L’EPOQUE 2020/17:ACCOSTAGE


L’EPOQUE 2020/17:ACCOSTAGE

 

Voici ACCOSTAGE le dix-septième de cette nouvelle EPOQUE 2020 en collaboration avec BARBARA AUZOU.


            L’EPOQUE 2020/17″Accostage » – Niala – Acrylique s/toile 61×50



C’est là que j’accoste ravi

J’ai trouvé une mer où bercer

L’ardeur de vivre dans le rond d’un oui

Parce que ses yeux ont consenti

A me sourire au-delà des eaux

Obsédantes qu’elle porte en croupe

Je célèbre la pluie et l’amande ivre

Et des longues vagues vertes du mystère

Qui nous attachent si profondément

Je tire les plans d’une maison dernière

C’est un nouvel astre que j’accroche bien haut

-Elle est colline tellement par sa pourpre

Que la durée en est moins suspecte-

Et des aurores aux fenêtres

Pour qu’elle veille sur la douleur

Des jardins et sur notre complétude

D’oiseaux fiers

 

 

Barbara Auzou.

HORIZONTALEMENT VERTICAUX


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HORIZONTALEMENT VERTICAUX

Leurs mains jointes dans les colonies de manchots

des mâtines à l’angélus autour du sein

le ru coule sa musique de comptines, tandis que leurs yeux de billes gagnent la ronde

Pour l’habit de circonstance, comme la petite écuyère à moka montée sur la pièce, les feux d’artifice sont uniquement célestes

Son joli postérieur en avant sur l’escarpolette lancé en nouvelle-lune tire en convoi un train de chalands remplis d’enfants à la maternité de Port-Royal

Comme deux bouts inséparables d’extrémités créatives ils sont les deux genres en un seul et m’aime désir

Le pays des maisons aux épaules, des jardins que la peur abandonne, du savoir renouvelé en partage, étend ses campagnes à ses fenêtres sur pilotis, l’oiseau à la branche du hi-han de l’âne

Niala-Loisobleu – 22 Mai 2020

TU RIS EN MOI


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À Alain.

Les mots apposés par tes mains

Tu ris en moi  Quel plaisir dans ta tête

M’habiller d’un jardin

Mais la nuit ne mesure rien de l’espace et la fenêtre

Lui crève les yeux

Alors tu bâtis un labyrinthe

Pour ne pas me décevoir en ce surcroît d’être

Et ce défaut premier de l’extérieur cette brèche

Que dessine la fenêtre suffit à donner un lieu

À notre demeure entoilée de lierre et de lin

Barbara Auzou.

LE TRAIN POUR


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LE TRAIN POUR

Passées les fumées du temps la grande verrière en gare tient son prochain voyage en boîte

A l’examen la silhouette du contrôleur est à quai prête à dire

Le mouvement des marées est un acte qui franchit tout ce qui est limité, combien d’estrans me restent-ils, me siffle dans l’oreille mon vieux copain Serge

A chauler les façades, nettoyer les oreilles du vent, remonter la pendule du coq, changer les litières de ses propres volontés, trouver l’abri contre la foudre du con qui met ses doigts dans la prise, se mesure son unité de résistance

Alors la machine met son potentiel humain en service

Les mers je les ai traversé dedans et par-dessus

Oiseau rappelle-toi

Le réseau secondaire version omnibus offre au regard posé à la portière, la différence du touché pour la vue rapprochée

Paul Delvaux est pionnier en matière de locomotion humaine, le Chef du Gare en Chef…

Niala-Loisobleu – 22 Mai 2020