PIECE D’Ô


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PIECE D’Ô

Juste bleu

du ventre au poitrail

son oeil à bouche ouverte et ses mains tenant son pouls régulièrement

Elle lui a dit mains tenant je t’appellerai mon Ailé Fan, histoire d’avoir le rose avec

La charrette est passée, transpirante de sel, le cheval s’en revient de la pêche aux algues

crinière d’écume et queue en panache

Au passage entre les rochers il a suivi le gyrophare du sémaphore. Ignorant la bohémienne en embuscade qui lui promettait un avenir hors du commun. En tant que visionnaire j’en vois assez pour deux. Manquait la cabane, plus qu’un tas de briques, rappelle-moi de venir en charger à la nuit tombée. Quand le chien l’a senti approcher il a fait une sortie genre dessin-animé avec dans l’aboi des bruits de bouche. On ne voyait plus le clocher mais au lointain un train approchait. D’instinct les meuhs se sont mises en route, les mères préparant les jeunes veaux  au télé-enseignement

Le cerisier maintenant feuillu découpa sa stature verdoyante sur fond de pâquerettes. Ernesto de plain-pied dedans giboyait comme autrefois, naturliche au possible s’occupant à massacrer les télévisions en disant veux pas qui m’emmerdent à la maison. Au bout du couloir de la cuisine, il se remit à pêcher dans la pièce d’ô.

Promettant à sa soeur Ernestine qu’ils seraient jamais assez cons pour grandir

Niala-Loisobleu – 20 Avril 2020

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