JEU DE CLEFS


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JEU DE CLEFS

Te voilà encrée à me retenir de vivre pour se comprendre avant d’avoir dit quand ils sont si nombreux à passer devant sans voir le premier sens

Sécher la pluie par le soleil en gardant les larmes, quel long parcours  d’excision

Je me rappelle le nombre de fois que la rose en prenant  le vent m’a laisser sur une mer sèche

Le cheval  arque d’airain le plâtre de son modelage à coups de burin comme dans la pierre

Assez pour échapper au piedestal d’une suffisance temporelle et poser avant de partir assez de quoi nourrir le chien d’une présence surhumaine

Pour ne rien garder

A part cet intime puissance d’un amour plus à vif qu’un écorché en anatomie de part de vie

Niala-Loisobleu – 2 Mai 2020

L’Étoile du Nord
Maintenant n’espère plus que l’espoir.
Là où tu vas les vents sont méchants.
La lumière y envoie ses flèches noires.
«Plus de chemin, il se fait en marchant.»*
Là-bas on y parle irréel.
Quelle astronomie!
Cache tes lacs, ignore le ciel,
l’étoile du nord s’y est enlevé la vie.
Au revoir l’ami,
prends ce talisman.
Si mon coeur bat, c’est à cause de lui,
je t’en fais serment.
Ton flanc et ta gorge déployés
sous l’empire d’une étrange sentence,
une foudre étonnante rêve déjà
d’embraser la forêt de ton innocence.
Amers Manitobas!
Sous le blizzard de l’intolérance,
à genoux sur une plaine froide
à lui quêter du sens.
Si seul, si seul,
si seulement je savais t’aider,
un baume, un pansement au moins
pour cette lune qui saignera dans tes mains.
La terre a tremblé, tel…

4 réflexions sur “JEU DE CLEFS

        • Cet amour

          Cet amour
          Si violant, si fragile, si tendre
          Si désespéré
          Cet amour beau comme le jour
          Et mauvais comme le temps
          Quand le temps est mauvais
          Cet amour si vrai
          Cet amour si beau
          Si heureux, si joyeux et si dérisoire
          Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
          Et si sûr de lui
          Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
          Cet amour qui faisait peur aux autres
          Qui les faisait parler
          Qui les faisait blêmir
          Cet amour guetté
          Parce que nous le guettions
          Traqué, blessé, piétiné, achevé, nié, oublié
          Parce que nous l’avons traqué, blessé, piétiné, achevé, nié, oublié
          Cet amour tout entier
          Si vivant encore et tout ensoleillé
          C’est le tien, c’est le mien
          Celui qui a été cette chose nouvelle
          Et qui n’a pas changé
          Aussi vivante qu’une plante
          Aussi tremblante qu’un oiseau
          Aussi

          Eluard/Reggiani

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