Devil in Disguise J.J. Cale


Devil in Disguise
J.J. Cale

De la côte californienne à New York
From the California shore to New York City

Le rythme ne s’arrête jamais
The beat don’t never stop

Vous pouvez l’entendre à la radio partout où vous allez
You can hear it on the radio anywhere you go

C’est stable comme le rythme d’une horloge
It’s steady as the rhythm of a clock

Il coupe le bruit de la vie urbaine
It cuts through the noise of the city life

Ça ne va pas disparaître
It won’t seem to go away

C’est le diable déguisé je te dis pas de mensonges
It’s the devil in disguise I tell you no lies

Mes doigts font la marche tous les jours
My fingers do the walking everyday
Yonder vient une jeune fille qu’elle veut prendre un tourbillon
Yonder comes a young girl she wants to take a whirl

Elle pense que tout n’est qu’un rêve
She thinks it’s all a dream

Elle a du rock and roll dans son âme
She got rock and roll way down in her soul

Elle veut savoir où est la limousine
She wants to know where’s the limousine

Lève-toi chérie, laisse ta maman t’asseoir
Get up honey let your mama sit down

Tu es trop jeune quand même
You’re too young anyway

Le diable déguisé lui donne le prix
The devil in disguise give her the prize

Ensuite, vous pouvez l’emporter
Then you can carry her away

Quand la route que je voyage commence à se défaire
When the road I travel starts to unravel
Dans tous les sens
Every which way it goes

Le rythme commence à appuyer sur mon gilet pare-balles
The beat starts to press on my bullet proof vest

Et mon high se révèle être bas
And my high turns out to be low

Donnez-moi ma guitare, je vais aller loin
Give me my guitar I’m going to go far

Laisse moi le voir laisse moi le tenir dans ma main
Let me see it let me hold it in my hand

Je suis le diable déguisé je te dis pas de mensonges
I’m the devil in disguise I tell you no lies

Je joue dans un groupe de rock’n’roll
I’m playing in a rock ‘n roll band

 

 

 

LETTRE DU VINGT-SIX JUI


Philippe Jaccottet

 

 

LETTRE DU VINGT-SIX JUIN

 

 

Que les oiseaux vous parlent désormais de notre vie.

Un homme en ferait trop d’histoires

et vous ne verriez plus à travers ses paroles

qu’une chambre de voyageur, une fenêtre

où la buée des larmes voile un bois brisé de pluie…

La nuit se fait.
Vous entendez les voix sous les tilleuls : la voix humaine brille comme au-dessus de la terre
Antarès qui est tantôt rouge et tantôt vert.

N’écoutez plus le bruit de nos soucis,

ne pensez plus à ce qui nous arrive,

oubliez même notre nom. Écoutez-nous parler

avec la voix du jour, et laissez seulement

briller le jour.
Quand nous serons défaits de toute

crainte, quand la mort ne sera pour nous que transparence, quand elle sera claire comme l’air des nuits d’été

et quand nous volerons portés par la légèreté à travers tous ces illusoires murs que le vent pousse, vous n’entendrez plus que le bruit de la rivière qui coule
derrière la forêt; et vous ne verrez plus qu’étinceler des yeux de nuit…

Lorsque nous parlerons avec la voix du rossignol…

Philippe Jaccottet

lA LIGNE BLEUE


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lA LIGNE BLEUE

Au premier coup du coq, la cloche pas encore éteinte, que j’étais déjà à la crête de ta plus hôte vague

Les élingues comme étendoirs à mouettes

des balises de Nicky à grosses rayures de sourires marquant l’entrée du chenal

Le ventre apaisé et fondant comme écume

on s’a dit plus qu’une et c’est la der qui m’enverront les sacs à la bascule

Niala-Loisobleu – 2 Juillet 2020