palpiter le poitrail de sa pensée, sur la table les larmes de la première rose, au fond de la guitare tenant le murmure, oui l’ocre et les autres de Braque plus vivants que nature, le fruit gonflé du sein tombé de l’aisselle et sur le green du ventre le trou du nombril au-dessus de la parcelle des meules, il se pourrait qu’un papillon écrive un vers à soie, rien quand fermant les yeux pour se laisser guider par les doigts, humide truffe canine qui siffle au loin, un châle plus long que le mollet lèche la pose du corps  face au chevalet comme au printemps d’une vie que le palais goûte, ému, innocent, prêt à s’imaginer encore pour battre le déboire et refaire vendanges, il n’y a pas d’odeur sans femme à bord, la mer anémone son langage et note en Epoque son passage, les estrans dans la marge, pour accrocher la maison d’oiseau dans la baie du bocage, faire qu’il reste au moins deux enfants pour continuer à en faire d’autres disent les marelles…

Puis quand il fait plus noir, que la pluie bouffe comme un chancre, poser son imperméable, au milieu des bougies solaires, une boite de jazz pour cache-misère ça vous habille un sans-abri de cotonnades respectueuses et de sourires à votre égard.

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2020

6 réflexions sur “DES NOUEMENTS

  1. Eté 2017. je suis venue à toi comme on trouve LA VIE…ailleurs que dans la gourde vide de la vie environnante. Je suis venue avec mon courage faillible et ma volonté de fer qui est bien plus prégnante au fond…Et j’ai tenté d’ouvrir une voie ( voix) parmi les voix multiples et contraires…Contre les réflexes bien conditionnés et bien huilés qui voudraient tenir lieu de bonheur…Ce sont tes tableaux que j’ai regardé longtemps les yeux fermés, leur force vitale c’était ce que je cherchais depuis longtemps…Et il y avait peu de place pour la reception profonde de ton art sur ce blog..C’était déjà une époque révolue pour cela.
    Après plus de 150 collaborations communes j’espère avoir atteint un peu ce tout que je voulais te dire..et te rendre…
    ce TOUT dont je suis animée pareillement avec une grosse différence d’age qui aurait pu être génératrice de décalage ou d’incompréhension…Je crois que les recensions de l’EPOQUE montrent aujourd’hui à quel point nous sommes animés du meme vouloir et de la meme force vitale au point où l’on se confond dans le peint et dans l’écrit…
    Je suis là, à ma place, et j’y reste malgré les bœufs de la douleur qui siffle partout dans nos cotes…
    Se sentir incompris et ne pas comprendre le monde dans lequel on vit est une chose, en faire un art lumineux est unique.
    Tu es unique.
    Je reste là, à la périphérie , en amont, en aval, et DANS tes merveilleux tableaux.

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  2. Il faut passer par cette entrée pour intégrer la vie présente, en soi c’est un paradoxe quand on voit ce quelle bouche comme sa seconde nature. Quand je commençais à peindre le monde avait un tout autre visage. Le rapprochement humain passait par les yeux dans les yeux. Il en résultât un rapport qui ne peut plus se manifester aujourd’hui. Le dépérissement d’humanité est devenu une culture à présent. on dispense des mots et on ignore les actes. En cela et c’est sans équivoque avec toi, tout semble intact, Il est patent que nous sommes étrangers à l’absence d’esprit qui se montre, tant nous avons de complétude en tout. Au bord d’une inconnue de taille que la pandémie en cours tient comme une épée au-dessus du monde, nous sommes chaque matin placés un peu plus dans l’interrogation. Les réponses qui fusent ne servent qu’à éloigner les problèmes faute d’avoir d’autre moyen. Tu es plus exposée que moi en cette matière. J’ai connu des hommes de qui il me reste assez pour croire personnellement que je ne peins pas pour plaire. Le contexte actuel ne visant que cet objectif je dois en subir les conséquences. C’est difficile à admettre, en tous cas je m’y refuse malgré le souci matériel qui en découle.
    Vivre est un combat ingrat . Notre gloire n’entre aucunement comme une arme susceptible d’aider à vaincre. Tu avances dans l’art qui est tien, ça c’est positif et j’y trouve une joie qui est de matière à donner de la force physique. Aussi rien ne peut me retenir de poursuivre. Mais tout me pousse à oeuvrer pour réussir ensemble. Tu es unique.Je te peins et peindrai jusqu’au bout, même au-delà…
    N-L

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