DE L’AUTRE CÔTE DU MUR


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DE L’AUTRE CÔTE DU MUR

A l’heure du ben, l’enfant entra dans l’eau. Dans ses mains il tenait son haveneau en marchant dans le sens de la crevette

Un soleil comme il y en a les jours où il pleuvra le lendemain – ni chaud pareil, ni accroché aussi haut à un cet endroit précis – la femme d’à côté avait son fils parti fendre du bois. Elle me fait ce grand sourire des gens qui donnent par nature sans attendre du retour

-Bonjour Alain, je viens tondre, on sort le mou ton

C’est ma première fois qu’une femme me donne ça

je penserai à dire dans la colonne des gens de coeur de la pandémie qu’elle a pas voulu que mon corps soit plus malade d’isolement des jambes et du dos dans l’effort ouvrier. Un devoir ignoré par les enfants

Chez l’oiseau, chaque geste d’amour est reçu pleine peau

Au silence vient s’armer la plus simple définition du bonheur

C’est fou

Alors il faut donner à voir

pas enfermer le besoin d’aimer

sous des prétextes qui n’avaient pas lieu d’être, sinon faire à côté

La clématite Barbara a grimpé d’un étage sans que ses nombreux boutons ne la retiennent. Du côté où elle est, elle respire l’haleine de Vincent qui cap à plein iris

Chambre d’échos des murs acoustiques comme en théâtre antique…

 

Niala-Loisobleu – 26 Avril 2020

11 réflexions sur “DE L’AUTRE CÔTE DU MUR

  1. Tu vois, il existe encore des gens dans le vrai ton et qui donnent…
    Et là grandit en toi l’envie de vivre encore, étroitement cerné, peut-etre , mais vivre oui, bousculé, transitoire, allègre près de la clématite devenue grande qu’on apprend à louer hautement comme ce qui est très fragile…

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